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Bienvenue dans ce lieu virtuel qui porte le nom de l'ermitage de Charles de Foucauld à Tamarasset !

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25 octobre 2006 3 25 /10 /octobre /2006 11:12

     Note 6 sur son témoignage :

     « Se sentir entre les mains du Bien-aimé, et de quel Bien-aimé, quelle paix, quelle douceur, quel abîme de paix et de confiance ! » (27 février 1904)

 

     Charles de Foucauld utilise un langage affectif, mais plein de saveur évangélique, sur Jésus, sur le Sacrement de l’Eucharistie, sur le Sacré-Cœur, sur l’Église. Il voit en l’Église l’Épouse de Jésus qui désormais parle en son nom ; il reprend souvent ces paroles de Jésus à ses apôtres et à leurs successeurs : « Qui vous écoute, M’écoute ! ». Charles de Foucauld propose ainsi un visage, aimable et proche, du Dieu de Jésus. Il rappelle l’humilité des signes par lesquels Dieu se donne à nous, sans triomphalisme, mais dans la bonté et la beauté de Jésus qui va jusqu’au bout de l’Amour : sa mort en croix et son côté ouvert confirment qu’“il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime” ». 

     Mais ce n’est pas seulement par son discours que Charles de Foucauld nous dit Dieu incarné en Jésus de Nazareth et nous aide à revisiter les Évangiles, c’est aussi par l’exemple de sa vie.

     S’il adore Jésus présent dans l’Eucharistie, il le contemple aussi dans les pauvres auxquels Dieu en Jésus de Nazareth s’est identifié. Il se met fraternellement au service de ces « petits » dont parle Jésus, et nous renvoie ainsi à la qualité de nos relations et de nos rapports avec les autres. Il nous rappelle que “tout ce qui est fait à un petit, c’est à Jésus qu’on le fait, et tout ce qu’on omet de faire au prochain, c’est à Jésus qu’on le refuse”.

     Plein d’une ardeur missionnaire qui embrasse loin et large, mû par une volonté de fraternité et de service, il ressent, face à ces tâches, ses propres faiblesses. Sans cesse en projet, il connaît des échecs, comme il connaît aussi les difficultés de la prière, et celles de la nuit spirituelle. Et lui qui, dès son enfance, avait éprouvé de grandes souffrances et de vives blessures, mourra douloureusement, dans la solitude et sans résultat apparent.

     Ces deux expériences, celle d’une vie fraternelle à partager avec tant d’hommes et de femmes au destin difficile, et celle d’une vie d’épreuves à recevoir comme la Croix « où nous étreignons Jésus qui y est attaché », sont toujours sur nos routes et sur la route de l’Église. Elles font partie du projet de vie de tout chrétien appelé à être « un Évangile vivant ».

(à suivre)

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Published by Laurent Touchagues - dans Notes sur son témoignage
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