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Bienvenue dans ce lieu virtuel qui porte le nom de l'ermitage de Charles de Foucauld à Tamarasset !

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14 juin 2008 6 14 /06 /juin /2008 19:35
Le Bulletin trimestriel n° 170 des Amitiés Charles de Foucauld est paru.
 
En voici la table des matières :


- Editorial sur le 150ème anniversaire de la naisance de Charles de Foucauld.

- Une lettre du Postulateur, Mgr Maurice Bouvier, appelant à la prière pour obtenir un nouveau miracle par l'intercession de Charles de Foucauld et donnant une synthèse des  dépenses de la Postulation depuis 1992. 

- « 
Charles de Foucauld et les musulmans», suite et fin de la communication faite à Lourdes par Antoine Chatelard, Petit Frère de Jésus, lors de la Rencontre des 25 et 26 mars 2006 des différentes Fraternités de France et intitulée Comment Charles de Foucauld a aimé les musulmans.
 

- Attention à la précision ! - n° 7: « 
La perte de la foi », article de Laurent Touchagues pour rappeler, par les écrits de Charles de Foucauld lui-même, quand et pourquoi ce dernier a perdu la foi durant sa jeunesse.

- Bibliographie : "Petite vie de l'abbé Henri Huvelin", par Charles Chauvin, chez Deslée de Brouwer, 2007 - Compte rendu de lecture de Pierre Sourisseau.
 
 

Pour le recevoir, écrire à Amitiés Charles de Foucauld, 56 rue du Val d'Or, 92150 SURESNES - Abonnement annuel : 30 €. Vente au numéro : 8 €.

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13 juin 2008 5 13 /06 /juin /2008 21:22

L’enseignement à tirer des versets sur les impies :

 

« Ne soyons donc pas impies, ne nous établissons pas dans le péché… Pour ne pas tomber dans cette froideur glaciale, dans cette indifférence totale de l’impie, le moyen c’est d’éviter la moindre tiédeur : dans l’amour, les refroidissements, les tiédeurs conduisent peu à peu au divorce : soyons au contraire fervents, croissons chaque jour en amour ; cela ne consiste pas dans les douceurs éprouvées en priant ni dans les consolations d’un cœur qui sent qu’il aime : être fervent c’est faire à tout instant du jour, à tout instant de la vie, ce qui plaît le plus à l’être aimé, la volonté de Dieu, le plus parfait : les consolations, il n’est pas en notre pouvoir de les avoir : la vraie ferveur, il est toujours en notre pouvoir de la posséder. »

 

Bienheureux Charles de Foucauld, Méditations sur les psaumes, Psaume 1 (suite), nouvelle cité, 2002, pages 43-44.

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13 juin 2008 5 13 /06 /juin /2008 20:54

Strasbourg, du 19 au 21 septembre 2008

150ème anniversaire de la naissance
de Charles de Foucauld


PROGRAMME

Vendredi 19 septembre 

Lieu : Ecole Nationale d’Administration

18 h  Ouverture des Journées  par Mgr Grallet, Archevêque de Strasbourg
Le contexte alsacien de 1858  à 1870 par un historien
Inauguration de l’exposition ‘Charles de Foucauld 1858-2008’
Buffet et animation

Samedi 20 septembre : JOURNEE D’ETUDE
Lieu : Lycée Charles de Foucauld

8 h 30   Accueil
9 h  Prière et information

9 h 30  La naissance humaine :  terreau familial et culture
Père Bernard Xibault, diocèse de Strasbourg 

11 h La naissance d’une amitié spirituelle :
Charles de Foucauld  et l’Abbé Huvelin
Père Richard Escudier, curé de St Augustin à Paris


12 h pause déjeuner sur place

14 h  La naissance à l’interculturalité :
interview de Mgr Claude Rault, évêque de Laghouat (Algérie

14 h 30 La naissance d’une branche spirituelle :
Les Petits Frères et les Petites Sœurs de l’Incarnation (Haïti)
Petit Frère Franklin et Petite Sœur Emmanuelle

16 h Echanges et table ronde

18 h
SPECTACLE  « Comme un voyageur dans la nuit… »
de Bruno Durand

20 h Repas en groupes au restaurant ou soirée libre

Dimanche 21 septembre
Lieu : Collège Saint-Etienne

8 h 30  Adoration

9 h 30 
VISITE DES LIEUX FOUCAULDIENS STRASBOURGOIS
en petits groupes

11 h30   Temps de partage suivi du repas

15 h  CELEBRATION EUCHARISTIQUE A LA CATHEDRALE
présidée par Mgr Jean-Pierre Grallet

16 h 30  envoi – départ

Inscriptions avant le 23 août :
Petites Sœurs de l’Evangile
1 rue A Dumas
68200 Mulhouse
Tél : 03.89.43.44.05
Email : psemulhouse@club-internet.fr

 

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19 mars 2008 3 19 /03 /mars /2008 20:30


     « (...) Si nous songions combien le péché, la moindre faute déplaisent à notre bien-aimé, non seulement lui déplaisent, mais l'offensent, au prix de quelles souffrances il a expié nos péchés, quelle horreur, quelle terreur nous aurions de la moindre faute ! Comme il nous serait impossible d'écouter la tentation, comme le souvenir de nos péchés nous briserait le cœur, comme la pensée des péchés d'autrui nous remplirait de douleur ! Notre bien-aimé si offensé, si peu aimé, son cœur si abreuvé d'amertume, ses désirs si ardents si remplis, sa voix si peu écoutée, ses souffrances, sa passion, son sang, si méprisés. »

     Méditation sur Genèse 3, 1-12, in "Qui peut résister à Dieu ", nouvelle cité, 1980, page 30.

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12 mars 2008 3 12 /03 /mars /2008 20:18

                                                                   Vivre "au désert"

                
     Ce n’est pas en un jour que frère Charles intériorisera le mystère de cette vie de Nazareth, mais il sera un jour tellement plein de ce mystère qu’il le vivra sans s’en apercevoir, peut-on dire. De même les exigences de la vie retirée en Dieu, symbolisée par le désert, lui deviendront à ce point spontanées qu’on pourra dire à son sujet qu’il vit « au désert »… même s’il passe ses journées au contact de ses voisins, et même s’il ne sait pas clairement qu’il se ressource de ce que lui apporte effectivement cette vie au désert ! S’il dure ainsi au fin fond du Sahara, comme il aurait duré ailleurs si des circonstances lui avaient été des signes de Dieu pour y aller, ce n’est pas par attirance romantique, ni par fuite des hommes, ni par dégoût du monde, ni même par nécessité d’une purification ou d’un combat spirituel, c’est parce que c’est là qu’est sa vocation, sa mission.

En fait, pour Charles de Foucauld, comme aussi pour celui qui veut vraiment s’aventurer dans cette expérience, « l’attirance pour le désert » est fondée, comme l’écrit Jean-Yves Leloup dans Désert, déserts, « sur un appel, sur un désir d’intimité avec la transcendance perçue comme “Bien-Aimée”, comme Amant et comme Aimant, vers lesquels on se sent irrésistiblement attiré dans l’oubli de tout le reste. » (cité par Jean-Luc Maxence, op.cit., p. 184).

     (fin)

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11 mars 2008 2 11 /03 /mars /2008 23:36

                                                                                  Le désert intérieur

Il est dans le désert géographiquement parlant, mais son cœur est aux gens qui l’entourent. S’il les aime, c’est « en vue de Dieu » :
« Aimons-les en vue de Dieu, autant qu’Il le veut, comme Il le veut, non pour nous, ni pour eux, mais pour Lui ; notre amour pour eux n’en sera pas diminué mais incomparablement augmenté, puisant dans cette source de la volonté divine une force, une stabilité, un dévouement, une ardeur que n’a pas l’amour purement humain et qui ne sont que dans les cœurs qui, laissant Jésus vivre en eux, aiment par Jésus et non par eux-mêmes. Faisons donc dans nos sentiments pour le prochain et nos rapports avec lui, passer Dieu avant tout, n’ayant dans nos affections, nos pensées, nos paroles, nos actions que Dieu en vue, cherchant en tout une chose unique : être et faire ce qui est le plus agréable à Dieu. » Ces exhortations se trouvent dans le Directoire des frères et sœurs du S.C. de Jésus à l’article XX intitulé Détachement de tout ce qui n’est pas Dieu, qui est pour frère Charles sa manière de parler des bienfaits d’un passage par le désert.
Dans sa lettre au Père Jérôme, il emploie ces mots : « vider complètement cette petite maison de notre âme pour laisser toute la place à Dieu seul ». C’est là, dans cet intérieur, qu’il situe le désert.
 Cette image de « la maison de notre âme » ne se trouve pas très éloignée d’une autre image de « maison », elle aussi tout intérieure. Quand Charles de Foucauld, en effet, se demande comment et où vivre la vie de Jésus à Nazareth, l’abbé Huvelin lui fait remarquer que « Nazareth, c’est une maison qu’on se bâtit en son cœur, ou plutôt qu’on laisse bâtir en soi des mains de Jésus Enfant doux et humble de cœur ! » (2 août 1896). 

      (à suivre)
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10 mars 2008 1 10 /03 /mars /2008 22:27

« Tu seras un bel arbre »

 

« - Vous me dites que je serai heureux, heureux du vrai bonheur, heureux au dernier jour, que tout misérable que je suis, je suis un palmier planté au bord des eaux vives, des eaux vives de la volonté divine, de la parole divine, de l’amour divin, de la grâce… et que je donnerai mon fruit en son temps : vous daignez me consoler : je me sens sans fruit, je me sens sans bonnes œuvres, je me dis : [je suis converti depuis onze ans,] qu’ai-je fait ? Quelles étaient les œuvres des saints et quelles sont les miennes ? Je me vois les mains vides de bien : vous daignez me consoler : tu porteras du fruit en ton temps me dites-vous… Quel est ce temps : notre temps à tous c’est l’heure du jugement : vous me promettez que si je persiste dans la bonne volonté et le combat, si pauvre que je me vois, j’aurais des fruits à cette dernière heure… Et vous ajoutez : tu seras un bel arbre à feuilles éternellement vertes, et toutes tes œuvres auront une fin prospère, toutes rapporteront leur fruit pour l’éternité. Mon Dieu que vous êtes bon, que vous êtes divinement consolant. Ô Cœur de Jésus comme c’est vous qui avez dicté ces premiers mots si tendres du livre des Psaumes ! Vous nous dites là comme vous le direz un jour en Galilée : « Mon joug est doux et mon fardeau léger »… Merci, mon Dieu, de vos consolations dont nos pauvres cœurs ont tant besoin. »

 

Bienheureux Charles de Foucauld, Méditations sur les psaumes, Psaume 1 (suite), nouvelle cité, 2002, pages 41-42

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9 mars 2008 7 09 /03 /mars /2008 11:42

Le "désert" n'est qu'une préparation

L’essentiel de la pensée de Charles de Foucauld sur le désert n’est pas tant dans ces mots, souvent cités seuls et hors contexte : « Il faut passer par le désert et y séjourner pour recevoir la grâce de Dieu », que dans les lignes qui amènent et qui suivent cette phrase. Elles sont destinées au jeune Père Jérôme de Staouëli qui se prépare à Rome aux ordinations :


     « …Ce temps de préparation [où] vous êtes ; c’est une période extrêmement grave, extrêmement importante de votre vie, le temps où vous devez vous préparer par le recueillement, le silence intérieur, la solitude, l’éloignement plus grand que jamais des créatures à recevoir la grâce de Dieu et à faire le vide en vous pour qu’Il puisse vous posséder, vous remplir tout entier. “Aperi os tuum et implebo illud” [Ouvre ta bouche et je l’emplirai], pour que Dieu puisse remplir notre bouche, il faut qu’elle soit vide.[…] Plus tard l’âme produira des fruits exactement dans la mesure où l’homme intérieur se sera formé en elle. Si cette vie intérieure est nulle, il y aura beau avoir du zèle, de bonnes intentions, beaucoup de travail, les fruits seront nuls : c’est une source qui voudrait donner la sainteté aux autres mais qui ne peut ne l’ayant pas : On ne donne que ce qu’on a : et c’est dans la solitude, dans cette vie seul avec Dieu seul, dans ce recueillement profond de l’âme qui oublie tout le créé pour vivre seule dans l’union avec Dieu, que Dieu se donne tout entier à celui qui se donne ainsi tout entier à Lui. »
    Ce temps de préparation au ministère sacerdotal et à la vie au milieu des hommes et pour leur service, il l'appelle donc « désert » :
« C’est là qu’on se vide, qu’on chasse de soi tout ce qui n’est pas Dieu et qu’on vide complètement cette petite maison de notre âme pour laisser toute la place à Dieu seul. » (cf. Cette chère dernière place, Lettres à mes frères de la Trappe, Le Cerf, 1991, p. 182-183).
     Ces conseils spirituels qu’il envoie de Nazareth, il les répètent plus tard à ses amis, alors qu’il est inséré dans ces populations du désert à qui il se donne sans compter.

    (à suivre)

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8 mars 2008 6 08 /03 /mars /2008 14:48
« Beatus vir »
 
« Heureux l’homme qui ne s’unit pas aux impies et aux pécheurs, dites-vous… Mon Dieu, je suis misérable, je tombe cent fois par jour, mais enfin je ne m’unis pas de cœur aux méchants ; comme vous le dites plus bas « ma volonté est dans la loi du Seigneur, et je médite cette loi jour et nuit » : je suis donc heureux, moi, mon Dieu, malgré mes misères infinies ; je suis proclamé par vous heureux, malgré mes imperfections, mes chutes sans nombre… et vous ajoutez : « Cet homme sera comme l’arbre planté au bord des eaux ; il donnera son fruit en son temps. Ses feuilles ne tomberont pas, et tout ce qu’il fera prospérera »… Moi donc, mon Dieu, malgré tant de fautes, malgré cette misère où je me sens si plongé, uniquement parce que mon cœur ne s’unit pas aux impies, et que je ne m’arrête pas volontairement dans le péché, mais que ma volonté est attachée à votre loi et que je la médite pour la remplir… uniquement pour cela, dans votre bonté infinie, vous me dites – et vous me le dites tellement que c’est le premier mot du livre des Psaumes « Beatus vir »
 
 
Bienheureux Charles de Foucauld, Méditations sur les psaumes, nouvelle cité, 2002, pages 40-41
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4 mars 2008 2 04 /03 /mars /2008 07:28
Mardi après le 4ème dimanche de Carême
 
       « Tous vos pas, toutes les minutes qui s’écoulent vous rapprochent du terme final de votre voyage, de Jérusalem. Hélas ! que cela est proche ! Il semble que le Calvaire se dresse devant nous !… Dans quinze jours, aujourd’hui en quinze, vous serez dans le temple, enseignant. Après demain en huit, vous serez déjà à Jérusalem… Que tout se presse, mon Dieu ! Il semble que nous n’avons plus le temps de respirer, tant les temps sont proches !… Defecit anima mea… Vous aussi, vous voyez tout cela, mon Dieu, et mille fois plus distinctement que moi : pour moi c’est une vague et sanglante vision, pour vous c’est la terrifiante réalité dans tous ses détails et toutes ses vérités… Et pourtant vous marchez calme et doux… Ah ! c’est que vous aimez, mon bien-aimé Jésus, vous aimez votre Père et vous brûlez de boire tout calice offert par sa main, d’embrasser toute croix offerte par sa volonté adorée. « Pour que l’on sache que j’aime mon Père et que je fais toujours sa volonté, allons ! » dites-vous, et vous marchez, doux fort, serein… Seigneur, vous nous aimez tant que la pensée de nous sauver et de nous sanctifier pat votre sang vous console aussi ! »
 
       Bienheureux Charles de Foucauld, Considérations sur les fêtes de l’année, nouvelle cité 1987, pages 188-189.
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