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Bienvenue dans ce lieu virtuel qui porte le nom de l'ermitage de Charles de Foucauld à Tamarasset !

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26 mars 2011 6 26 /03 /mars /2011 07:49

« Ferais-je bien d’aller en France ? » (suite)

 

     Á l’abbé Caron de Versailles, déjà contacté pour prendre en charge le lancement de la confrérie, il écrit le 16 juillet 1910 :

     « Le bien-aimé Jésus a appelé à lui une des âmes qui me sont les plus chères : le R.P. Guérin, Préfet apostolique du Sahara. Il avait trente-sept ans. Je m’appuyais sur lui sans avoir jamais pensé qu’il pût ne pas me survivre ; le bon Dieu l’a jugé digne de la récompense : c’était une âme très sainte. Il s'était chargé de faire faire à Rome les démarches pour l'autorisation de fonder l'Association des Frères et Sœurs du Sacré-Cœur de Jésus. Je ne sais pas du tout à quel point il a laissé les choses. J'ai écrit pour le savoir, mais tout ce qui se fait par correspondance à la distance où je suis est si lent ! Qui s'occupera désormais de cette œuvre ? Trouverai-je quelqu'un chez les Pères Blancs ? Je n'ose guère l'espérer, car les missionnaires ont leur travail quotidien de défrichage d'âmes, comme les moines de défrichement de terre. Quel grand service vous me rendriez — moi je n'existe pas, — quel service vous rendriez au Bien-Aimé, et combien vous m'aideriez dans ma tâche, si vous trouviez un prêtre, homme de piété et de zèle, disposé à faire cette œuvre sienne et à en prendre l'initiative ! Cherchez, je vous en prie. Moi, il n'est pas de mon devoir de quitter cette pauvre mission où je suis toujours seul, pour cette œuvre, si utile soit-elle ; puis je ne serais pas apte à la mener à bonne fin : ce n'est pas ma vocation. Il faudrait un bon prêtre de France. Tâchez de le trouver. Ce serait une bonne œuvre. Je ne connais personne, ma vie solitaire m'a mis depuis vingt ans en dehors de tout, et je ne sais à qui m'adresser. »

 

     Á Mgr Bonnet que Charles de Foucauld  a vu à Viviers en 1909 et qui l’invite à trouver quelqu’un qui fasse sienne l’idée de la confrérie, pour qu’il puisse, lui, se consacrer totalement à son travail de défrichage, à Tamanrasset, selon sa vocation propre, il répond le 1er août 1910 :

     « Que vous êtes bon de m’indiquer si nettement la voie à suivre auprès du successeur de Monseigneur Guérin pour cette confrérie dont je désire tant l’établissement. J’exécuterai exactement ce que vous avez eu la bonté de m’écrire.  Je m’empresserai de lui écrire dès qu’il sera élu … de plus j’irai me présenter à lui dans le courant de l’hiver.

      « Ferais-je bien, après m’être mis aux pieds de Monseigneur le Préfet apostolique, de pousser jusqu’en France pour tâcher de trouver le compagnon tant désiré, un compagnon qui fût au besoin un successeur, car tant de départs [Dom Martin, R.P. Guérin, Abbé Huvelin] sont un avertissement ? …Ces départs ajoutent au désir de réciter à deux l’office divin, de posséder la Sainte Hostie dans le Tabernacle (seul, je suis autorisé à célébrer la messe mais non à avoir la Ste Réserve), de supplier, à deux, Jésus en ce point perdu de son Royaume où il est ignoré, d’étendre, par l’aide d’un compagnon meilleur que moi, le bien que produisent la charité, l’exemple, la parole, cet autre désir d’avoir un successeur. Ferais-je bien d’aller passer quelques jours en France pour tâcher, avec l’aide de Dieu, de le trouver, sinon de le trouver, du moins d’être l’occasion pour une âme de venir dans un avenir prochain ? »

 

(à suivre)

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Published by Laurent Touchagues - dans Actualités
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