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22 janvier 2012 7 22 /01 /janvier /2012 23:01

De la conversion à la vie religieuse, quelques lettres à sa famille

 

Si l’existence et la personnalité de Charles de Foucauld sont connues dans leurs grandes lignes, l’ignorance est quasi totale sur les détails, même importants, de sa vie. Bien des choses, par exemple, ont été écrites sur la longue période qui, de 1873 à 1886, est marquée par son abandon de la religion, les péripéties de sa vie militaire, sa démission de l’armée, son exploration du Maroc et son retour à Paris en 1886. Pourtant, évoquer sa perte de la foi, son retour à la religion, sa décision de vie religieuse, suscite de nombreuses questions, toujours très intéressantes, pour  comprendre ce cheminement. Il semble donc pertinent de lire quelques lettres à sa famille et de les rapprocher d’autres documents (1), pour suivre Charles de Foucauld dans cette démarche essentielle qui, de 1886 à 1889, va le conduire à sa décision d’entrer à la Trappe. Nous en donnerons de larges extraits pour permettre de mieux cerner les relations familiales qui sous-tendent cette période et situent Charles de Foucauld tant par rapport à sa cousine Marie de Bondy, fille d’Inés Moitessier, sœur de son père, que par rapport au ménage de sa sœur Marie et de son beau-frère Raymond de Blic.

  

À son retour du Maroc, en 1884, Charles va passer encore deux années à Alger pour y travailler au compte rendu de son expédition. On sait peu de chose sur cette période, si ce n’est deux événements majeurs : au printemps 1885, il ébauche le projet de fiançailles avec Mademoiselle Titre, la fille d’un officier géographe ami membre de la Société de géographie d’Alger (devant les réticences de sa famille, ce projet sera abandonné dans le courant de l’été) ; et, en septembre 1885, il fait un ultime voyage dans le Sud algéro-marocain pour y compléter certains enseignements de son expérience marocaine. Au retour de ce voyage, sans repasser par Alger, il vient s’installer à Paris, au n° 50 de la rue de Miromesnil, à deux pas de la rue d’Anjou où habitent son oncle et sa tante Moitessier et le ménage de sa cousine Marie de Bondy. Il vit seul et se consacre à la rédaction de son livre « Reconnaissance au Maroc » ; mais il a renoué avec sa famille et se rend fréquemment rue d’Anjou, où il est reçu chaleureusement et où il rencontre les nombreux habitués de ces foyers accueillants. Parmi ceux-ci, un homme exceptionnel, l’abbé Huvelin, vicaire de la paroisse Saint-Augustin.

      Cette proximité explique sans doute pourquoi, parallèlement aux nombreuses lettres connues échangées avec sa soeur Marie de Blic ou son mari Raymond, qui vivent en province, on ne dispose que de rares lettres écrites à Marie de Bondy, et encore tardivement, à partir de septembre 1889. On se trouve donc devant un « blanc » documentaire qui pourrait permettre toutes les interprétations. Ce déséquilibre littéraire reste pourtant très relatif, car il est comblé par les « Méditations » que Charles écrira en 1897, dans la solitude de son ermitage de Nazareth, véritable confession qui éclaire sans équivoque l’influence de sa famille dans son cheminement spirituel, et complète l’important courrier échangé avec Raymond et Marie de Blic. (à suivre)

 

Michel de Suremain, Président des Amitiés Charles de Foucauld

 


(1) Lettres et documents déjà publiés ou encore inédits, mais connus par la Postulation de la Cause de canonisation.

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Published by Laurent Touchagues - dans Textes sur le Bx
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