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Bienvenue dans ce lieu virtuel qui porte le nom de l'ermitage de Charles de Foucauld à Tamarasset !

La Frégate
Pages consacrées au rayonnement du Bienheureux Charles de Foucauld (1858-1916)
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Bienvenue dans ce lieu virtuel qui porte le nom de l'ermitage de Charles de Foucauld à Tamarasset !
Note 1 sur son témoignage :
Le message délivré par Charles de Foucauld est contenu dans ce qu’il a vécu, dans ce qu’il essayé de faire. Il est aussi dans les nombreuses pages qu’il a rédigées et où il a laissé s’exprimer la saveur de son expérience spirituelle. Près de 100 ans après sa disparition, on est loin d’avoir inventorié toute la richesse de son témoignage. Il est permis cependant d’en repérer certains éléments majeurs présentés ici brièvement sous quelques citations de ses lettres à son ami Henry de Castries :
« Je compris que je ne pouvais faire autrement que de ne vivre que pour Lui. » (14 août 1901)
Ce qui est premier depuis sa conversion jusqu’à la fin de sa vie, c’est la fidélité absolue, et sans aucune reprise, à l’amour passionné qu’il donne à Jésus. Charles avait la chance d’avoir un cœur capable d’aimer jusqu’à l’extrême. Dès qu’il est mis par grâce en présence du mystère de Dieu vivant en Jésus-Christ, il devient brûlant d’amour pour lui. Cet amour pour Jésus, son « bien-aimé Frère et Seigneur », n’avait d’ailleurs rien d’un sentiment dans lequel il se serait plongé avec délices narcissiques ; cet amour était une volonté. Moins de cinq mois avant sa mort, il écrit : « L’amour consiste, non à sentir qu’on aime, mais à vouloir aimer ». Cette volonté d’aimer Jésus l’amène à son imitation, à vouloir penser, dire et faire ce que Jésus aurait pensé, dit et fait dans les diverses circonstances de la vie. Charles de Foucauld résume bien son projet spirituel dans ces lignes de 1902 à son ami de lycée Gabriel Tourdes : « L’imitation est inséparable de l’amour, tu le sais : quiconque aime veut imiter. C’est le secret de ma vie : j’ai perdu mon cœur pour ce JESUS de Nazareth crucifié il y a 1900 ans et je passe ma vie à chercher à L’imiter autant que le peut ma faiblesse ».
(à suivre)
[Texte rédigé par :
Le Postulateur
Les responsables des groupes de la Famille Spirituelle Charles de Foucauld
Les Amitiés Charles de Foucauld ]
Extrait d'une lettre écrite par Charles de Foucauld le 1er décembre 1916, quelques heures avant sa mort :
" Notre anéantissement est le moyen le plus puissant que nous ayons de nous unir à Jésus et de faire du bien aux âmes. C'est ce que saint Jean de la Croix répète presque à chaque ligne. Quand on peut souffrir et aimer, on peut beaucoup, on peut le plus qu'on puisse en ce monde : on sent qu'on souffre, on ne sent pas toujours qu'on aime et c'est une grande souffrance de plus ! mais on sait qu'on voudrait aimer et vouloir aimer, c'est aimer. On trouve qu'on n'aime pas assez ; comme c'est vrai ; on n'aimera jamais assez, mais le Bon Dieu qui sait de quelle boue il nous a pétris et qui nous aime bien plus qu'une mère ne peut aimer son enfant nous a dit, lui qui ne ment pas, qu'il ne repousserait pas celui qui vient à lui."
(Bienheureux Charles de Foucauld, Lettres à Mme de Bondy, p. 251-252)
Charles de Foucauld (1858-1916) et l’Anjou : le Vicomte Charles de Foucauld fut successivement officier de cavalerie, géographe explorateur du Maroc, trappiste et ermite au Moyen-Orient, prêtre missionnaire hôte des Touaregs du Hoggar et auteur de travaux ethno-linguistiques universellement reconnus sur ce peuple du Sahara algérien.
En 1878-1879, il achevait sa formation de Saint-Cyrien à l’École de cavalerie de Saumur.
C’est aux cartes du Comte Henry de Castries que Foucauld eut recours pour préparer son voyage d’exploration du sud marocain, et à ses talents de cartographe pour rendre compte de son itinéraire. C’est à lui qu’il confia les prémices de son retour à la foi catholique. Henry de Castries, islamologue, conseiller général de Maine-et-Loire pendant plusieurs décennies, était le gendre du général Lamoricière et résidait au Chillon dans le Louroux-Béconnais. La correspondance reçue de Charles de Foucauld, qu’il avait conservée, fut la première éditée, en 1938.
Puis, c’est l’académicien René Bazin, angevin, auteur d’une biographie de Foucauld, bien informée et maintes fois rééditée, de 1921 à 2004, qui a fait connaître Charles de Foucauld et lui a suscité un grand nombre de disciples. Jérôme et Jean Tharaud, rendant compte de cette biographie, attribuaient à un Père Blanc, condisciple angevin de Bazin, le Père Girault, un rôle majeur dans la documentation de l’ouvrage. Plus tard, au tournant des années 1950, devait se constituer une association de prêtres s’inspirant de la spiritualité de Charles de Foucauld ; Guy Riobé, futur évêque d’Orléans, fut l’un de ses initiateurs et son premier secrétaire général. Á cette fonction il a contribué à forger l’originalité de cette branche sacerdotale dans la postérité spirituelle multiforme de Charles de Foucauld.
L’institution et les hommes de l’Anjou qui ont contribué à former Charles de Foucauld, béatifié par l’Église catholique en 2005, ou à diffuser ses idées, doivent être mieux connus si l’on veut cerner quelques-unes des sources de son activité scientifique, de son itinéraire et de sa renommée.
C'est pourquoi l'Université catholique de l’Ouest organise dans ses locaux, à Angers, avec le concours des Archives départementales du Maine-et-Loire une Journée d'étude, le 24 novembre 2006, dont le détail sera donné ici au début du mois de novembre. L'entrée en sera libre et il n'y aura pas d'inscription préalable.
" Que Votre règne arrive "... (Mt 6, 10)
Par cette demande, je demande exactement la même chose que par la précédente : la manifestation de la gloire de Dieu et le salut des hommes… Qu’est-ce en effet que l’arrivée du règne de Dieu, sinon que tous les hommes, le regardant comme le seul maître auquel ils ont à cœur d’obéir, comme leur roi tout-puissant et bien-aimé, s’empressent de toutes leurs forces à servir de leur mieux ce roi béni, emploient tout leur cœur, tout leur esprit, toutes leurs forces, toute leur âme à accomplir le plus parfaitement ses moindres désirs ?… Et qu’est-ce que ce zèle incomparable de tous les hommes à servir leur Roi céleste de tout leur cœur, sinon la manifestation de la gloire de Dieu et le salut de tous les hommes ? Combien nous devons prier, soupirer, nous mortifier, diriger nos pensées et nos actions dans ce but, que Notre Seigneur nous apprend à placer non seulement comme 1er, mais encore comme 2e objet de nos prières !… Combien cette demande doit faire le fond de nos oraisons, de nos pensées, de nos désirs, puisque Notre Seigneur nous l’inculque tellement, et puisque nous savons qu’elle a fait le fond de ses prières, de ses entretiens avec son Père pendant toute sa vie !
(Ch. De Foucauld, L'esprit de Jésus, méditations 1898-1915, nouvelle cité, 1978, p. 29-30)
Que reste-t-il de Charles de Foucauld à Tamanrasset ?
Dans un texte écrit le 8 juin 2005, c'est-à-dire 5 mois avant la béatification de Charles de Foucauld, le Frère Antoine Chatelard, des Petits Frères de Jésus, répond à cette question avec toute la compétence de celui qui a vécu de nombreuses années à Tamanrasset :
" Après un temps de rejet et d’indifférence, la personne de Charles de Foucauld trouve son vrai visage et sa place dans l’histoire locale. On se félicite de sa béatification annoncée. En effet, laissant de côté le contexte colonial de l’époque, ceux qui s’intéressent au travail scientifique ou simplement à la valeur humaine de cet homme peu ordinaire et ceux qui ont pu découvrir sa dimension spirituelle ne peuvent que se réjouir de cette reconnaissance officielle. Á Tamanrasset, on voit déjà les conséquences heureuses que cette publicité nouvelle pourrait avoir pour l’économie locale si liée au tourisme international. D’autres pensent aux rencontres interculturelles que cette année pourrait permettre d’organiser.
" En 1963, le corps de Laperrine était transféré en France dans le caveau de famille à Carcassonne. Le corps de Charles de Foucauld avait été transporté près d’El Goléa depuis 1929. Que reste-t-il de lui à Tamanrasset ? Dans un développement incroyable de la ville, il reste les lieux où il a vécu. Aujourd’hui des pèlerins et de simples visiteurs, de plus en plus nombreux, viennent de tous les coins du monde s’y recueillir en essayant de comprendre ce qui a pu amener un homme aussi exceptionnel à s’installer dans ce « lieu délaissé ».
" Dans la « Frégate », où il a passé l’essentiel de ses onze années au Hoggar, ils peuvent retrouver l’âme de celui qui a fait construire cette misérable demeure qui lui servait d’oratoire, de chambre et de bureau. On ne peut qu’être impressionné par les dimensions et l’atmosphère de cet étroit couloir qui oriente vers l’autel.
" Autre est le langage de la maison construite sur le sommet du plateau de l’Asekrem. Face à l’un des plus beaux paysages du monde, la vue que l’on a de là-haut produit son effet sur l’incroyant autant que sur le croyant qui se sent porté à adorer le Créateur. Personne ne reste indifférent au choix d’un tel emplacement qui révèle quelque chose de ce qu’était celui qui, le premier, eut l’idée de faire construire sa maison sur ce sommet. Depuis Tamanrasset, en quelques jours, les marcheurs peuvent rejoindre ce haut-lieu pour un véritable pèlerinage.
" Dans le « bordj », où il a passé les cinq derniers mois de sa vie, une permanence est assurée chaque jour permettant à des milliers de visiteurs de se faire une idée de la vie et de la mort de celui qui fit construire cette casbah en terre par les habitants de Tamanrasset, et pour eux. Une exposition de photos permet de connaître le parcours de sa vie et, une autre, l’histoire du développement de la ville.
" Ici ce sont les lieux qui parlent et interpellent, empêchant d’en rester à l’émotion esthétique ou à la simple admiration. Ils invitent à découvrir le secret de la vie d’un homme. Ce qu’il a dit de sa propre expérience, au contact de musulmans, peut s’appliquer à lui car « la vue de cette foi, de cette âme vivant dans la continuelle présence de Dieu peut faire entrevoir quelque chose de plus grand et de plus vrai que les occupations mondaines »."
(extrait d'un article publié par le Bulletin trimestriel des Amitiés Charles de Foucauld, n° 159, juillet 2005)
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