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Bienvenue dans ce lieu virtuel qui porte le nom de l'ermitage de Charles de Foucauld à Tamarasset !

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3 janvier 2012 2 03 /01 /janvier /2012 19:55

L'oeuvre scientifique de charles de Foucauld (13)

 

 

     (Voir introduction de cette série au 8 décembre 2011)

 

     Avec la ténacité de l’explorateur du Maroc, Foucauld a mûri son projet, l’a réalisé, s’y est tenu et, le soir, au clair de lune, bien souvent au milieu de prières ferventes, il a dû se souvenir de la « Leïla el kedr » qu’il n’avait fait qu’entrevoir en 1884, à l’oasis de Tanzida. Il le reconnaît presque, quand il écrit, dès son arrivée : « comme climat, langue, mœurs, Beni-Abbès ressemble absolument à Tissint, Tatta, Akka » (Gorrée, Sur les traces de Charles de Foucauld, page 152).

     Foucauld, l'explorateur du Sud algéro-tunisien de 1885, connaît bien également le Sahara algéro-marocain et, dès juillet 1902, il confie à son ami Laperrine le projet de se fixer au Hoggar ; celui-ci l'approuve. De fait, le combat de Tit, du 7 mai 1902, a soumis le pays à la France.

     En février 1904, Laperrine, entièrement gagné au projet du Père, retrouve « ... Foucauld, reparti à méhara et en rehala (mais) avec le bâton du pèlerin... Mis face à face avec la vie aventureuse, le Foucauld du Maroc se retrouve, il regrette son sextant » (R.P. Gorrée, Sur les traces de Charles de Foucauld, page 190).
                                                                                 *
                                                                               *  *
Le Père vit au Sahara du 28 octobre 1901 - date de son installation à Beni-Abbès - jusqu'à sa mort, le 1er décembre 1916, à Tamanrasset. Compte tenu de quatre absences, l'une pour aller chez les Pères Blancs à Maison-Carrée en 1906 et les trois autres pour aller en France, on calcule qu'il a 14 années de présence effective dans ce pays.
     Il se fixe près de trois ans et demi à Beni-Abbès, de 1901 à 1905, en deux périodes inégales séparées par sa première tournée d'apprivoisement des Touareg. Dès août 1905, il est décidé à s'établir en pays targui, récemment pacifié. Le 13 août, grâce à son ami Laperrine, il peut acheter un lopin de terre à Tamanrasset et s'y installe à 650 kilomètres d'In Salah. Il a choisi sa nouvelle résidence au cœur de la plus forte tribu nomade du pays. Il y vivra neuf années de sa vie en cinq séjours échelonnés du 13 août 1905 à sa mort, « à 300 mètres d'un village de 100 habitants, dans un large cirque entouré de montagnes ». La poste y passe tous les quinze jours et lui assure, par le courrier, la liaison avec le monde, avec sa famille, ses amis et ses correspondants. Il s'est installé sur « le grand chemin entre l'Algérie et l'Aïr, entre In Salah et Zinder » parce qu'il y « vient des caravanes du Damergou, de l'Aïr, du Niger... «  (ibid., page 273).
     Dès mai 1910, il se fit construire un deuxième ermitage à 50 ou 60 kilomètres de Tamanrasset, en plein cœur de l'Ahaggar, au point le plus central de massif montagneux... sur un plateau élevé, d'environ 500 mètres de diamètre, l'Asekrem à 2.804 mètres d'altitude. Il choisit ce point parce que « les tentes occupées par les femmes, les enfants et les vieillards n'en sortent jamais » et qu'il peut y « prendre contact avec d'autres tribus » (ibid., page 264) qu'il ne voit pas à Tamanrasset. Il appelle pompeusement son nouvel ermitage une « maison de campagne » et projette d'y passer tous les étés ; de fait, il n'y séjournera que près de 6 mois du 6 juillet au 15 décembre 1911.

 

     (à suivre)

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Published by Laurent Touchagues - dans Textes sur le Bx
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