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4 avril 2011 1 04 /04 /avril /2011 14:05

« Ferais-je bien d’aller en France ? » (suite et fin)

 

 

     Le 16 juillet 1910, il avait déjà laissé entendre à sa cousine Marie de Bondy qu’il lui faudrait sans doute revenir en France :

     « Il n'est pas impossible, ma si chère mère, que j'aille vous voir cet hiver; ce n'est pas certain, mais c'est possible (entre nous); je vous dirai que j'ai consulté notre père, lors de mon voyage à Paris [en 1909], au sujet de l'établissement d'association d'âmes pieuses, d'une confrérie à ressorts assez fermes ayant le triple but de la pratique des vertus évangéliques, de la dévotion au T.S. sacrement et de la conversion des infidèles. Notre père m'a dit de consulter mon évêque et de faire ce qu'il me dirait. Mon évêque après examen de la chose m'a dit de faire tout mon possible pour sa réalisation, mais sans changer pour cela ma vie de mission. J'en ai parlé aux Pères Blancs qui m'ont beaucoup encouragé. Mgr Guérin a bien voulu se charger de faire faire à Rome les démarches nécessaires. Il faut que je trouve quelqu'un pour remplacer le cher Père Guérin et faire cette chose sienne. Le trouverai-je chez les PP. Blancs, je ne sais; chacun d'eux a son travail tracé; il n'est pas facile à un missionnaire, même habitant la Maison-Mère près d'Alger, d'entreprendre une œuvre qui peut être aussi astreignante. Chez les Pères Blancs de Maison-Carrée, j'ai de bons amis et j'aurais de bons conseils. C'est là que [je verrai] s'il est nécessaire que j'aille en France pour cette œuvre. Si ce voyage se fait, il sera rapide quoique un peu moins que le dernier. »

 

     Le 16 décembre 1910, il lui confirme sa venue en précisant ses objectifs :

     « Soyez bien assuré que j'irai vous voir cette année ; hier encore j'ai reçu une lettre de mon évêque, Mgr Bonnet, (de Viviers) me conseillant ce voyage. La date seule reste incertaine ; je tâche de concilier différentes choses ; mon désir est d'une part que mon absence ne retarde pas trop l'achèvement des lexique et grammaire touaregs commencés, de l'autre que je vois certaines personnes sur ma route ; je vous arriverai probablement en février, ou en avril, peut-être en mai. De toute façon je passerai quelques jours auprès de vous, ma si chère mère, vous êtes trop ma mère pour que ce ne me soit pas un devoir d'aller vous voir quand c'est possible; c'est l'avis de notre père que j'ai consulté là-dessus; je me défiais de mon jugement, car trop facilement on regarde comme un devoir ce qui est si doux. Je serai probablement obligé de passer un peu plus longtemps en France que la dernière fois ; il serait si désirable que j'ai un compagnon prêtre, que je ferai des tentatives pour en trouver un, c'est l'avis de Mgr Bonnet. »

 

     Á Mgr Livinhac, il redit son désir le 26 janvier 1911 : « Je voudrais pousser jusqu'à Maison-Carrée et aller passer trois semaines en France, tant pour tâcher de trouver, pour le présent ou l'avenir, un prêtre pieux qui me serve de compagnon, que pour intéresser les quelques ecclésiastiques que je connais au projet de confrérie que je vous ai soumis. »

 

     Enfin, ce même 26 janvier 1911, il ajoute au Père Voillard : « Mon très Révérend Père, je viens d'écrire à Monseigneur pour lui demander la permission de venir passer deux ou trois jours à Maison-Carrée vers le 20 février. Je désire aller ensuite passer trois semaines en France, et pour tâcher de trouver un compagnon, un prêtre qui soit appelé de Dieu à partager ma vie, et pour tâcher d'intéresser le très petit nombre de prêtres que je connais au projet de confrérie que vous connaissez.

     J'espère un peu trouver à Maison-Carrée le préfet apostolique du Sahara, puisqu'au mois de décembre il n'était pas encore nommé.

     Je me réjouis beaucoup de vous voir et de vous parler de tout ce Sahara»

 

     « Parler de tout ce Sahara » avec des prêtres, cela ne l’empêchera pas d’en parler aussi avec tous ses parents et amis de France, de les revoir pour manifester à tous sa présence de chaque instant…Un prochain article essaiera de le suivre dans toutes ses démarches.

 

Du Groupe de travail sur la correspondance.

Mise en forme par Pierre Sourisseau

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Published by Laurent Touchagues - dans Actualités
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