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Bienvenue dans ce lieu virtuel qui porte le nom de l'ermitage de Charles de Foucauld à Tamarasset !

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6 décembre 2009 7 06 /12 /décembre /2009 20:36

Lecture et explication du commencement
de l’Évangile selon saint Matthieu

Texte rédigé par le Bienheureux Charles de Foucauld le 15 novembre 1901 à Beni Abbès et publié dans « L’esprit de Jésus, méditations 1898-1915 », volume VIII des Œuvres spirituelles de Charles de Foucauld, aux éditions " nouvelle cité ".

 

" Mt 1,1-18. Plusieurs choses nous frappent dans cette énumération.

" D’abord ce nom béni de Jésus qui la couronne et les noms bénis aussi, de Marie et de Joseph qui la précèdent et lui font cortège, comme Jésus fut immédiatement précédé et accompagné ici-bas de Marie et de Joseph… Jésus, le nom chéri et mystérieux de notre Bien-Aimé, du commun Bien-Aimé de tous les humains, de l’époux commun de toutes les âmes humaines, de l’homme en qui sont toutes les perfections infinies de Dieu, de celui dont la vue et l’amour font la béatitude de l’âme dans l’éternité et dans le temps, de celui que tout esprit doit louer et que tout cœur doit aimer, de celui en qui Dieu est visible et aimable, et qu’il suffit d’aimer pour être saint et heureux dans la même mesure qu’on l’aime…

 

     " Jésus entouré de Marie et de Joseph ; Marie qui nous a donné Jésus, qui l’a aimé, imité, lui a obéi, lui a fait des sacrifices, l’a contemplé mieux qu’aucune créature ne l’a fait ni ne le fera jamais ; Marie la plus parfaite, la plus aimable de toutes les pures créatures, Marie notre mère, mère de tous les humains, Jésus étant le frère aîné de tous les hommes ; Joseph qui a tant aimé Jésus, qui a été choisi de Dieu pour lui servir de père et pour servir d’époux à la sainte Vierge, Joseph qui a mené une vie si divine entre Jésus et Marie, les aimant d’un si ardent amour, partageant si complètement leur vie, ne faisant qu’un avec eux autant que c’est possible à une âme, portant toutes leurs croix, aimant, imitant Jésus, lui obéissant, lui faisant tous les sacrifices, le contemplant avec Marie, se perdant continuellement avec elle dans son amour, son imitation, son adoration.

     " Puis cette longue suite de noms éveille la pensée du néant des hommes ; du néant de la vie ; du néant des grandeurs… Tous ces hommes ont vécu : où sont-ils ? Tous ont passé : toutes ces générations sont dans le sépulcre : toutes sont couchées ensemble dans un même néant, une même poussière, un même oubli. C’est la mort : « Frère, il faut mourir ». « Homme, tu es poussière et tu retourneras en poussière ». Avec le néant de la vie, ces générations disparues nous chantent le néant des grandeurs : la plupart des hommes dont les noms se suivent furent riches, puissants, chefs, rois : où est leur grandeur, leur puissance ? Qu’en ont-ils emporté au tombeau ? Qu’en reste-t-il ? Rien, rien pour eux, rien pour d’autres. Tout a disparu aussi complètement que si cela n’avait pas été… Employons donc bien cette vie, puisque ses moments sont si courts ; puisqu’il suffit d’un combat de si peu d’instants pour jouir d’une éternelle victoire… Et méprisons ces richesses, cette puissance, ces sceptres si fragiles qui passent si vite, si complètement et tombent si vite et si totalement en poussière, après n’avoir servi le plus souvent qu’à augmenter les peines éternelles de ceux qui les ont possédés, ou à retarder pour eux l’heure de la félicité : « Les puissants seront puissamment châtiés ». « Malheur aux riches ». "

     (à suivre)

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Published by Laurent Touchagues - dans Textes du Bx
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