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5 mars 2012 1 05 /03 /mars /2012 22:50

                                                               Conférence du chanoine Huot (2)


      Certes, depuis cent ans (Ndlr : cette conférence a été donnée en 1939), en Algérie, il y a un progrès considérable au point de vue catholique. Lorsque, le 31 décembre 1838, Monseigneur Dupuch, premier évêque d'Alger, débarquait sur la terre africaine, il trouvait un clergé tellement réduit qu'en face de l'immensité de la tâche évangélique à lui confiée par le Souverain Pontife, le zélé pasteur ne pouvait s'empêcher de s'écrier : "- Ah ! qui me donnera de débrouiller ce chaos !" Pensant comme saint Augustin, il cherchait avant tout à multiplier les prêtres pour multiplier l'Eucharistie. Son successeur, Monseigneur Pavy puissamment aidé par le supérieur de son séminaire, M. Girard, fonda, sur les hauteurs de Kouba, un grand séminaire, permettant tous les espoirs pour le développement du règne de Jésus-Eucharistie dans l'Afrique du Nord. Et de fait, Monseigneur Pavy eut le bonheur d'ériger en Algérie 143 paroisses nouvelles, d'ordonner 259 prêtres, d'ouvrir un petit séminaire qui comptait bientôt 110 élèves et d'avoir, au grand séminaire de Kouba, une moyenne de 60 théologiens.
      Le 25 juillet 1886,trois mois avant la mort de Monseigneur Pavy, le Souverain Pontife Pie IX érigeait l'Évêché d'Alger en Archevêché et créait les Évêchés suffragants de Constantine et d'Oran.
      Nommé premier archevêque d'Alger, Monseigneur Lavigerie donne immédiatement une forte impulsion à la vie spirituelle des chrétiens de son diocèse et il pense bientôt aussi aux millions de musulmans et d'infidèles de l'Afrique, ne connaissant pas le Christ. Il ouvre un petit noviciat, berceau de la grande société des Pères Blancs, missionnaires d'Afrique.
      C'est le successeur du Cardinal Lavigerie à la tête de cette société, Monseigneur Livinhac, qui, au début de septembre 1901, accueillait à Maison-Carrée le Père de Foucauld, que Rome venait de placer sous la direction du Préfet Apostolique du Sahara, avec autorisation de résider à Beni Abbès, aux confins du Sud algérien et du Sud marocain. L'abbé Huvelin, vicaire à Saint-Augustin, à Paris, et directeur de conscience du Père de Foucauld, venait d'écrire à Mgr Livinhac : "Sa vocation l'a toujours attiré vers le monde musulman. Son séjour en Algérie, son voyage dans l'intérieur du Maroc, ses années passées en Palestine l'ont préparé, l'ont endurci pour cette mission. J'ai vu venir cette vocation... En mon âme et conscience, je crois qu'elle vient de Dieu."

      (à suivre)

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Published by Laurent Touchagues - dans Conférences
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