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Bienvenue dans ce lieu virtuel qui porte le nom de l'ermitage de Charles de Foucauld à Tamarasset !

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5 janvier 2012 4 05 /01 /janvier /2012 22:36

L'oeuvre scientifique de charles de Foucauld (15)

 

 

     (Voir introduction de cette série au 8 décembre 2011)

 

     Nous possédons un court journal de voyage entrepris de mars à septembre 1904. Foucauld nous donne, pour par jour, l’itinéraire suivi et, chemin faisant, quelques détails géographiques sur les Taïtoq, les Iforas et les Hoggar, sur la disposition et le débit des principaux puits, l’état des villages, une courte description des régions naturelles, des tribus, des Touareg rencontrés. C’est une mise au point géographique de l’Ahaggar.

     Les renseignements concernant la géographie humaine sont plus nombreux, car ils permettent de mieux connaître ces gens de l’Ahaggar, parmi lesquels l’ermite vite et voudrait attirer des savants, des prêtres, des civils.

 

     Dans ses lettres, dans son rapport adressé de Tamanrasset à M. Hours (R.P. Coudray, Charles de Foucauld, page 40 + NdLT : il s’agit de la lettre du 9 janvier 1912, in Correspondances lyonnaises, Karthala, pages75 à 89), Foucauld étudie l’origine historique de la race et de la langue des Touareg, leur type anthropologique, leurs mœurs, leur genre de vie, toute une foule de renseignements épars et fort curieux. Dans sa correspondance et dans ses conversations avec des hôtes de passage, il fait preuve d’une culture et d’une information très étendues – bien qu’il s’en défende toujours avec beaucoup d’humilité. Il observe, lit, pense, établit des comparaisons, aboutit à des déductions.

     L’œuvre scientifique principale de l’ermite du Hoggar concerne l’étude de la langue des Touareg. Dès 1904 et pendant toute sa vie saharienne, « une grande partie de son temps, presque tout celui qui n’est pas employé à marcher et à prier, est occupé à étudier la langue » (Gorrée, Sur les traces de Charles de Foucauld, page 189).

     « Les populations de cette région, comme celle du Maroc  parlent moins l’arabe que le berbère, vieille langue du nord de l’Afrique et de la Palestine, celle que parlaient les Carthaginois, celle de sainte Monique… langue qu’aimait saint Augustin parce que c’était celle de sa mère… J’e l »’avais apprise autrefois – écrit-il – au Maroc et avec Motylinski à El Goléa en 1885 – et oubliée, st m’y remets un peu pour pouvoir causer avec tout le monde » (ibid., page 191).

     La question linguistique l’a toujours intéressé. Au Maroc ; il a essayé, en vain, au cours de son exploration, de découvrir des « kanouna » écrits en berbère ancien (Foucauld, Reconnaissance au Maroc, page 128).

 

     (à suivre)

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Published by Laurent Touchagues - dans Textes sur le Bx
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