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Bienvenue dans ce lieu virtuel qui porte le nom de l'ermitage de Charles de Foucauld à Tamarasset !

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7 avril 2011 4 07 /04 /avril /2011 23:24

 

 

Monseigneur Maurice Bouvier, interviendra en conférence publique lors de l'Assemblée Générale des Amitiés Charles de Foucauld qui se tiendra :

 

samedi 21 mai 2011 à 15 heures

salle Huvelin

7 rue de la Bienfaisance

Paris 8ème

(métro Saint-Augustin)

 

Le Postulateur de la Cause de Canonisation de Charles de Foucauld fera un point des travaux de la Cause et, poursuivant sa conférence donnée à Montmartre le 30 novembre dernier, exposera le nouvel axe de recherche qu'il a entrouvert pour un développement de la recherche et une plus profonde compréhension de la présence de Charles de Foucauld à Tamanrasset .

 

C'est un moment très important pour la Cause et en vue de l'approfondissement du projet de Charles de Foucauld au Hoggar.

 

Toutes les personnes intéressées sont invitées à se joindre aux membres des Amitiés Charles de Foucauld pour cette occasion particulière, nouvelle et originale.

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4 avril 2011 1 04 /04 /avril /2011 15:02

Le samedi 21 mai à 15 heures, Mgr Maurice BOUVIER, Postulateur de la Cause de Canonisation de Charles de Foucauld, donnera à Paris une importante conférence sur les projets en cours. Information plus détaillée à venir dans quelques jours sur ce site. LT

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4 avril 2011 1 04 /04 /avril /2011 14:05

« Ferais-je bien d’aller en France ? » (suite et fin)

 

 

     Le 16 juillet 1910, il avait déjà laissé entendre à sa cousine Marie de Bondy qu’il lui faudrait sans doute revenir en France :

     « Il n'est pas impossible, ma si chère mère, que j'aille vous voir cet hiver; ce n'est pas certain, mais c'est possible (entre nous); je vous dirai que j'ai consulté notre père, lors de mon voyage à Paris [en 1909], au sujet de l'établissement d'association d'âmes pieuses, d'une confrérie à ressorts assez fermes ayant le triple but de la pratique des vertus évangéliques, de la dévotion au T.S. sacrement et de la conversion des infidèles. Notre père m'a dit de consulter mon évêque et de faire ce qu'il me dirait. Mon évêque après examen de la chose m'a dit de faire tout mon possible pour sa réalisation, mais sans changer pour cela ma vie de mission. J'en ai parlé aux Pères Blancs qui m'ont beaucoup encouragé. Mgr Guérin a bien voulu se charger de faire faire à Rome les démarches nécessaires. Il faut que je trouve quelqu'un pour remplacer le cher Père Guérin et faire cette chose sienne. Le trouverai-je chez les PP. Blancs, je ne sais; chacun d'eux a son travail tracé; il n'est pas facile à un missionnaire, même habitant la Maison-Mère près d'Alger, d'entreprendre une œuvre qui peut être aussi astreignante. Chez les Pères Blancs de Maison-Carrée, j'ai de bons amis et j'aurais de bons conseils. C'est là que [je verrai] s'il est nécessaire que j'aille en France pour cette œuvre. Si ce voyage se fait, il sera rapide quoique un peu moins que le dernier. »

 

     Le 16 décembre 1910, il lui confirme sa venue en précisant ses objectifs :

     « Soyez bien assuré que j'irai vous voir cette année ; hier encore j'ai reçu une lettre de mon évêque, Mgr Bonnet, (de Viviers) me conseillant ce voyage. La date seule reste incertaine ; je tâche de concilier différentes choses ; mon désir est d'une part que mon absence ne retarde pas trop l'achèvement des lexique et grammaire touaregs commencés, de l'autre que je vois certaines personnes sur ma route ; je vous arriverai probablement en février, ou en avril, peut-être en mai. De toute façon je passerai quelques jours auprès de vous, ma si chère mère, vous êtes trop ma mère pour que ce ne me soit pas un devoir d'aller vous voir quand c'est possible; c'est l'avis de notre père que j'ai consulté là-dessus; je me défiais de mon jugement, car trop facilement on regarde comme un devoir ce qui est si doux. Je serai probablement obligé de passer un peu plus longtemps en France que la dernière fois ; il serait si désirable que j'ai un compagnon prêtre, que je ferai des tentatives pour en trouver un, c'est l'avis de Mgr Bonnet. »

 

     Á Mgr Livinhac, il redit son désir le 26 janvier 1911 : « Je voudrais pousser jusqu'à Maison-Carrée et aller passer trois semaines en France, tant pour tâcher de trouver, pour le présent ou l'avenir, un prêtre pieux qui me serve de compagnon, que pour intéresser les quelques ecclésiastiques que je connais au projet de confrérie que je vous ai soumis. »

 

     Enfin, ce même 26 janvier 1911, il ajoute au Père Voillard : « Mon très Révérend Père, je viens d'écrire à Monseigneur pour lui demander la permission de venir passer deux ou trois jours à Maison-Carrée vers le 20 février. Je désire aller ensuite passer trois semaines en France, et pour tâcher de trouver un compagnon, un prêtre qui soit appelé de Dieu à partager ma vie, et pour tâcher d'intéresser le très petit nombre de prêtres que je connais au projet de confrérie que vous connaissez.

     J'espère un peu trouver à Maison-Carrée le préfet apostolique du Sahara, puisqu'au mois de décembre il n'était pas encore nommé.

     Je me réjouis beaucoup de vous voir et de vous parler de tout ce Sahara»

 

     « Parler de tout ce Sahara » avec des prêtres, cela ne l’empêchera pas d’en parler aussi avec tous ses parents et amis de France, de les revoir pour manifester à tous sa présence de chaque instant…Un prochain article essaiera de le suivre dans toutes ses démarches.

 

Du Groupe de travail sur la correspondance.

Mise en forme par Pierre Sourisseau

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2 avril 2011 6 02 /04 /avril /2011 17:34

« Ferais-je bien d’aller en France ? » (suite)

 

 

     Au Père Voillard, Père Blanc de Maison-Carrée, à qui il demande souvent conseil et qu’il choisira bientôt comme directeur spirituel après la disparition de l’abbé Huvelin, il explique son désir à la Toussaint 1910 :

     « Plus que jamais, je demande à Jésus un compagnon. À toutes les autres causes s'ajoute que bien des occasions d'entrer en relation avec les indigènes se présentent, sans que je puisse en profiter : à deux on le pourrait. Récemment, on m'a invité à aller dans l'Aïr, où jamais un prêtre n'a été, et où la population est bien plus dense qu'ici. Il eût été très bon d'y aller ; tant que je suis seul ce n'est pas possible ; si le rayon d'action s'étend trop, on ne fait rien nulle part. Ici même, il faudrait pouvoir consacrer aux indigènes plus de temps que ne peut le faire une seule personne. Leur oisiveté a l'avantage de leur faire aimer les longues conversations ; en s'y prêtant dans une certaine mesure, on peut faire pénétrer des vérités, lier amitié, faire du bien et préparer un bien plus grand. Et puis quel bien ce serait de pouvoir posséder la sainte Réserve, et de prier, à deux, devant le saint Sacrement, pour ces peuples. Que la Volonté de Jésus se fasse en cela et en tout ! »

 

     Á l’abbé Laurain, directeur au Séminaire d’Issy-les-Moulineaux, à qui il a parlé en 1909 de son projet d’Association et qui vient de lui écrire, il répond le 27 novembre 1910 :

     « Où en est mon projet ? Mgr Bonnet , mon évêque, m’a engagé à demander au successeur du R.P. Guérin de le présenter au St-Père. Notre nouveau Préfet Apostolique est sans doute nommé, mais je n’en ai pas encore reçu la nouvelle. Lors même qu’il aurait la bonté de faire toutes les démarches nécessaires, une grande difficulté resterait : trouver un homme qui prenne la chose en main, la fasse sienne. Á la distance où je suis il m’est impossible de m’en occuper. Je ne suis pas, d’ailleurs, ce qu’il faut… Non je n’attends pas une occasion qui se présente d’elle-même : Mgr Bonnet, à qui mon Directeur (Mr Huvelin de chère et sainte mémoire) m’a dit de m’en remettre entièrement, m’a dit de faire tout mon possible pour l’établissement de la chose mais sans quitter mon genre de vie actuelle en trouvant un prêtre qui fasse l’œuvre sienne, fasse les démarches et prenne la direction, ou bien en faisant présenter la chose au St Père par le Préfet Apostolique du Sahara, quitte à trouver ensuite des prêtres qui s’en occupent.

     Faire tout mon possible comporte la recherche active, mais pour moi les difficultés sont très grandes ; outre celle de l’éloignement et de la grande distance, je ne connais à peu près pas de prêtre ; mon éducation religieuse s’est faite non au séminaire mais dans un couvent…Si vous connaissez qui consente à prendre la chose en main, parlez-lui en ; je vous envoie ci-joint les statuts projetés ; ce n’est pas une chose à répandre puisque cela n’a point l’approbation du St Père ; mais cela permet d’en parler entre Prêtres…Conseillez-moi, vos conseils seront les bienvenus. »

 

     Á ce même abbé Laurain, il pourra donner cette précision, de Paris le 23 février 1911 : « Le projet que vous savez va être présenté par le successeur du R.P. Guérin aux Congrégations romaines chargées d’examiner ce genre d’œuvre pour obtenir autorisation de mettre à exécution. »

 

     Á Monseigneur Livinhac, Supérieur général des Pères Blancs à Maison-Carrée, il dit le 9 décembre 1910 : « Monseigneur, j'espère que 1911 ne se passera pas sans que j'aille me mettre à vos pieds ; lorsque le Sahara aura reçu son Préfet apostolique, j'irai me présenter à lui et lui demander de me continuer les bontés du Père Guérin ; je pousserai sans doute jusqu'à Maison-Carrée et j'irai probablement passer quelques jours en France pour parler à quelques prêtres de mon besoin d'avoir un compagnon et du grand bien que serait la congrégation dont vous avez eu la bonté de faire imprimer les statuts projetés. »

 

(à suivre)

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26 mars 2011 6 26 /03 /mars /2011 07:49

« Ferais-je bien d’aller en France ? » (suite)

 

     Á l’abbé Caron de Versailles, déjà contacté pour prendre en charge le lancement de la confrérie, il écrit le 16 juillet 1910 :

     « Le bien-aimé Jésus a appelé à lui une des âmes qui me sont les plus chères : le R.P. Guérin, Préfet apostolique du Sahara. Il avait trente-sept ans. Je m’appuyais sur lui sans avoir jamais pensé qu’il pût ne pas me survivre ; le bon Dieu l’a jugé digne de la récompense : c’était une âme très sainte. Il s'était chargé de faire faire à Rome les démarches pour l'autorisation de fonder l'Association des Frères et Sœurs du Sacré-Cœur de Jésus. Je ne sais pas du tout à quel point il a laissé les choses. J'ai écrit pour le savoir, mais tout ce qui se fait par correspondance à la distance où je suis est si lent ! Qui s'occupera désormais de cette œuvre ? Trouverai-je quelqu'un chez les Pères Blancs ? Je n'ose guère l'espérer, car les missionnaires ont leur travail quotidien de défrichage d'âmes, comme les moines de défrichement de terre. Quel grand service vous me rendriez — moi je n'existe pas, — quel service vous rendriez au Bien-Aimé, et combien vous m'aideriez dans ma tâche, si vous trouviez un prêtre, homme de piété et de zèle, disposé à faire cette œuvre sienne et à en prendre l'initiative ! Cherchez, je vous en prie. Moi, il n'est pas de mon devoir de quitter cette pauvre mission où je suis toujours seul, pour cette œuvre, si utile soit-elle ; puis je ne serais pas apte à la mener à bonne fin : ce n'est pas ma vocation. Il faudrait un bon prêtre de France. Tâchez de le trouver. Ce serait une bonne œuvre. Je ne connais personne, ma vie solitaire m'a mis depuis vingt ans en dehors de tout, et je ne sais à qui m'adresser. »

 

     Á Mgr Bonnet que Charles de Foucauld  a vu à Viviers en 1909 et qui l’invite à trouver quelqu’un qui fasse sienne l’idée de la confrérie, pour qu’il puisse, lui, se consacrer totalement à son travail de défrichage, à Tamanrasset, selon sa vocation propre, il répond le 1er août 1910 :

     « Que vous êtes bon de m’indiquer si nettement la voie à suivre auprès du successeur de Monseigneur Guérin pour cette confrérie dont je désire tant l’établissement. J’exécuterai exactement ce que vous avez eu la bonté de m’écrire.  Je m’empresserai de lui écrire dès qu’il sera élu … de plus j’irai me présenter à lui dans le courant de l’hiver.

      « Ferais-je bien, après m’être mis aux pieds de Monseigneur le Préfet apostolique, de pousser jusqu’en France pour tâcher de trouver le compagnon tant désiré, un compagnon qui fût au besoin un successeur, car tant de départs [Dom Martin, R.P. Guérin, Abbé Huvelin] sont un avertissement ? …Ces départs ajoutent au désir de réciter à deux l’office divin, de posséder la Sainte Hostie dans le Tabernacle (seul, je suis autorisé à célébrer la messe mais non à avoir la Ste Réserve), de supplier, à deux, Jésus en ce point perdu de son Royaume où il est ignoré, d’étendre, par l’aide d’un compagnon meilleur que moi, le bien que produisent la charité, l’exemple, la parole, cet autre désir d’avoir un successeur. Ferais-je bien d’aller passer quelques jours en France pour tâcher, avec l’aide de Dieu, de le trouver, sinon de le trouver, du moins d’être l’occasion pour une âme de venir dans un avenir prochain ? »

 

(à suivre)

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25 mars 2011 5 25 /03 /mars /2011 12:14

   Pierre Sourisseau, archiviste de la Cause de Canonisation de Charles de Foucauld, a mis en forme pour les  Amitiés Charles de Foucauld une étude détaillée du voyage de ce dernier en France en 1911, étude due au "Groupe de travail sur la correspondance". Cela commence par une question et se poursuivra par l’exposé du déroulement jour par jour de ce voyage.

    Cette étude est en cours de publication dans les numéros 180 (octobre 2010) à 182 (avril 2011) du Bulletin des Amitiés Charles de Foucauld (1)

 

« Ferais-je bien d’aller en France ? »

 

    Par deux fois, Charles de Foucauld pose cette question à Monseigneur Bonnet en lui écrivant le 1er août 1910. Le même jour il écrit à sa cousine Marie de Bondy : « Je suis à peu près décidé à aller en France cet hiver : une lettre reçue par le courrier d'avant-hier (lettre de Mgr Bonnet de Viviers, mon évêque) me confirme dans cette intention ». Dans cette lettre qu’il vient de recevoir et dans la ou les lettres suivantes, son évêque continuera à l’encourager à faire ce  voyage, à preuve cette nouvelle allusion faite quelques mois plus tard à sa cousine : « J’irai vous voir cette année ; hier encore j’ai reçu une lettre de mon évêque, Mgr Bonnet (de Viviers) me conseillant ce voyage. » (16 décembre 1910)

 

    Mais pourquoi ce projet de revenir en France pour un second séjour après celui de 1909 ?

 

    Le 13 mars 1911, alors qu’il est chez sa sœur en Bourgogne, en lui annonçant son passage à Lyon, il signale à Suzanne Perret « deux motifs » :

    « Ma sœur en Jésus, Demain matin je célébrerai vers 6 h. la Ste Messe à Fourvière ; puis j'irai voir M. l'abbé Crozier ; de là j'irai chez vous, rue Pierre Dupont, pour me recommander à vos prières, vous dire les deux motifs qui m'ont amené en France, et vous demander de prier Jésus pour les infidèles du Sahara et pour l'accomplissement de Sa Volonté dans ce qui concerne l'évangélisation des infidèles et en particulier celle des colonies françaises. Que Son nom soit Sanctifié ! Que Son Règne arrive ! Que Sa Volonté se fasse ! »

 

    Avant de citer quelques extraits de sa correspondance pour découvrir les buts de ce voyage en France, il faut rappeler les deux « départs » qui l’ont touché en 1910 : la mort du R.P. Guérin, son Préfet apostolique le 3 mars (et sa conséquence : l'attente de la nomination d’un nouveau Préfet apostolique), puis la perte douloureuse de l’abbé Huvelin, le 10 juillet. Ces « départs », qui suivent celui de Dom Martin, son ami et père de Notre-Dame des Neiges, l’ont bouleversé dans ses affections et ne sont pas sans répercussions sur sa vie et son action, tant dans ce qu’il nomme « la petite œuvre » ou « l’œuvre » de Tamanrasset et du Sahara dans laquelle il est directement engagé, que dans « l’œuvre » visant la Mission en Algérie et dans les colonies, qui est ce projet de confrérie des Frères et Sœurs du Sacré-Cœur de Jésus à laquelle il pense depuis plusieurs années.

 

(à suivre)

 

(1) Bulletin trimestriel des Amitiés Charles de Foucauld – 56 rue du Val d’Or, 92150 SURESNES – Abonnement annuel : 25 €.

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24 novembre 2010 3 24 /11 /novembre /2010 21:49

 

 

 

En l’église Saint-Augustin (8ème arrondissement),

 le mercredi 1er décembre,

la Paroisse Saint-Augustin célébrera Charles de Foucauld

par une Messe solennelle à 18 h 30,

qui sera suivie de l’adoration du Saint Sacrement

et, à 20 heures, d’une conférence de Frère Antoine Chatelard.

 

 

 * * *

 

 

La famille spirituelle foucauldienne d’Île de France
se réunira le samedi 4 décembre
dans la salle de la paroisse Saint-Pierre à l’Île-Saint-Denis
et accueillera tous ceux et celles qui le désirent.
Après le déjeuner tiré du sac, le Père Xavier, de la fraternité Jesus Caritas,
abordera le sujet suivant : Comment Charles de Foucauld nous éclaire
aujourdh'ui dans notre insertion en milieu urbain.
Information auprès des Petites Soeurs du Sacré Coeur
de l’Île-Saint-Denis : 01 48 09 08 11.

 

 

 

 

 

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24 novembre 2010 3 24 /11 /novembre /2010 21:16

Neuvaine jubilaire avec
le Bienheureux
Charles de Foucauld
du 23 novembre au 1er décembre 2010

 

 

à la Basilique du Sacré-Coeur de Montmartre
Chaque soir du 23 novembre au 1er décembre : Vêpres et Messe de la Neuvaine

 

Conférence du Père Abbé Hugues de Séréville,

Abbé de Notre-Dame des Neiges

S
AMEDI 27 NOVEMBRE

18h : Prière pour la vie

présidée par le Cardinal André VINGT-TROIS,

Archevêque de Paris



20h45 : Procession des lumières,

 

prière sur la ville, veillée et nuit d'adoration
Retrouvez tout le programme

DIMANCHE 28 NOVEMBRE : 14h

Conférence du Père Abbé Hugues de Séréville,

Abbé de Notre-Dame des Neiges

16h : Vêpres et conférence

LUNDI 29 NOVEMBRE : 20h30

Conférence du Père Antoine Chatelard,

Petit Frère de Jésus

De Montmartre à l'Assekrem. L'itinéraire eucharistique de Charles de Foucauld.

 

MARDI 30 NOVEMBRE : 20h30

Conférence du Père Antoine Chatelard,

Petit Frère de Jésus

Quelle fut la mission de Charles de Foucauld dans la vie de l'Eglise ?

 

 

MERCREDI 1ER DÉCEMBRE

FÊTE DU BIENHEUREUX CHARLES DE JÉSUS :

18h : Vêpres

18h30 : Messe et prière de la neuvaine, présidées par Monseigneur Maurice Bouvier, Postulateur

20h30 : Conférence de Monseigneur Maurice Bouvier
L'apostolat de la bonté.

- Entrée libre -

Contact : 01 53 41 89 09

basilique@sacre-coeur-montmartre.fr

35 rue du Chevalier de la Barre

75018 Paris

http://www.sacre-coeur-montmartre.com/

 

 

 

 

 

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21 décembre 2009 1 21 /12 /décembre /2009 15:58

Lecture et explication du commencement
de l’Évangile selon saint Matthieu
(suite)

Texte rédigé par le Bienheureux Charles de Foucauld le 15 novembre 1901 à Beni Abbès et publié dans « L’esprit de Jésus, méditations 1898-1915 », volume VIII des Œuvres spirituelles de Charles de Foucauld, aux éditions " nouvelle cité ".


     Mt 1, 18-21. (...)

La manière admirable dont Dieu met fin à l’épreuve de Marie et de Joseph nous montre un exemple de cette vérité que « nul n’est tenté au-dessus de ses forces » et qu’à l’heure où l’épreuve aura assez duré, Dieu « sans la volonté de qui, pas un moineau ne tombe à terre », ni un cheveu de nos têtes, commande à la mer et aux vents, et « il se fait un grand calme »…  Donc espérance, espérance, espérance. Espérance et confiance, et joie, et bénédiction… « Benedicam Dominum in omni tempore ». Joie et bénédiction perpétuelles parce que tout ce qui arrive est pour notre bien ; Dieu nous aime, et tous les événements extérieurs, comme les épreuves intérieures, ne sont que des moyens dont Dieu se sert pour nous conduire à la sanctification, des moyens qu’il nous offre pour devenir meilleurs et plus heureux éternellement. « Tout ce qui arrive est pour le bien de ceux qui aiment Dieu ». Joie et bénédiction perpétuelles plus encore, bien plus encore, parce que tout ce qui arrive est voulu ou permis de Dieu, et par conséquent entre dans quelque manière dans ses desseins éternels, fait partie en quelque mesure de ses divines volontés.

 

Joie et bénédiction perpétuelles plus encore, et par dessus tout, parce que quoi qu’il arrive parmi les créatures, Dieu est Dieu, Jésus est au ciel pour l’éternité, le bonheur de Jésus, le bonheur de Dieu est infini, parfait : la mesure de notre amour pour Dieu est celle de notre jubilation, de notre bénédiction, de notre bonheur à la pensée de sa gloire infinie et parfaite.

 

Ceci nous apprend aussi à ne pas nous demander dans l’épreuve comment Dieu nous secourra : question inutile ! Tous les moyens intérieurs et extérieurs sont à la disposition de la sagesse et de la toute-puissance de Dieu : anges, hommes, choses, tout lui obéit… Á nous de profiter selon les vues divines pour notre plus grande sanctification de l’épreuve présente : à Dieu de nous secourir à l’heure et par le moyen que la sagesse choisiront.


     (à suivre)    

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18 décembre 2009 5 18 /12 /décembre /2009 20:56

Lecture et explication du commencement
de l’Évangile selon saint Matthieu
(suite)

Texte rédigé par le Bienheureux Charles de Foucauld le 15 novembre 1901 à Beni Abbès et publié dans « L’esprit de Jésus, méditations 1898-1915 », volume VIII des Œuvres spirituelles de Charles de Foucauld, aux éditions " nouvelle cité ".


Mt 1, 18-21. Quatre choses nous frappent dès le premier moment dans ce passage : l’épreuve à laquelle furent soumis Marie et Joseph dans les premiers temps où parut la grossesse de la sainte Vierge ; la manière admirable dont Dieu y mit fin par l’apparition de l’ange ; le nom de Jésus et sa signification ; la vérité qui résulte de cette signification du nom de Jésus donnée par l’ange, qui est que le seul mal véritable de l’homme est le péché.

 

Que se passa-t-il dans les âmes de Marie et de Joseph ? Pourquoi Marie ne révéla-t-elle pas à Joseph la pure vérité ? Que pensa Joseph ? Quelles furent ses résolutions ? L’Évangile est très sobre de détails. Et en cela même réside une leçon : ce silence nous apprend à ne pas questionner sur ce que nous n’avons pas besoin de savoir, sur ce qu’il ne nous est pas nécessaire de connaître pour nous sanctifier, sur ce dont nous n’aurons pas à subir un examen au jugement dernier ; mais à nous contenter (et il y a là assez de travail pour toutes les heures de la plus longue vie) de bien nous pénétrer des leçons claires et des enseignements nettement donnés par les paroles et les exemples de Jésus, et surtout de les pratiquer parfaitement… Cette première leçon donnée par la brièveté des saints Évangiles en ce passage et en tant d’autres ne saurait être trop remarquée ni trop suivie. Pénétrons-nous des enseignements faciles à comprendre dans les saints Évangiles et employons toutes nos forces à les bien pratiquer et ne perdons pas notre temps à des « pourquoi » qui, pour avoir peut-être quelque apparence d’utilité, nous font en réalité le plus grand dommage en nous empêchant d’employer le temps que nous leur consacrons à l’étude des préceptes et conseils clairs et certains et à leur mise en pratique.

 

Il y a cependant deux choses que, sans sonder les secrets laissés dans l’ombre par les Livres Saints, nous pouvons remarquer, pour les imiter : l’humble et profond silence gardé par Marie sur les communications divines qu’elles avait reçues ; et l’extrême douceur de Joseph qui, dans la circonstance où il se trouve, s’arrête à la résolution la plus favorable pour son épouse, la moins pénible pour elle. Imitons Marie, en gardant toujours un respectueux silence sur toute notre vie intérieure (qui est notre vie d’amour avec le divin Époux : ce sont nos secrets d’amour) ; c’est admettre un tiers dans nos secrets amoureux que de révéler quelque chose de notre vie intérieure : c’est un commencement d’infidélité ; c’est admettre un tiers à une confiance, à des connaissances qui ne doivent être données qu’au seul profond silence sur toute notre vie intérieure excepté envers celui ou ceux à qui nous devons révéler tout ce qui se passe en nous comme à Dieu même, parce qu’il le veut, les ayant établis près de nous comme ses représentants. Et à l’exemple de Joseph, soyons doux, et dans les décisions que nous avons à prendre et qui concernent le prochain, prenons toujours celles qui sont les plus douces, les moins rigoureuses, les plus favorables, les moins pénibles à ceux qu’elles concernent, celles que nous voudrions qu’on prenne si c’était envers nous qu’on avait à les prendre.



         (à suivre)

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