Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Texte libre

Pour vos échanges avec La Frégate, deux moyens :

1. utiliser la fonction commentaire qui se trouve au bas de chaque article ;

2. envoyer votre adresse électronique dans l'espace Newsletter prévu à cet effet sur la droite de l'écran.

N'hésitez pas !

LT

Recherche

Bienvenue dans ce lieu virtuel qui porte le nom de l'ermitage de Charles de Foucauld à Tamarasset !

Archives

31 mars 2012 6 31 /03 /mars /2012 19:37

Pélerinage à Strasbourg

 

Le service des pèlerinages du diocèse de Soissons

organise un week-end sur les traces alsaciennes du bienheureux Charles de Foucauld,

à Strasbourg, les 14 et 15 avril.

 

Départ samedi 14 avril de Saint-Quentin Basilique, à 3 h 15

Retour dimanche 15 avril, à 0 h 15.

 

Un seul car de 53 places.

 

Tarif : 195 € par personne.

 

Réservez dès maintenant, auprès de :

M.Bouderlique, tél : 03 23 63 41 82

ou de

M. Carlier, tél : 03 23 09 56 31.

Repost 0
Published by Laurent Touchagues - dans Evénements
commenter cet article
27 mars 2012 2 27 /03 /mars /2012 22:47

CONFÉRENCE A SAUMUR  SUR CHARLES DE FOUCAULD

 

     Ce jeudi 29 mars à 20h30 est l'occasion d'une conférence - suivie d'un débat - dédiée à Charles de Foucauld, donnée par le Lieutenant-Colonel Oldra, ancien officier de l'Ecole de Cavalerie.

                                                                 Charles de Foucault
                                                                        Charles de Foucauld

Informations pratiques

Jeudi 29 mars 2012 à 20h30.
Musée de la Cavalerie à Saumur.

Entrée gratuite

Renseignements
MUSÉE DE LA CAVALERIE
49400 SAUMUR
Tél. 02 41 83 65 10
courriel

En savoir plus sur le Musée de la Cavalerie

Repost 0
Published by Laurent Touchagues - dans Conférences
commenter cet article
25 mars 2012 7 25 /03 /mars /2012 21:36

Conférence du chanoine Colomb (4)

 

     (…) Il n’a pas d’âmes à visiter, à évangéliser ! Il en aura peut-être demain, en tous cas il peut prier pour elles, et la prière, en ce cas, vaut plus qu’une visite. Les divers biographes de Jean-Marie Vianney ne nous disent pas que ce saint prêtre visita d’abord sa paroisse, mais ils insistent sur ce fait qu’on n’entrait presque jamais dans son église sans le voir en prière sur les marches de l’autel. Quelle chance pour un prêtre de passer de bons moments, chaque jour, près du tabernacle ! Le Père de Foucauld s’en réjouit en ces termes :

     « Je suis heureux, heureux d’être au pied du Saint Sacrement à toute heure, heureux de la grande solitude de ce lieu, heureux d’être et de faire – sauf mes péchés et mes misères – ce que veut Jésus ; heureux surtout du bonheur infini de Dieu. S’il n’y avait pas cette source intarissable de bonheur et de paix, le bonheur et la paix infinis, éternels, immuables du Bien-Aimé, le mal qu’on voit autour de soi et de toutes parts, et aussi les misères qu’on voit en soi-même, conduiraient vite à la tristesse. »

     Et ailleurs la même belle âme s’écrie : « Quelles sont douces, ces heures de la nuit ! Vous êtes là, mon Créateur, Vous êtes en moi, autour de moi, Vous remplissez ma petite cellule. Vous m’enveloppez, Ô mon Bien-Aimé, que Vous êtes bon ! Qui suis-je pour être choisi de Vous pour ce sort privilégié !... » La visite du Très Saint Sacrement n’est-elle pas une sublime invention de l’Église, invention admirablement préparée par l'institution de la Sainte Eucharistie ? Avec la facilité que le prêtre isolé, appelons-le ainsi, a de la faire tous les jours et aussi longtemps qu’il le veut, comment pourrait-il souffrir de sa solitude ?

     (…) Une âme d’élite se force sous l’influence de Celui qui est tout. « Jésus suffit, a dit le Père de Foucauld ; là où Il est rien ne manque ».

 

Chanoine COLOMB, Curé de Sainte-Marie de Mustapha (en 1939) à Alger.

 

Extraits de sa conférence : « L’Eucharistie, dans la solitude du prêtre », lors du Congrès eucharistique de mai 1939 à Alger (Cahiers Charles de Foucauld, volume 17, 1950, pages 102-105).

Repost 0
Published by Laurent Touchagues - dans Conférences
commenter cet article
22 mars 2012 4 22 /03 /mars /2012 23:40

Conférence du chanoine Colomb (3)

 

      En ces quelques mots, si je ne me fais pas d’illusion, Foucauld fait admirablement  le cadre dans lequel il se trouve et ce cadre est exactement celui de quelques prêtres en paroisse. Solitaire, il l’est complètement, car s’il a quelques voisins, aucun d’eux n’est fervent catholique, et il faut qu’une occasion se présente pour qu’il les visite chez eux ou les reçoive chez lui. Cependant son but, son idéal est plus encore de travailler à la conversion de ces pauvres gens que de se sanctifier soi-même, mais il sait attendre l’heure de Dieu et il la prépare en se sanctifiant dans la solitude.

     Écoutons-le encore sur ce sujet : « Où je vis cloîtré on aperçoit autre chose que le désert, ce qui m’est une joie.  Il fait si bon, mon cher ami, tout en priant de tout son cœur pour les hommes qui sont sur cette pauvre terre… lever les yeux bien au-dessus d’elle sur le grand ciel, image de l’infini pour lequel nous sommes créés. »

     Messieurs et chers Confrères, arrêtons-nous un instant sur ces pensées qui font de la solitude, non pas une nécessité, encore moins une contrainte de l’Autorité, une sorte de condamnation à l’exil d’un homme qui manquerait de qualités pour exercer son apostolat sur un champ plus animé. Notre solitude, à nous prêtres, est le fait du grand Ami qui nous y a appelés en nous donnant la vocation de pasteurs des âmes. « Non vos me elegistis, sed ego elegi vos et posui vos. » (1) En Algérie, en particulier, elle consiste à faire du prêtre un être à part, vaguement confondu avec 40, 50 mille musulmans qui l’observent à distance et quatre ou cinq cents catholiques pas toujours fervents.

     (à suivre)

 

     (1) Ndlr : parole de Notre Seigneur à ses disciples, rapportée par saint Jean l’Evangéliste : « Ce n’est pas vous qui m’avez choisi, mais c’est moi qui vous ai choisis et qui vous ai établis » (Jn 15, 16).

Repost 0
Published by Laurent Touchagues - dans Conférences
commenter cet article
20 mars 2012 2 20 /03 /mars /2012 17:48

Conférence du chanoine Colomb (2)

 

     Et voici Foucauld, lui, bien converti et excellemment prêtre. « On comprend, dit-il, dans le recueillement de nuits semblables, cette croyance des Arabes à une nuit mystérieuse, leïla elgedr, dans laquelle le ciel s’entrouvre, les anges descendant sur la terre, les eaux de la mer deviennent douces, et ce qu’il y a d’inanimé dans la nature s’incline pour adorer son Créateur. » La solitude peut donc réserver des joies insoupçonnées. Elle a donc un ciel, des anges, un Créateur qu’on doit adorer ?...

     Et Foucauld nous informe que ce n’est pas seulement durant sa vie sacerdotale qu’il a senti les bienfaisants effets de la solitude : « Cette douceur de la solitude, écrit-il, je l’ai éprouvée depuis l’âge de 20 ans, chaque fois que j’en ai joui. Même sans être chrétien, j’aimais la solitude en face de la belle nature, avec des livres, à plus forte raison quand le monde invisible et si doux fait que, dans la solitude, on n’est jamais seul. L’âme n’est pas faite pour le bruit mais pour le recueillement, et la vie doit être une préparation au ciel non seulement par les œuvres méritoires mais par la paix et le recueillement en Dieu. Mais l’homme s’est jeté dans des discussions infinies : le peu de bonheur qu’il trouve dans le bruit suffirait à prouver combien il s’y égare loin de sa vocation. »

     Et il va jusqu’à affirmer que, pour certains, un long séjour au désert est nécessaire pour se rapprocher de Dieu. « Il faut à l’âme ce silence, ce recueillement, cet oubli de tout le créé au milieu desquels Dieu établit, en elle, son règne, et forme, en elle, l’esprit intérieur, la vie intime avec Dieu… la conversation de l’âme avec Dieu dans la foi, l’espérance et la charité. »

     Mais jamais, je crois, le bon Père de Foucauld ne nous a décrit les bienfaits de la solitude et leur pourquoi comme dans les quelques lignes que je vous demande encore la permission de citer : « Ma vie n’est point ici celle d’un missionnaire, mais celle d’un ermite. Je suis depuis deux mois solitaire, près d’un petit hameau, au pied des montagnes, avec un gourbi et un petit jardin, dans une paix et un recueillement que tout l’or du monde ne suffirait pas à payer. Quand mes pauvres voisins viennent me voir, ils me trouvent. Le reste du temps, je suis seul avec la meilleure des sociétés, le Bon Dieu, tête à tête dont on ne se lasse pas… »

     (à suivre)

Repost 0
Published by Laurent Touchagues - dans Conférences
commenter cet article
17 mars 2012 6 17 /03 /mars /2012 19:23

Conférence du chanoine Colomb (1)

     Lors du même congrès eucharistique d’Alger en mai 1939 au cours duquel le chanoine Huot prononça la conférence donnée en extraits dans nos pages précédentes, le chanoine Colomb, curé de Sainte-Marie de Mustapha à Alger donna à son tour une conférence intitulée « L’Eucharistie dans la solitude du prêtre ». Extraits en quatre parties.

    Deux hommes de notre siècle (Ndlr : il s’agit donc du XXème siècle) ont particulièrement connu la solitude. L’un deux, Ernest Psichari, était laïque ; l’autre, Charles de Foucauld, était prêtre. La nature, l’éducation, le milieu, la profession, rien n’avait préparé ces deux hommes à aimer le désert, le silence, le recueillement ; et pourtant, chacun à sa façon, ils l’ont aimé passionnément, à la folie, peut-être jusqu’à l’extase, car, à travers la solitude devant les horizons infinis ils voyaient Dieu, ce Dieu que leur jeunesse n’avait ni connu, ni aimé.

     Voulez-vous que nous entendions leurs voix ?

     Voici Psichari : « Je sais que de grandes choses se font par l’Afrique (entendez le désert) ; je peux tout exiger d’elle et je peux tout, par elle, exiger de moi. Parce qu’elle est la figuration de l’éternité, j’exige qu’elle me donne le vrai, le bien, le beau et rien moins… » - Psichari écrivait cela à la page quatrième des Voix qui crient… ; il n’était pas encore pratiquant. « C’est là (en Afrique), continue-t-il, que j’ai connu mes premières heures de vraie solitude, là que j’ai, pour le première fois, écouté pieusement les heures tomber dans l’éternel silence du désert. »

     Et il exalte la facilité avec laquelle l’homme peut méditer dans cette immensité. Écoutons-le encore : « Ces grandes facilités de méditations que nous consent cette terre spirituelle, les Maures les utilisent et ils font, à cette aridité, d’admirables ornements. Pourquoi, transformant à notre mesure de semblables forces et les employant à notre bien propre, n’essayons-nous pas aussi de nous enrichir, ou plutôt de reconquérir nos richesses perdues ? » - « Cette terre misérable, où nous sommes nous-mêmes si misérables, elle a une singulière vertu d’excitation. L’on sent que l’on s’y élève au-dessus de soi-même. »

     Ailleurs, il appelle l’Afrique « la terre de la force et de la vertu. » - « La vie qu’on y mène (entendez qu’il y mène) est une vie retranchée du monde, une vie retranchée dans le monde ! » et il s’écrie : « Quelles forteresses ! Quels oppida ! »

     (à suivre)

Repost 0
Published by Laurent Touchagues - dans Conférences
commenter cet article
15 mars 2012 4 15 /03 /mars /2012 08:51

Conférence du chanoine Huot (fin)

    C’est au pied du tabernacle que l’apôtre de l’Eucharistie va consommer son holocauste, au soir du 1er vendredi du mois de décembre 1916. La journée entière a été consacrée à adorer l’Hostie, exposée dans un petit ostensoir sur l’humble autel de l’ermitage. Il fait nuit depuis plusieurs heures. Soudain, on frappe à la porte, le Père croit à l’arrivée du courrier de France. Comme son divin Maître, venant d’instituer l’Eucharistie, il est trahi cette nuit-là « in qua nocte tradebatur ». Et la mort suit de près la trahison.

    Dix-neuf ans auparavant, en 1897, au cours d’une méditation faite devant le tabernacle, le Père de Foucauld écrivait : « Pense que tu dois mourir martyr, dépouillé de tout, étendu à terre, nu, méconnaissable, couvert de sang et de blessures, violemment et douloureusement tué » (1). La prédiction se réalise intégralement…

    (…) Messieurs et chers Confrères, dans le sacerdoce nous avons le bonheur de nous communier nous-mêmes au Saint Sacrifice. Puisse notre ferveur ressembler à celle du Père de Foucauld offrant la divine Victime et s’offrant lui-même comme victime de l’Eucharistie. Nous obtiendrons certainement de Jésus des prêtres et des missionnaires de plus en plus nombreux, qui multiplieront les Tabernacles et feront rayonner triomphalement l’Hostie dans notre Afrique française.

Chanoine HUOT,

Curé-archiprêtre de la Cathédrale d’Alger et doyen du Chapitre

    Extraits de sa conférence : « L’Eucharistie, terme de l’apostolat du prêtre », lors du Congrès eucharistique de mai 1939 à Alger. (Cahiers Charles de Foucauld, volume 17, 1950, pages96-102)

 

    (1) Voici le texte intégral de cette méditation du 6 juin 1897, jour de Pentecôte : « Ta pensée de la mort. Pense que tu dois mourir martyr, dépouillé de tout, étendu à terre nu, méconnaissable, couvert de sang et de blessures, violemment et douloureusement tué… et désire que ce soit aujourd’hui… Pour que je te fasse cette grâce infinie, sois fidèle à veiller et à porter la croix. – Considère que c’est à cette mort que doit aboutir toute ta vie : vois pas là le peu d’importance de bien des choses. Pense souvent à cette mort pour t’y préparer et pour juger les choses à leur vraie valeur. » (Voyageur dans la nuit, nouvelle cité, 1979, page 35)

Repost 0
Published by Laurent Touchagues - dans Conférences
commenter cet article
13 mars 2012 2 13 /03 /mars /2012 16:15

Conférence du chanoine Huot (6)

     Le rayonnement apostolique du Père de Foucauld fut considérable. Un commandant de poste disait au général Lyautey, qui venait d’arriver dans le Sud oranais et s’inquiétait de voir le Père circuler seul dans le Sahara où la tranquillité ne régnait pas comme maintenant (Ndlr : conférence donnée à Alger en 1939) : « Le Père de Foucauld peut passer à travers tous le rezzous sans crainte d’un coup de fusil, seul avec son cheval. Les gens qu’il rencontrera se prosterneront à terre et baiseront le pan de son burnous en lui demandant sa baraka. »

     Plus il connaît l’Afrique française, plus le Père de Foucauld, comme nos évêques le font eux-mêmes si souvent, demande à Jésus-Hostie des vocations de prêtres et de missionnaires, qui travailleront à augmenter le nombre des Tabernacles dans nos colonies. « Cœur Sacré de Jésus, s’écriait-il, merci du premier Tabernacle en pays touareg ! Qu’il soit le prélude de beaucoup d’autres et l’annonce du salut de beaucoup d’âmes ! Rayonnez du fond de ce Tabernacle sur le peuple qui vous entoure sans vous connaître ! Envoyez des saints et nombreux ouvriers évangéliques partout où il en faut ici ! »

     De Tamanrasset, il ne cesse d’écrire à sa famille et à ses amis : « Il faut que la France donne des prêtres à l’Afrique française ! La patrie est l’extension de la famille. Les indigènes des colonies de la patrie font partie de la grande famille nationale. Nous devons donc travailler particulièrement au salut de toutes les âmes vivant dans les colonies de notre patrie. »

     Et de plus en plus, en célébrant chaque matin le Saint Sacrement avec une ferveur tout évangélique, en adorant, de longues heures durant, Jésus présent dans l’Eucharistie, le Père de Foucauld croit à la toute puissance conquérante de l’Hostie.

     (à suivre)

Repost 0
Published by Laurent Touchagues - dans Conférences
commenter cet article
11 mars 2012 7 11 /03 /mars /2012 14:58

Conférence du chanoine Huot (5)

 

     C’est dans cet amour de l’Eucharistie que frère Charles de Jésus trouve le secret de la sainteté personnelle, condition nécessaire du rayonnement apostolique. Il aime à rappeler que les premiers chrétiens, dont beaucoup sont morts martyrs, communiaient chaque jour en assistant à la Sainte Messe. Il cite saint Augustin : « Que les fidèles deviennent le corps du Christ, s’ils veulent vivre de l’esprit du Christ. Seul le corps du Christ vite de l’esprit du Christ. » Et il développe la pensée augustinienne : Jésus, pour nous sauver, est venu à nous, s’est mêlé à nous, a vécu avec nous dans le contact le plus familier et le plus étroit, de l’Annonciation à l’Ascension. Pour le salut des âmes, Jésus continue à venir à nous, à se mêler à nous, à vivre avec nous, dans le contact le plus étroit, chaque jour et à toute heure, dans la Sainte Eucharistie.

     Cette sainteté personnelle des chrétiens rayonnera autour d’eux et, en particulier, sur les musulmans et les infidèles. Ceux-ci comprendront alors ce qu’est la religion du Christ, « ce qu’est l’Évangile, ce qu’est Jésus… L’exemple est la seule œuvre extérieure par laquelle (les chrétiens) puissent agir sur les âmes rebelles à Jésus… Cette action par l’exemple est d’autant plus forte qu’elle n’excite aucune défiance, toute apparence de tromperie… en étant écartée… On fait du bien, non dans la mesure de ce qu’on dit ou de ce qu’on fait, mais dans la mesure de ce qu’on est, dans la mesure de la grâce qui accompagne nos actes, dans la mesure de la grâce qui accompagne nos actes, dans la mesure en laquelle Jésus vit en nous, dans la mesure en laquelle nos actes sont des actes de Jésus agissant  en nous et par nous… L’âme fait du bien dans la mesure de sa sainteté. »

     (à suivre)

Repost 0
Published by Laurent Touchagues - dans Conférences
commenter cet article
9 mars 2012 5 09 /03 /mars /2012 17:26

Conférence du chanoine Huot (4)

 

     Tant qu’il vécut, Frère Charles de Jésus n’eut pas la joie de voir se réaliser son rêve : « En vérité, avait affirmé le Maître, si le grain de froment tombé dans la terre ne meurt pas, il demeure seul ; mais s’il meurt, il donne beaucoup de fruit… »

     Et de fait, actuellement (Ndlr : rappelons que cette conférence date de 1939) à El Abiodh Sidi Cheikh, dans le Sud oranais, une fervente communauté de quatorze Petits Frères prolonge et fait resplendir l’apostolat eucharistique du Père de Foucauld, en un endroit où, jadis, il séjourna lui-même quelques heures, alors qu’il se rendait à Beni Abbès (1). Comment ne pas compter sur le rayonnement divin de l’Hostie dans ces immenses contrées ?

     C’est en communiant au cours d’une messe célébrée à l’église Saint-Augustin, à Paris, que Charles de Foucauld s’était converti, naguère, après avoir confessé ses fautes à l’Abbé Huvelin. Écoutons l’ermite du Sahara parler aux chrétiens de la messe et de la communion : « Les frères et sœurs, qui, par leur dévotion à la Sainte Eucharistie, voudront bien travailler à la conversion des âmes et spécialement à celle des infidèles appartenant aux colonies de la mère-patrie, s’efforceront d’assister chaque jour au Saint-Sacrifice de la messe. Ils réfléchiront à ce qu’est le divin sacrifice, à la fois Noël et le Calvaire… Une seule messe glorifie plus Dieu que ne ferait le martyre de tous les hommes, uni aux louanges de tous les anges et de tous les saints. – Partout où est la Sainte Hostie est le Dieu vivant, est ton Sauveur aussi réellement que quand Il était vivant et parlant en Galilée et en Judée, et qu’Il est maintenant dans le Ciel. Ne perds jamais une communion par ta faute : une communion, c’est plus que la vie, plus que tous les biens du monde, plus que l’univers entier, c’est Dieu Lui-même, c’est Moi, Jésus. Peux-tu me préférer quelque chose ? Peux-tu, si tu m’aimes tant soit peu, perdre volontairement la grâce que je te fais d’entrer ainsi en toi ? Aime-Moi de toute l’étendue et dans toute la simplicité de ton cœur. »

     (à suivre)

(1) C’est sur le chemin de retour de son premier voyage en France, le 18 mars 1909, que Charles de Foucauld passa une nuit à El Abiodh Sidi Cheikh où serait fondée en 1933 la première Fraternité des Petits Frères de Jésus.

Repost 0
Published by Laurent Touchagues - dans Conférences
commenter cet article