Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Texte libre

Pour vos échanges avec La Frégate, deux moyens :

1. utiliser la fonction commentaire qui se trouve au bas de chaque article ;

2. envoyer votre adresse électronique dans l'espace Newsletter prévu à cet effet sur la droite de l'écran.

N'hésitez pas !

LT

Recherche

Bienvenue dans ce lieu virtuel qui porte le nom de l'ermitage de Charles de Foucauld à Tamarasset !

Archives

17 mars 2012 6 17 /03 /mars /2012 19:23

Conférence du chanoine Colomb (1)

     Lors du même congrès eucharistique d’Alger en mai 1939 au cours duquel le chanoine Huot prononça la conférence donnée en extraits dans nos pages précédentes, le chanoine Colomb, curé de Sainte-Marie de Mustapha à Alger donna à son tour une conférence intitulée « L’Eucharistie dans la solitude du prêtre ». Extraits en quatre parties.

    Deux hommes de notre siècle (Ndlr : il s’agit donc du XXème siècle) ont particulièrement connu la solitude. L’un deux, Ernest Psichari, était laïque ; l’autre, Charles de Foucauld, était prêtre. La nature, l’éducation, le milieu, la profession, rien n’avait préparé ces deux hommes à aimer le désert, le silence, le recueillement ; et pourtant, chacun à sa façon, ils l’ont aimé passionnément, à la folie, peut-être jusqu’à l’extase, car, à travers la solitude devant les horizons infinis ils voyaient Dieu, ce Dieu que leur jeunesse n’avait ni connu, ni aimé.

     Voulez-vous que nous entendions leurs voix ?

     Voici Psichari : « Je sais que de grandes choses se font par l’Afrique (entendez le désert) ; je peux tout exiger d’elle et je peux tout, par elle, exiger de moi. Parce qu’elle est la figuration de l’éternité, j’exige qu’elle me donne le vrai, le bien, le beau et rien moins… » - Psichari écrivait cela à la page quatrième des Voix qui crient… ; il n’était pas encore pratiquant. « C’est là (en Afrique), continue-t-il, que j’ai connu mes premières heures de vraie solitude, là que j’ai, pour le première fois, écouté pieusement les heures tomber dans l’éternel silence du désert. »

     Et il exalte la facilité avec laquelle l’homme peut méditer dans cette immensité. Écoutons-le encore : « Ces grandes facilités de méditations que nous consent cette terre spirituelle, les Maures les utilisent et ils font, à cette aridité, d’admirables ornements. Pourquoi, transformant à notre mesure de semblables forces et les employant à notre bien propre, n’essayons-nous pas aussi de nous enrichir, ou plutôt de reconquérir nos richesses perdues ? » - « Cette terre misérable, où nous sommes nous-mêmes si misérables, elle a une singulière vertu d’excitation. L’on sent que l’on s’y élève au-dessus de soi-même. »

     Ailleurs, il appelle l’Afrique « la terre de la force et de la vertu. » - « La vie qu’on y mène (entendez qu’il y mène) est une vie retranchée du monde, une vie retranchée dans le monde ! » et il s’écrie : « Quelles forteresses ! Quels oppida ! »

     (à suivre)

Partager cet article

Repost 0
Published by Laurent Touchagues - dans Conférences
commenter cet article

commentaires