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Bienvenue dans ce lieu virtuel qui porte le nom de l'ermitage de Charles de Foucauld à Tamarasset !

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8 juillet 2011 5 08 /07 /juillet /2011 19:33

Méditation sur la Visitation

 

Texte d'une méditation de Charles de Foucauld, datée du 8 juillet 1914.

 

" 8. juillet. (Jour auquel la sainte Réserve est placée dans le tabernacle de Tamanrasset). " Mansit autem Maria cum illa quasi mensibus tribus ". La charité fait les choses non à demi, mais bien et complètement ; la très sainte Vierge ne fait pas à Élisabeth une visite de quelques jours : elle reste chez elle tout le temps qu'il faut pour l'accomplissement du bien voulu, trois mois. Ne ménageons pas notre temps quand il s'agit du bien des âmes, donnons-le libéralement en aussi grande mesure que c'est utile... Soyons-en d'autant plus avares en ce qui concerne notre repos, notre réfection corporelle, nos petites affaires personnelles, pour pouvoir faire plus grande part à Dieu et aux âmes en vue de Dieu."

 

(L'esprit de Jésus. Méditations 1898-1915, nouvelle cité, 1978, pages 294-295).


Rappel : consulter l'appel lancé par le Postulateur, au 22 mai dans ces pages.

Les besoins financiers de la Cause sont encore de 3 450€ pour cette année. Merci de votre don.


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5 juillet 2011 2 05 /07 /juillet /2011 20:11

Visitavit et fecit redemptionem

 

Le 9 juillet 1914, Charles de Foucauld méditait ainsi ces mots,

tirés du Cantique de Zacharie, ou Benedictus,

dans l'évangile selon saint Luc (1, 68),

mots qui expriment que le Seigneur, le Dieu d'Israël, a visité et racheté son peuple :

 

     " Dieu est venu à nous et il nous a rachetés. Il nous montre par là ce que, à notre tour, nous devons faire pour les âmes, aller à elles et nous sacrifier pour elles : aller à elles comme Jésus, dans l'humilité et la douceur, en leur enseignant la vérité par l'exemple et la parole, nous sacrifier pour elles en consumant pour elles notre temps et ce que nous possédons, et en offrant pour elles nos prières, nos actes, nos souffrances et notre vie. "

 

      (L'esprit de Jésus, méditations 1898-1915, nouvelle cité, 1978, page 295)

 


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30 juin 2011 4 30 /06 /juin /2011 23:05

Jésus, la porte étroite - Jésus, maître de l'impossible

 

     Dietrich Bonhoeffer, né en Prusse en 1906, docteur en théologie à l'âge de 21 ans, a été exécuté par les nazis en avril 1945 dans le camp de concentration de Flossenbürg.

     Dans son livre Le prix de la grâce, pages 149-150 de l'édition de 1967, on peut lire la méditation suivante qui peut sans doute servir à illustrer d'une certaine manière la démarche de Charles de Foucauld et compléter avec d'autres mots sa doctrine de la mission et du don de soi jusqu'au martyre.

 

 

     " Croire à la promesse de Jésus, selon laquelle ceux qui obéissent posséderont la terre, et, cependant, rencontrer l'ennemi sans défense, souffrir plutôt l'injustice que la commettre..., voilà un chemin étroit ! Voir et reconnaître l'autre homme dans sa faiblesses, dans son injustice, et ne jamais le juger, être dans l'obligation de lui faire part de la Nouvelle et, cependant, ne jamais jeter les perles devant les pourceaux..., voilà un chemin étroit ! A chaque instant, on risque de tomber.

     " Aussi longtemps que je reconnais ce chemin comme celui qu'il m'est ordonné de suivre, et que je le suis dans la peur de moi-même, effectivement ce chemin est impossible. Mais si je vois Jésus Christ me précéder pas à pas, si je ne regarde que lui et si je le suis, pas à pas, je suis protégé sur ce chemin. Il est le chemin resserré et la porte étroite. C'est lui seul qu'il importe de trouver. Si nous savons cela nous avançons, sur le chemin resserré, par la porte étroite de la croix de Jésus Christ, vers la vie, et c'est précisément l'étroitesse du chemin qui se transforme pour nous en certitude. "

 


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25 juin 2011 6 25 /06 /juin /2011 08:57

Tutelle, curatelle, émancipation, mainlevée :

pour Charles de Foucauld, de quoi s'agit-il ?

 

     " Est-il utile de rappeler aux lecteurs du Bulletin des Amitiés, par un article consacré à « la précision », toute l’importance des notions de tutelle, de curatelle, d’émancipation, de contrôle judiciaire qui s’introduisirent brutalement dans le vie de Charles de Foucauld  et de sa sœur Marie à la suite de la disparition en 1864, à quelques mois d’intervalle, de leur père et de leur mère ? Oui, sans doute, car toutes ces procédures légales, orientées vers la protection des personnes et des biens des deux orphelins, très jeunes mineurs, ne pouvaient que marquer durablement leur vie matérielle et familiale. Il n’est pas question de faire un cours de droit civil, mais seulement de préciser leurs incidences profondes et nombreuses sur les diverses périodes de leur vie et tout particulièrement sur celles de Charles de Foucauld, jusqu’à sa conversion et son entrée à la Trappe.

    

      " En 1864 donc, Charles de Foucauld a 6 ans, sa sœur 3ans et demi ; c’est le colonel de Morlet, leur aïeul direct, qui recueille de droit la tutelle de ses petits-enfants. Á ses côtés, un Conseil de famille, composé de parents et d’amis, sous la présidence d’un juge de paix, et un subrogé tuteur, pour une « tutelle » qui est une charge obligatoire et gratuite de veiller à l’administration des personnes et des biens (ils sont héritiers indivis de leurs parents !) de ces enfants, en un mot d’assumer à leur profit la responsabilité des parents naturels. Cette période de tutelle sera sans histoire jusqu’en 1878, date de la mort du colonel de Morlet, leur tuteur ; et il est inutile d’entrer dans le détail.

    

      " Mais, en 1878, (...) "

  

 

     Découvrez la suite de cette importante mise au point historique dans le Bulletin trimestriel des Amitiés Charles de Foucauld à paraître au mois de juillet prochain.

     Amitiés Charles de Foucauld - 56 rue du Val d'Or - 9150 SURESNES - Abonnement annuel : 30 €

 


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17 juin 2011 5 17 /06 /juin /2011 23:06

... par le cardinal Charles Journet (1891-1975)

 

     " Notre Père, le même Père pour tous, c'est l'intercommunion. Dès que je me tourne vers lui, que je l'aime, j'aime ce qu'il aime, tous les autres, même mes ennemis. On sentira bien qu'on ne peut pas parler à telle personne de la même manière qu'à telle autre. Mais je me tourne vers mon Père, il est le Père de tous, dès que je le touche par un acte d'amour, des rayons sortent de son coeur pour descendre sur tous les autres. Nous sommes un, bien sûr, mais en Dieu.

     " Si la communion nous unit, ce n'est pas par le rapprochement, disons... de la chaleur humaine, non, c'est autre chose ! Nous immergeons en Jésus les points de la circonférence, qui sont tous étrangers les uns aux autres, et, à mesure qu'ils s'approchent du centre, ils se fondent les uns dans les autres. C'est cela l'union vraiment divine de la communion, à la différence de tous les sens humains, trop humains, qu'on donne au mot, hélas ! trop répété, de " communautaire ".

     " Quand Charles de Foucauld, tout seul dans le désert, dit le Notre Père, ou quand tu es tout seul dans ta chambre, priant dans le secret - c'est le contexte de saint Matthieu -, disant le Notre Père, est-ce, ou n'est-ce pas, une prière "communautaire " ? Oh ! bien sûr, communautaire de la vraie communauté qui est l'Eglise ! "

     (NDLR : extrait d'une méditation sur le Notre Père, dans Entretiens sur la prière, Parole et Silenxe, 2006, p. 112-113)


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13 juin 2011 1 13 /06 /juin /2011 18:17

" MARDOCHÉE "

 

     C'est sous ce titre que les éditions Gallimard publient en ce printemps 2011 un roman de Kebir-Mustapha Ammi, natif du Maroc. Ce roman est la prétendue confession du rabbin Mardochée Abi Serour, Juif marocain employé comme guide par Charles de Foucauld pour sa " reconnaissance au Maroc " de juin 1883 à mai 1884.

     Personnage déjà connu de la Société de Géographie, Mardochée fut présenté au jeune explorateur par un ami commun, Oscar Mac Carthy, Directeur de la bibliothèque d'Alger. C'est Mac Carthy qui rédigea le contrat liant les deux hommes pour cette expédition.

     Cela dit, et que l'on retrouve dans ce roman, tout ce qu'on peut y lire ensuite, dans un style parfois compliqué, sort de l'imagination de l'auteur, avec moult personnages inventés, erreurs historiques, et dérapages idéologiques.

     Faut-il voir en réalité dans ce livre une oeuvre purement romanesque, une sorte de récit d'aventure extraordinaire : comment deux hommes si différents vont-ils faire aboutir le projet alors que tant de difficultés, de dangers voire d'ennemis se dressent sur leur route ? Ou bien faut-il le lire comme un roman militant contre les vues des puissances européennes sur les pays d'Afrique du Nord, et contre leur éventuelle christianisation ? Car on a l'impression d'assister au procès fait par un Marocain à un Juif d'avoir trahi son pays, musulman, en permettant cette reconnaissance géographique par un chrétien français, qui servira plus tard militairement aux puissances européennes. Et pour cela, il faut en outre que Foucauld soit présenté exclusivement comme un être mystérieusement maléfique et désagréable, ayant un infâme projet qui doit déboucher sur un crime.

     N'est-il pas légitime de se demander jusqu'à quel point un roman inspiré d'un événement historique a le droit, sans aucun avertissement à ce propos, de s'éloigner de la réalité scientique de cet événement ?

 

     Donnons quelques exemples :

     1) Foucauld, qui n'est jamais nommé dans ce livre, sinon sous son nom d'emprunt historiquement vrai de Joseph Aleman ou sous l'appelation " le vicomte ", y est déjà chrétien convaincu, ami de l'abbé Huvelin et cherche à convertir des Marocains au Christ. En réalité, il ne rencontrera l'abbé Huvelin qu'en 1886, et l'on sait que sa conversion date de fin octobre de cette même année.

     2) Foucauld est présenté comme ayant déjà satisfait un penchant au sadisme et à la violence à l'occasion de nombreuses tueries perpétrées par lui au cours de sa carrière militaire.  Mais les recherches accomplies tout au long de son procès de béatification permettent de penser qu'il n'a peut-être même jamais été personnellement engagé au feu du combat !

     3) Le roman évoque tranquillement le fait que Foucauld et Mardochée, au cours de leur passage à Fès, se font passer pour Musulmans et s'y comportent comme tels, ce qui est contraire à l'attitude permanente de Foucauld durant ce voyage.

     4) Foucauld croise deux fois au Maroc, dans ce livre, son ami de Saumur, Antoine de Vallombrosa, marquis de Morès, qui joue un rôle très trouble, alors que ce dernier est à ce moment-là aux Etats-unis d'où il ne reviendra qu'en 1886.

     5) De même, l'auteur, qui doit avoir un compte à régler avec le romancier américain Mark Twain, le fait intervenir en plusieurs occasions sur la route de Foucauld-Mardochée avec un rôle antipathique, bien que rien dans la biographie de cet écrivain ne manifeste des liens avec le Maroc !

     6) Et pourquoi faire mourir Oscar Mac Carthy, mystérieusement, seul et en Bretagne, moins d'un an après la fin de la reconnaissance au Maroc, alors qu'il est décédé à Alger dix ans plus tard ?

     Cette série pourrait être longuement poursuivie. On aura compris que cet ouvrage peut être ressenti légitimement comme une charge contre le projet scientifique de Foucauld au Maroc en 1883-1884, présenté tout à fait autrement, accusation qui utilise tous les artifices possibles. LT

 


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9 juin 2011 4 09 /06 /juin /2011 23:29

 Anniversaire de l'ordination sacerdotale de Charles de Foucauld

 

 

1 Vue depuis le fond de la chapelle

     L'ordination sacerdotale de Charles de Foucauld eut lieu à Viviers, dans la chapelle du Grand Séminaire (aujourd'hui Maison diocésaine Charles de Foucauld), le 9 juin 1901, solennité, il y a 110 ans précisément, de la Fête-Dieu.

    Monseigneur Montéty, évêque missionnaire, procéda aux cérémonies en présence de Monseigneur Bonnet, évêque de Viviers, trop malade pour officier, et de Dom Martin, Abbé de la Trappe de Notre-Dame des Neiges, où Charles de Foucauld se préparait depuis août 1900 à la réception des ordres sacrés.

     Un jeune religieux de N.-D. des Neiges reçut également le sacerdoce ce jour-là : le Père Augustin Martin, qui sera Abbé de N.-D. des Neiges en 1912.

     La photo de gauche, prise ce 2 juin 2011, montre l'aspect actuel de l'intérieur de cette chapelle. Mgr Bouvier, Postulateur de la Cause de Canonisation de Charles de Foucauld y apparaît en bas à droite.

 

 

3 A. Roustan montre la place où se tenait C de F

    

     Sur la photo de droite, le Père André Roustan, du diocèce de Viviers, qui fut professeur de dogme dans ce Grand Séminaire fermé en 1972, montre de la main droite la place où se tenait Charles de Foucauld lorsqu'il fut appelé par son nom pour s'avancer au choeur recevoir la prêtrise. C'est de là qu'il se leva et répondit, encore presque militairement, dit la chronique du Séminaire : - Adsum, ! me voici.

     Ci-dessous, Mgr Bouvier se tient devant cette fameuse place, d'où l'on découvre les bancs des séminaristes. Il ne manque que les agenouilloirs qui se trouvaient devant le banc de devant. Le Père Roustan comptait 60 confrères séminaristes en 1950 lorsqu'il fit ses études en ce lieu.

  4 Mgr Bouvier dans la chapelle

 

 

 

 

 

 

 

 2 Plaque souvenir de l'ordination de C de F

 

     Sur le mur de droite, au-dessus du banc des séminaristes, une plaque a été apposée depuis la béatification de Charles de Foucauld, pour marquer cette date inoubliable du 9 juin 1901.

 

 

     Placée sous le vocable de Charles de Foucauld, cette Maison diocésaine doit devenir dans un futur proche un lieu de souvenir et de pélerinage foucauldien. C'est le travail du Diocèse, de la Postulation et des Soeurs Disciples de l'Evangile qui ont été installées en octobre 2010 dans l'aile Nord de cette grande Maison pour y gérer en permanence ce projet. LT

 

(photos : © Laurent Touchagues, 2011) 


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8 juin 2011 3 08 /06 /juin /2011 23:34

Le commandant Lehuraux et la Messe de Charles de Foucauld

 

        « La chapelle était d’une exiguïté inimaginable. Trois ou quatre personnes au plus pouvaient s’y tenir debout. Tout, d’ailleurs, dans cet oratoire, était à une échelle lilliputienne : l’autel, simple table en bois blanc façonnée avec des planches provenant de caisses à vivres ; le calice ; les tableaux du chemin de croix finement dessinés par le Père lui-même. Seul un Christ, également dessiné par l’ermite sur une toile blanche, avait des proportions presque normales. Et au-dessus de l’autel ce Christ, dont la tête inclinait douloureusement, frappait et troublait les chrétiens de passage à Tamanrasset qui venaient se recueillir devant cette image du Sauveur, dans ce décor de la primitive Église.

     « Car, sauf quelques rares exceptions, tout Français saharien, que les hasards des reconnaissances amenaient dans ce centre, se faisait un devoir d’assister à la messe du Père de Foucauld, quelles que fussent ses convictions religieuses.  Je n’ai pas besoin de consulter mes notes pour me remémorer l’émotion indicible qui s’emparait de tous, croyants, indifférents ou sceptiques, en présence de ce prêtre revêtu de l’aube toute blanche, d’un manipule en linon, d’une chasuble en soie ayant pour toute broderie un cœur couronné d’épines, et qui réveillait en nous les souvenirs de notre jeunesse, de la petite église de notre village de France. C’est à peine si l’on remarquait le singulier enfant de chœurs Paul-Embarek qui portait sur sa gandoura de toile un collier fait d’objets les plus hétéroclites : boutons d’uniforme en cuivre, verroteries multicolores et surtout une collection de petits sachets en cuir et en métal qui renfermaient des versets du Coran ainsi que d’incompréhensibles incantations d’un sorcier du pays destinées à éloigner les mauvais génies (1).

     « Nous étions comme hypnotisés par l’officiant psalmodiant dans un murmure la cérémonie liturgique et qui, au moment du Confiteor, prononçait le mea culpa en se frappant violemment la poitrine. Il émanait vraiment de cet homme de Dieu une puissance d’évocation, une lumière surnaturelle qui irradiait la foi profonde de son âme et étreignait les assistants longtemps après avoir quitté le saint lieu. » 

  

     C’est ainsi que le Commandant Léon Lehuraux (1885-1956), officier méhariste, écrivain et ethnologue, raconte ses impressions face à la chapelle et à la Messe de Charles de Foucauld à Tamanrasset, dans son livre de 1944 : " Au Sahara avec le Père Charles de Foucauld ", éditions Baconnier, Alger. (On trouve ce passage pages 80 et 81 de l'édition de 1946 par les éditions Saint-Paul à Paris)

 

(1) NDLR : catéchumène, Paul Embarek n’a finalement jamais été baptisé par le Père de Foucauld.


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6 juin 2011 1 06 /06 /juin /2011 21:07

 Témoignage du Commandant Léon Lehuraux

 

     Officier méhariste, écrivain et ethnologue, Léon Lehuraux (1885-1956) eut l'occasion de visiter Charles de Foucauld à Tamanrasset, avant de devenir Directeur des Territoires du Sud de l'Algérie. Il évoque ses souvenirs foucauldiens dans un livre de 1944 : " Au Sahara avec le Père Charles de Foucauld ", éditions Baconnier, Alger.

 

     " Dès les premiers jours de son arrivée à Tamanrasset (1), le Père de Foucauld fit dresser une zeriba, cabane en branchages, pour s'abriter, et il se mit en devoir de construire, sur la rive gauche de l'oued, un ermitage en briques (2), avec l'aide de son domestique-sacristrain Paul Embarek et de quelque harratins (3), heureux et surpris de recevoir, pour la première fois, le paiement de leur labeur.

     " Cette construction ne présentait pas les dimensions de celle de Beni Abbès. L'ermite avait-il déjà moins confiance dans l'espoir si ardemment caressé d'avoir des compagnons ? Beni Abbès n'ayant tenté aucun prosélyte, n'était-il pas téméraire de penser que la vie ascétique dans le centre du désert attirerait des vocations ? Le Père ne fit sans doute pas de telles réflexions, mais il donna à sa nouvelle Fraternité un cadre plus restreint.

     " Elle comprenait une pièce unique, rectangulaire, sorte de boyau d'une quizaine de mètres de longueur sur deux de large qui servait à la fois de chambre à coucher, de salle à manger, de cabinet de travail, de bibliothèque, de magasin à vivres et, à l'occasion, d'entrepôt où des Français de passage et même des Touaregs déposaient provisoirement leurs maigres bagages. Un des côtés, séparé du reste du local par une tenture, était réservé à la chapelle. "C'est un peu étrange, mais très commode", disait l'ermite.

     " On ne pouvait circuler dans cette pièce appelée " la frégate " par son locataire, que par un étroit couloir médian, non sans peine d'ailleurs. C'est dans ce couloir, sur une simple natte, que le Père s'étendait la nuit pour consacrer quelques heures au sommeil et ce n'est que plusieurs années après, à la suite d'une grave maladie qui faillit l'emporter, que Laperrine le contraignit à se coucher sur un lit de camp. Je ne suis pas certain, pour ma part, que le Père de Foucauld utilisa jamais cet accessoire que lui envoya son ami ".

 

     (On trouve ce passage pages 79 et 80 de l'édition de 1946 par les éditions Saint-Paul à Paris)

 

(1) NDLR : c'est le 11 août 1905 précisément que Charles de Foucauld  s'est installé à Tamanrasset (cf. Carnets de Tamanrasset, nouvelle cité, page 48).

(2) id : plus exactement en pierres (ibid., page 49).

(3) id : esclaves noirs des touaregs.


 

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2 juin 2011 4 02 /06 /juin /2011 22:55

A connaître et à faire connaître : 

 

9 juin 1901 -  9 juin 2011

  

La Maison Diocésaine Charles de Foucauld à Viviers (Ardèche) sera le lieu d'une journée de prière et de fraternité, le jeudi 9 juin, pour célébrer le 110ème anniversaire de l'ordination sacerdotale de Charles de Foucauld.

  

   9 h 30 :     Accueil par les Soeurs Disciples de l'Evangile

 10 h 00 :     Projection d'un montage sur la vie de Charles de Foucauld

                 

                    Conférence du Père André ROUSTAN (Diocèse de Viviers - Amitiés Charles de Foucauld) :

 

    " Charles de Foucauld, prêtre du diocèse de Viviers :

       il y a 110 ans, ordonné pour porter l'Evangile ailleurs ;

       aujourd'hui, donné au diocèse comme guide et modèle pour notre vie en Eglise "

 

11 h 30 :      Célébration de la Messe en la Grande Chapelle où le Bienheureux a été ordonné

12 h 30 :      Repas (1)

14 h 30 :      Temps d'Adoration Eucharistique

16 h 00 :      Conclusion

 

(1) Pour les repas :

                           + on peut réserver le repas à la Maison (12 €) en s'inscrivant avent le 7 juin auprès de :

                              Soeurs Disciples de l'Evangile, Maison Diocésaine Charles de Foucauld

                              BP 26 - 07220 VIVIERS

                              Tel : 04 75 49 86 40 ; chdefoucauld@ardeche.catholique.fr

  

                           + on peut pique-niquer sur place (déjeuner tiré du sac)


 

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