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Bienvenue dans ce lieu virtuel qui porte le nom de l'ermitage de Charles de Foucauld à Tamarasset !

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23 juin 2007 6 23 /06 /juin /2007 22:16

Savoir se passer du superflu

 

      « Prie, médite le saint Évangile, lis la vie des martyrs, communie surtout de plus en plus souvent, va le plus que tu peux (…) devant le Très Saint sacrement : ce sont là autant de sources où l’on puise abondamment la force divine, la force de Jésus même, cette force qui nous permet, comme le pain que Dieu fit manger à Élie, de marcher pendant 40 jours – pendant toute la vie – et d’arriver jusqu’à la montagne de Dieu, le ciel.

      « Et puis apprends à tes enfants à vivre de peu, à mépriser les futilités, tous ces riens que goûte le monde et que repousse Jésus disant : « Bienheureux les pauvres ! » et choisissant pour Lui-même l’extrême pauvreté d’un pauvre ouvrier ; aimer cette chère liberté, nous délivrant de tant de soucis superflus et puérils, et l’indépendance de celui qui n’a rien à perdre et par conséquent rien à craindre. Savoir se passer de tout le superflu, c’est la suprême richesse. Rends à tes enfants le grand service de les enrichir de cette richesse-là : nulle révolution ne pourra la leur ôter ! »

 

      (Bienheureux Charles de Foucauld, le 14 février 1901, in « Lettres à sa sœur Marie de Blic », éditions Le Livre Ouvert, page 100)

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23 mai 2007 3 23 /05 /mai /2007 22:43

Le Bulletin trimestriel des Amitiés Charles de Foucauld daté d'avril 2007 et portant le numéro 166 est paru depuis deux semaines.

 

Le contenu de ce numéro 166 est le suivant :

 

 

1. " Une Hymne pour le Bienheureux Charles de Foucauld " : commentaire par l'actuel Père Abbé de la Trappe de Notre-Dame-des-Neiges, Dom Hugues de Séreville, de l'hymne poétique composée par Frère David, d'En-Calcat, et publiée ici le 3 avril dernier.

  

 2. " Trois jours avec le Bienheureux Charles de Foucauld " par Dom Hugues de Séreville, qui évoque les fêtes du 1er au 3 décembre 2006 à Notre-Dame-des-Neiges à l'occasion de la consécration de la chapelle dédiée au Bienheureux dans cette Trappe où il a commencé sa vie religieuse en 1890. Avec des dessins de cet oratoire.

 

3. " Le séjour de Motylinski à Tamanraset ", qui permet à Michel de Suremain d'évoquer l'excursion linguistique et sociologique que fit au Hoggar, de juin à septembre 1906, cet officier interprète et professeur d'arabe à l'Université de Constantine. Ami de Charles de Foucauld, mort prématurément en 1907, il aidera le Bienheureux dans ses travaux linguistiques sur la langue des Touareg.

 

4. Précision n° 3 : " La punition de 1881 ", par Pierre Sourisseau, où l'on apprend que l'expression "pour indiscipline doublée d'inconduite notoire" (entre guillemets, comme si c'était une citation), sans cesse répétée dans les livres et les conférences, est apparue sous la plume d'une auteur en 1933 mais ne se trouve nullement comme telle dans les documents militaires officiels !

 

5. Guy Basset, donne ensuite le compte-rendu d'un ouvrage d'Elisabeth Cazenave, qui raconte les " Explorations artistiques au Sahara " de 1850 à 1975, ouvrage qui "se termine par une évocation du Père de Foucauld, déjà très présent dans l'ensemble du livre, et souligne son importance pour le Sahara".

 

6. Enfin une notice des Amitiés Charles de Foucauld évoque la vie et le rôle de Mgr Bernard Jacqueline, décédé le 26 février 2007, qui fut Postulateur de la cause de béatification de Charles de Foucauld de 1970 à 1982. C'est à Mgr Jacqueline que nous devons l'édition intégrale des Ecrits spirituels de Charles de Foucauld (aux éditions nouvelle cité).

 

Le Bulletin trimestriel des Amitiés Charles de Foucauld

56 rue du Val d'Or, 92150 Suresnes (France)

Abonnement au quatre numéros annuels : 30 euros.

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23 mai 2007 3 23 /05 /mai /2007 00:47

 

Conclusion d'une médiation de Mgr Jean-Claude Boulanger, évêque de Sées, à propos du bienheureux Charles de Foucauld. Il s’agit d’un extrait d'une conférence prononcée dans le cadre d'un colloque à Lisieux le 6 mai 2005 sur le thème : « Devenir Saint dans la vie ordinaire »

"On ne comprend bien la vie d’un être humain qu’au moment de sa mort. Comme tous les hommes de communion à travers l’histoire, Frère Charles est mort, victime de la violence et de la haine à la suite de son Bien-aimé, Maître et Seigneur, Jésus de Nazareth. En ce 1er décembre 1916, 1er vendredi du mois, un corps est là, recroquevillé, raidi, à même le sol, les mains attachées derrière le dos. Frère Charles vient d’être tué d’une balle dans la tête, victime d’un groupe d’Islamistes qui venaient sans doute l’enlever pour le prendre en otage. Il est là, au pied du fortin à Tamanrasset qu’il avait fait construire pour protéger les habitants. La nuit tombe sur Tamanrasset. Non loin de ce corps raidi, à l’intérieur du fortin, à même le sol, au milieu de tas de papiers jetés pêle-mêle, il y a la lunule du Saint Sacrement que Frère Charles a tant adoré. Son Maître et Seigneur l’a rejoint jusque là. Non loin de là, à même le sable, les quatre Évangiles, la Parole de Dieu qu’il a tant méditée. Le courrier était prêt et dans l’une de ses lettres, il avait écrit : « Quand on peut souffrir et aimer, on peut beaucoup, on peut le plus qu’on puisse en ce monde … On trouve qu’on n’aime pas assez… comme c’est vrai. On n’aimera jamais assez ». Ce furent aussi les dernières paroles de l’abbé Huvelin. Frère Charles avait compris qu’il n’y a de Sainteté que dans une vie offerte par amour, jusqu’au bout de l’amour. Peu à peu, l’Esprit de Dieu l’avait conduit du « jamais arrière » au « tout est consommé ». Le vrai bonheur est d’aimer et d’être aimé de Dieu. Peu à peu, il était entré dans le bonheur de Dieu et il était devenu l’homme des Béatitudes.

 


"Comme le grain de blé jeté en terre, son corps avait été placé à même le sol, dans le fossé, autour du fortin avec les corps de trois musulmans. Parce qu’il s’était identifié peu à peu à Jésus de Nazareth, dans l’acte d’offrande de sa vie, il était devenu frère en humanité, au point que dans sa mort, il rejoint ses frères musulmans, gisant-là, côte à côte mystérieusement. Sa mort même n’a rien d’extraordinaire. C’est un fait divers, parmi tant d’autres. Il est là, abandonné dans l’effacement de ce qu’a voulu être sa vie, comme l’olive oubliée sur l’olivier après la cueillette. Et de manière peut être prophétique, l’amenokal Moussa Agg Amastan, chef des Touaregs, un musulman, écrira à la sœur de Charles : « Charles, le marabout, n’est pas mort pour vous autres seuls, il est mort pour nous tous. Que Dieu lui donne la miséricorde et nous nous rencontrions avec lui au paradis ! ». « Aimer, c’est se livrer comme Jésus sur la croix » avait écrit Frère Charles. Seuls ceux qui donnent leur vie à la suite de Jésus fécondent l’histoire. Le véritable missionnaire est le Saint. Mais il n’y a de Sainteté que dans l’offrande d’une pauvreté aimante. Frère Charles est un vrai témoin de Jésus de Nazareth pour notre temps."

 

 

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Published by Laurent Touchagues - dans Textes sur le Bx
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13 mai 2007 7 13 /05 /mai /2007 21:19

Sur la prière : …Demander les choses les plus impossibles…  

 

« Si vous aviez de la foi gros comme un grain de sénevé, rien ne vous serait impossible »… (Mt 17, 19)

 

« Nous pouvons tout par la prière : Si nous ne recevons pas, c’est que nous avons manqué de foi, ou que nous avons trop peu prié, ou qu’il serait mauvais pour nous que notre demande nous soit accordée, ou que Dieu nous donne quelque chose de meilleur que ce que nous demandons… Mais jamais nous ne recevons pas ce que nous demandons parce que la chose est trop difficile à obtenir : « rien ne nous est impossible : … N’hésitons pas à demander à Dieu les choses même les plus difficiles, telles que la conversion de grands pécheurs, de peuples entiers : demandons-les lui même d’autant plus qu’elles sont plus difficiles, avec la foi que Dieu nous aime passionnément et que plus un don est grand plus celui qui aime passionnément aime à le faire : mais demandons avec foi, avec insistance, constance, avec amour, avec bonne volonté… Et soyons surs que si nous demandons ainsi et avec assez de constance nous serons exaucés, en recevant la grâce demandée ou une meilleure... Demandons donc hardiment à Notre Seigneur les choses les plus impossibles à obtenir, quand elles sont pour sa gloire, et soyons sûrs que son cœur nous les accordera d’autant plus qu’elles semblent humainement plus impossibles : car donner l’impossible à ce qu’il aime est doux à son cœur, et combien ne nous aime-t-il pas ? »

Bienheureux Charles de Foucauld, L’esprit de Jésus, page 43-44.

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23 avril 2007 1 23 /04 /avril /2007 22:56

Sur la prière : …Priez le maître de la moisson…

« Priez le maître de la moisson d’envoyer

des ouvriers à sa moisson »… (Mt 9, 38)

 « Voici donc une demande que Notre Seigneur nous dit formellement de faire : prier pour ceux qui évangélisent, qui se livrent à l’apostolat …  Combien sainte Thérèse avait bien compris cette parole elle qui voulait que l’occupation principale de ses filles fût de demander à Dieu des hommes vraiment apostoliques pour lui gagner des âmes et de soutenir par leurs prières les hommes qui enseignent et dirigent les âmes… Faisons comme elle : faisons ce que nous dit ici Notre Seigneur : dans nos oraisons, dans nos prières demandons souvent, très souvent, chaque jour à Dieu de donner à son Église de saints apôtres, de les soutenir dans leurs labeurs, et de faire fructifier leurs travauxC’est prier pour l’Église, prier pour les apôtres, prier pour les évangélisés : pour l’Église afin qu’elle reçoive ce bienfait de posséder des hommes vraiment apostoliques ; pour les évangélisants afin qu’ils soient saints ; pour les évangélisés afin qu’ils se sanctifient. »

Bienheureux Charles de Foucauld, L’esprit de Jésus, page 41-42.

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3 avril 2007 2 03 /04 /avril /2007 09:09

Aimer comme Lui nous a aimés 

 

Hymne pour célébrer Charles de Foucauld

  

 

Aimer

Comme Lui nous a aimés,

Et par amour, choisir

La dernière place,

Être pauvre et serviteur,

Frère de Jésus. 

 

Chercher

Comme Lui la vie cachée,

Et par amour, partir

Où l’Esprit appelle,

N’être rien qu’un voyageur

Passant dans la nuit.

 

Prier

Longuement le Bien-Aimé,

Et par amour, s’ouvrir

Au plus grand silence,

Adorer Jésus Sauveur

Dans l’Eucharistie

 

Porter

L’Évangile aux affamés

Et par amour, cueillir

Tous les mots d’un peuple

Où le Verbe aussi demeure

Et germe sans bruit.

 

Donner

Jusqu’au bout sa vie donnée,

Et par amour, mourir

En offrant au Père

L’abandon jailli d’un cœur

Libre à l’infini. 

 

Frère David, En-Calcat

(Commission Francophone Cistercienne)

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31 mars 2007 6 31 /03 /mars /2007 11:47

     "Cette paix infinie, cette lumière radieuse, ce bonheur inaltérable dont je jouis depuis douze ans (1), vous les trouveriez en marchant par le chemin que le bon Dieu m’a fait suivre : prier, prier beaucoup ; prendre un bon confesseur choisi avec grand soin, et suivre soigneusement ses conseils, comme on suit ceux d’un bon professeur ; lire, relire, méditer l’Évangile et s’efforcer de le pratiquer. Avec ces trois choses, vous ne pouvez manquer d’arriver rapidement à cette lumière qui transforme toutes les choses de la vie, et fait de la terre un ciel en y unissant notre volonté à celle de DIEU… JÉSUS l’a dit : c’est sa première parole à ses apôtres : sa première parole à tous ceux qui ont soif de Le connaître : « Venite et videte » ; « Commencez par « venir », en me suivant, en m’imitant, en pratiquant mes enseignements ; et ensuite vous « verrez », vous jouirez de la lumière, dans la même mesure que vous aurez pratiqué… » « Venite et videte » ; j’ai vu tellement, par mon expérience, la vérité de ces mots, que je vous écris cette lettre pour vous les dire…"

 

     Lettre du bienheureux Charles de Foucauld à Henry de Castries, depuis Notre-Dame-des-Neiges, le 14 août 1901. 

 

     (1) C’est à dire depuis son entrée dans la vie religieuse en 1889.

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13 mars 2007 2 13 /03 /mars /2007 23:44

   Le texte intégral de l’Exhortation apostolique post-synodale de Benoît XVI, sur l’Eucharistie, source et sommet de la vie et de la mission de l’Église, a été présenté ce matin à la salle de presse du Saint-Siège. Il est disponible à l’adresse suivante : Exhortation post-synodale.

   Ce document, intitulé « Sacramentum caritatis » rassemble les propositions des Pères synodaux des cinq continents qui s’étaient réunis à Rome à l’occasion de la XIe Assemblée générale ordinaire du Synode des évêques du 2 au 23 octobre 2005 sur le thème : « L’Eucharistie, source et sommet de la vie et de la mission de l’Église ».

 

   Dans le premier paragraphe de sa conclusion, qu’on lira ci-dessous, le Saint Père cite le nom du bienheureux Charles de Foucauld.

   « 94. Chers frères et sœurs, l'Eucharistie est à l'origine de toute forme de sainteté et chacun de nous est appelé à une plénitude de vie dans l'Esprit Saint. Combien de saints ont rendu leur vie authentique grâce à leur piété eucharistique! De saint Ignace d'Antioche à saint Augustin, de saint Antoine, Abbé, à saint Benoît, de saint François d'Assise à saint Thomas d'Aquin, de sainte Claire d'Assise à sainte Catherine de Sienne, de saint Pascal Baylon à saint Pierre-Julien Eymard, de saint Alphonse-Marie de Liguori au bienheureux Charles de Foucauld, de saint Jean-Marie Vianney à sainte Thérèse de Lisieux, de saint Pio de Pietrelcina à la bienheureuse Teresa de Calcutta, du bienheureux Piergiorgio Frassati au bienheureux Ivan Mertz, pour n'en citer que quelques-uns parmi les très nombreux noms, la sainteté a toujours trouvé son centre dans le sacrement de l'Eucharistie.

   « Il est donc nécessaire que, dans l'Église, ce très saint Mystère soit vraiment objet de foi, célébré avec dévotion et vécu intensément. Le don que Jésus fait de lui-même dans le Sacrement mémorial de sa passion nous atteste que la réussite de notre vie réside dans la participation à la vie trinitaire, qui en Lui nous est offerte de façon définitive et efficace. La célébration et l'adoration de l'Eucharistie nous permettent de nous approcher de l'amour de Dieu et d'y adhérer personnellement jusqu'à l'union avec le Seigneur bien- aimé. L'offrande de notre vie, la communion avec toute la communauté des croyants et la solidarité avec tout homme sont des aspects inséparables de la « logiké latreía », du culte spirituel, saint et agréable à Dieu (cf. Rm 12, 1), dans lequel toute notre réalité humaine concrète est transformée pour la gloire de Dieu. J'invite donc tous les pasteurs à porter la plus grande attention à la promotion d'une spiritualité chrétienne authentiquement eucharistique. Les prêtres, les diacres et tous ceux qui exercent un ministère eucharistique pourront toujours tirer de ces services-là, accomplis avec soin et avec une préparation constante, force et stimulant pour leur chemin de sanctification personnel et communautaire. J'exhorte tous les laïcs, les familles en particulier, à trouver continuellement dans le Sacrement de l'amour du Christ l'énergie pour transformer leur vie en un signe authentique de la présence du Seigneur ressuscité. Je demande à toutes les personnes consacrées de montrer par leur vie eucharistique la splendeur et la beauté de leur appartenance totale au Seigneur. »

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11 mars 2007 7 11 /03 /mars /2007 22:00

Sur la prière : …combien plus votre Père…

 

« Si vous, qui êtes mauvais, donnez de bonnes choses à vos enfants,

combien plus votre Père qui est dans les cieux

donnera-t-il de bonnes choses à ceux qui le prient ! »… (Mt 7, 11)

 

 

« Ceci nous apprend 1° combien il est important de demander, et de demander beaucoup dans la prière, de passer même une grande partie de notre vie à demander en priant, puisque ces demandes produisent un si grand effet et sont si sûres d’obtenir ce dont nous avons besoin, nous et le prochain… 2° combien nous sommes coupables si nous ne demandons pas pour nous et pour le prochain puisque nous privons par là le prochain d’un si grand bien et nous des grâces nécessaires pour plaire à Dieu, l’aimer et le servir… 3° avec quelle confiance, quel abandon, quelle simplicité nous devons prier, quelle foi d’être exaucés : nous sommes des enfants qui demandons à notre père, au meilleur des pères, le pain quotidien pour nous et nos frères, pain que lui seul peut nous donner et sans lequel nous ne pouvons vivre : nous lui demandons les instruments nécessaires pour le servir, lui plaire, le consoler, lui obéir le mieux possible : et il nous refuserait ! Quelle folie ! La bonté de Dieu serait au dessous de la bonté d’un homme ! Quelle insanité !… C’est pourtant l’insanité de tous ceux qui demandent à Dieu pour eux ou pour les autres les biens de l’âme sans avoir une foi absolue qu’ils seront exaucés. » 

 

Bienheureux Charles de Foucauld, L’esprit de Jésus, page 39-40.

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3 mars 2007 6 03 /03 /mars /2007 22:28

Témoignage de l’abbé Gérard Wackenheim

(auteur de « Charles de Foucauld enfant », Libreria Coello, 2002) 

 

   Quand j’ai été nommé curé de Wissembourg, en 1986, j’ai pensé que je devais mettre à profit ma situation pour combler une lacune dans les biographies de Charles de Foucauld. En effet, celles-ci ne disent pas grand-chose sur ses douze premières années passées en Alsace, et pratiquement rien sur sa petite enfance à Wissembourg. Or tel est, pour tout être humain, le temps où se forme sa personnalité profonde. Je voulais savoir ce qui s’était passé dans le cas de Charles de Foucauld. En commençant mes recherches, je n’avais pas d’autre intention que celle-là. 

 

   Qu’ai je trouvé ? J’ai d’abord rencontré une famille qui, du côté maternel surtout, était enracinée depuis des générations en Alsace et dans l’Est de la France. Un milieu familial qui, par ailleurs, portait la double marque du patriotisme et de la foi catholique. Charles de Foucauld n’oubliera pas ses origines alsaciennes. Il sera patriote, et sa foi catholique prendra, par moments, des couleurs nationales.

 

   Dans cette famille, on vivait des relations très affectueuses que n’altéraient ni le temps, ni les aléas de l’existence. Charles a été un petit garçon choyé par les siens et chargé d’attentes de leur part. Il leur restera très attaché comme il se montrera d’une grande fidélité en amitié. Ce cœur profondément affectueux et fidèle était préparé pour comprendre et vivre la religion chrétienne comme un amour et à s’attacher avec passion à son « bien-aimé Frère et Seigneur Jésus », cherchant à Le suivre comme « modèle unique » par une imitation toujours plus exacte.

 

   Les attentions que recevaient le petit Charles de la part de son entourage étaient sans doute d’autant plus empressées que les malheurs ne lui furent pas épargnés. Son enfance a été très tôt marquée par la souffrance. Rappelons la mort des deux parents dans la même année ainsi que la maladie et la douleur morale qui l’avaient précédée, les déménagements de la guerre de 1870, l’exode et la perte de la province natale. Je pense que toutes ces ruptures ont contribué à détacher Charles de Foucauld des modèles de la société bourgeoise : souci de la fortune, carrière et mariage conformes aux normes sociales. Tout en s’appuyant sur l’affection de la famille qui lui restait et en cherchant à répondre à ses attentes, il empruntera des chemins nouveaux.

 

   On connaît la personnalité de Charles de Foucauld par ses faits et gestes, ses écrits et son abondante correspondance. Ses premières années, mieux connues, permettent peut-être d’en préciser les traits, de les relier et de les pondérer entre eux.

 

   [Source : L’Église en Alsace – Hors série n° 5]
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