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16 février 2012 4 16 /02 /février /2012 19:33

À l’École Sainte-Geneviève (fin)

 

      C’est en octobre 1874 que Charles de Foucauld devient interne à Saint-Geneviève, dirigée alors par le Père du Lac. Il y arrive avec des habitudes d’indépendance et une fois religieuse ébranlée : il aura beaucoup de peine à se plier à la discipline et au règlement imposé ; son travail laissera fort à désirer.

      Dans une lettre à un ami, écrite en 1901, il ne cachera pas son appréciation sur cette période d’internat : « Vous savez ce que je pense de l’internat : bon pour beaucoup, il m’a été détestable. La liberté, au même âge, eut peut-être été pire et, en tout cas, je dois dire que j’ai retiré de cet internat une si profonde estime pour les jésuites que, même au temps où j’avais le moins de respect pour notre sainte religion, j’en conservais toujours une très profonde pour les religieux et ce n’est pas un petit bien » (1). Charles de Foucauld sera élève de Sainte-Geneviève, à Paris, jusqu’à mars 1876.

 

      Pour revenir à l’histoire de « Ginette » il faut signaler que peu d’année après le passage de Charles de Foucauld, l’école faillit fermer définitivement en 1879-1880 à cause d'un projet de loi interdisant l'enseignement aux membres de toute « congrégation religieuse non reconnue ». Les décrets de Jules Ferry des 29 et 30 mars 1880 la reprennent et imposent aux Jésuites de se disperser et d'évacuer leurs communautés et établissements scolaires.

      Les Pères jésuites sont donc expulsés de l'École en 1880. Ils reviennent à partir de 1887, mais la Loi du 1er Juillet 1901 interdit de nouveau l'enseignement aux membres des « congrégations non autorisées » et les Jésuites quittent encore une fois la rue Lhomond. Des mesures sont prises pour assurer, sans les Pères, la continuité de l'École. Le directeur est un laïc et de nombreux prêtres diocésains participent à la vie de l'institution.

      Alors qu'à la suite de la Loi de séparation de l'Église et de l'État (1905), l'École est menacée de perdre ses meubles et immeubles, elle continue néanmoins de se développer en ouvrant de nouvelles classes préparatoires. En 1912, à la fin d'une neuvaine à saint François-Xavier, est découverte, à Versailles, rue de la Vieille-Église, une propriété, dite « du Grand Montreuil », construite par les Sœurs du Cénacle et qui peut être louée à la personne qui l'avait achetée après sa confiscation en 1911 en vertu de la Loi de 1901.

      Le 21 août 1913, après plusieurs procès, l'École de « la rue des Postes » est confisquée à son tour. Le 1er octobre suivant, l’École Sainte-Geneviève est installée à Versailles.

 

      Mais, encore une fois, entre octobre 1874 et mars 1876, c’est n’est donc pas à Versailles mais à Paris, rue Lhomond, ancienne rue des Postes que Charles de Foucauld a été l’élève des Jésuites de l’École Sainte-Geneviève.

 

Laurent Touchagues



(1) Cité en note dans « Lettres à un ami de lycée, correspondance inédite avec Gabriel Tourdes », nouvelle cité, 1982, page55.

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Published by Laurent Touchagues - dans La précision
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