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Bienvenue dans ce lieu virtuel qui porte le nom de l'ermitage de Charles de Foucauld à Tamarasset !

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21 décembre 2011 3 21 /12 /décembre /2011 22:22

L'oeuvre scientifique de charles de Foucauld (12)

 

 

     (Voir introduction de cette série au 8 décembre 2011)

 

     De retour à Paris, en février 1886, il s’y installe, s’enferme dans une vie de travail, met au point son ouvrage sur l’exploration du Maroc qui paraît en janvier 1888. Peu soucieux de la gloire que lui procure ce travail, il vit déjà, dans son appartement de Paris, une vie de prière et de mortification. Tout au plus, écrit-il le 24 mai 1888 à Émile Maupas : « Je m’occupe toujours vaguement de pays musulmans avec l’intention d’y voyager encore, lisant de l’arabe et étudiant en gros les contrées du Levant ; mais je n’ai aucun projet fixe et ne pense pas quitter la France cette année. »

 

     Coup de théâtre, fin novembre 1888, Charles de Foucauld s’embarque pour la Terre sainte et est de retour à Paris en mars 1889. Sans doute a-t-il rencontré le Seigneur à Emmaüs (1), car le pèlerin de Terre Sainte se replie en retraites, et devient trappiste à Notre-Dame des Neiges de 1890 à 1897.

De 1897 à 1900, il chemine à nouveau, mais en pèlerin pauvre et à pied en Terre Sainte, va à Rome en 1900, retourne à Notre-Dame des Neiges où, le 9 juin 1901, il est ordonné prêtre.

C’en est fait, Foucauld est perdu pour la science, pour l’exploration, pour l’Afrique…

 

     Non pas, ses souvenirs du Maroc le hantent. Le 23 juin, il écrit : « Le silence du cloître n’est pas celui de l’oubli… » (Lettre à Henry de Castries) et il pense à fonder une exploitation agricole trappiste, un petit ermitage, sur la frontière marocaine « entre Aïn Sefra et le Touat » (ibid.) d’autant plus que son ancien camarade Laperrine est nommé commandant supérieur des Oasis sahariennes, le 6 juillet 1901.

     Foucauld ne sera plus explorateur, ni géographe ; il est moine … mais il n’est pas perdu pour l’Afrique. Son projet est arrêté, il sollicite la permission de vivre sur les confins sud-ouest du Maroc, dans le diocèse du Sahara. On l’appellera dorénavant « Foucauld l’Africain ».

     Le 10 septembre 1901, le Père de Foucauld débarque à Alger encore une fois. Le 28 octobre, il arrive à Béni Abbès, dans une oasis importante du Sahara, à la frontière marocaine. C’est alors un ksar de 130 feux, peuplé de Chleuhs et d’Harratins, au milieu d’une forêt compacte de 6 à 7 000 palmiers. Ce qui ne gâte pas les choses pour un homme qui est resté artiste : « On y a une vue admirable sur la vallée de la Saoura, ses deux coudes, le Hamada, l’oasis, le ksar. On domine tout et c’est charmant… on a des horizons presque immenses… (qui) se perdent dans ce beau ciel du Sahara qui fait penser à l’infini et à Dieu – qui est plus grand – Allah Akbar ! » (Gorrée, Sur les traces de Charles de Foucauld, page 152).

 

     (1) NdLT : l’auteur omet de mentionner ici que Charles de Foucauld est revenu à la foi catholique à la fin du mois d’octobre 1886, dans l’Église Saint-Augustin à Paris, et dit avoir entendu immédiatement l’appel à la consécration totale à Dieu.

 

     (à suivre)

 

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Published by Laurent Touchagues - dans Textes sur le Bx
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