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Bienvenue dans ce lieu virtuel qui porte le nom de l'ermitage de Charles de Foucauld à Tamarasset !

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29 novembre 2006 3 29 /11 /novembre /2006 22:53

     Le 30 novembre 1897, à Nazareth, le Bienheureux Charles de Foucauld finissait ainsi sa méditation écrite quotidienne :

     Saint André, merveilleux amant de la croix, apprenez-moi à désirer la croix avec vous, à la bénir lorsqu'elle approche, à m'y laisser attacher avec courage, à mourir sur elle avec amour, en gloriflant Dieu !... Apprenez-moi à désirer, chercher, recevoir, porter la croix... à dire : Bona Crux, à toute souffrance, pendant toute souffrance, jusqu'à la mort... Apprenez-moi à désirer le martyre par amour pur de Jésus, comme Jésus veut qu'on le désire et obtenez-moi de le recevoir courageusement et amoureusement, de manière à consoler le plus possible le coeur de Jésus, en Lui, par Lui et pour Lui. Amen.

     ("Considérations sur les fêtes de l'année", nouvelle cité, page50)

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28 novembre 2006 2 28 /11 /novembre /2006 23:04

      Le BULLETIN TRIMESTRIEL DES AMITIES CHARLES DE FOUCAULD vient de paraître.

 

      Ce Bulletin n° 164 comprend 40 pages, où l'on peut lire :

 

      1)  le texte inédit de la conférence donnée le 30 mars 2006 dans le cadre de la IXè Semaine du Marais Chrétien, par Pierre Sourisseau, Archiviste de la Cause de canonisation de Charles de Foucauld. Cette conférence est une analyse documentée sur "la solitude dans la vie de Charles de Foucauld", en trois parties principales : Emotions, Expériences et Secret ;

      2) une étude historique intitulée "Charles de Foucauld, premières années à Tamanrasset", sous la plume du Général Michel de Suremain, Président des Amitiés Charles de Foucauld, qui évoque en particulier les premiers travaux linguistiques de Charles de Foucauld et l'importance de ses rapports avec Motylinski et la mission Arnaud-Cortier ;

      3) le premier volet d'un nouvelle rubrique, intitulée "Attention à la précision !", rubrique sereine, concrète et pratique, qui rectifiera, au fil des numéros du Bulletin, les "on-dit" et erreurs répétitives trop facilement véhiculés dans les articles, biographies, conférences voire homélies consacrées à Charles de Foucauld. Dans ce Bulletin, la Précision n° 1 porte sur les armes déposées dans le bordj de Charles de Foucauld à Tamanrasset ;

      4) la réédition d'un texte écrit en 1966 par le Père René Voillaume (+ en 2003), à l'occasion du cinquantenaire de la mort de Charles de Foucauld, article publié dans la revue de théologie missionnaire "Parole et Mission", sous le titre : "Le sens d'une vie" ;

      5) enfin les diverses rubriques habituelles consacrées aux événements et nouveaux ouvrages relatifs à Charles de Foucauld. A signaler cette fois, les renseignements relatifs aux enregistrements de la cérémonie de béatification de Charles de Foucauld, le 13 novembre 2005 à Rome, et une notice nécrologique sur le Père Xavier Louis, ancien officier méhariste devenu aumônier militaire puis curé de différentes paroisses de Paris et qui oeuvra longtemps aux Amitiés et au Groupe de recherche sur Charles de Foucauld.

     

On peut se procurer ce numéro en écrivant aux :

Amitiés Charles de Foucauld, 56 rue du Val d'Or, 92150 Suresnes,

ou en envoyant un message via ce blog.

  L'abonnement annuel au Bulletin trimestriel des Amitiés Charles de Foucauld est de 30 €

Le prix au numéro est de 8 €

(Compte : "Amitiés Charles de Foucauld" - CCP 6350 05 D Paris)

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27 novembre 2006 1 27 /11 /novembre /2006 22:30

Une statue à la mémoire de Charles de Foucauld inaugurée à Strasbourg

      Une statue du Bienheureux Charles de Foucauld a été inaugurée samedi dans sa ville natale de Strasbourg à l'approche du 90ème anniversaire de sa mort le 1er décembre 1916. Saint-Cyrien, explorateur, prêtre, missionnaire et ermite, Charles de Foucauld est né le 15 septembre 1858 à Strasbourg, où il a été baptisé à l'Église Saint-Pierre-le-Jeune le 4 novembre suivant. C'est sur le parvis de cette église qu'a été dévoilée samedi 25 novembre la sculpture en bronze de l'artiste néerlandaise Daphné du Barry.

    Cette action est le fruit du travail de l’Association pour la Construction d’une Statue de Charles de Foucauld à Strasbourg – ACSCFS, ayant son siège à Saint-Pierre-le-Jeune, qui exprimait ainsi son projet, il y a un an  :

    « Ériger une statue de Charles de Foucauld à Strasbourg, lieu de sa naissance, de son baptême et de ses premières années, est une belle forme de reconnaissance à son égard, pour ce qu’il a apporté aux plans humain et spirituel et pour le profond et fructueux sillon qu’il a laissé derrière lui.

   Ériger une statue du Père de Foucauld est donc aussi une manière de mieux faire connaître cette belle figure et de présenter en exemple de vie cet homme qui a tant aimé le Christ.

   Ériger une statue de Charles de Foucauld, c’est enfin saluer d’une façon toute particulière la terre d’Algérie à laquelle le père de Foucauld a consacré tant d’années et dont il disait être devenu un des fils. »

                                                                                    (Daphné du Barry au travail sur la statue inaugurée samedi à Strasbourg)

 

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26 novembre 2006 7 26 /11 /novembre /2006 21:34

     La béatification, le 13 novembre (2005), du P. Charles de Foucauld est l'occasion de faire mémoire des relations qu'il a entretenues avec le Sacré-Cœur de Montmartre à Paris. On sait que les Oblats ont été les premiers chapelains de la basilique, dont le cardinal Guibert fut le très actif promoteur. Le P. Rey y est arrivé en 1876 accompagné notamment du P. Alfred Yenveux. La communauté des Oblats fut obligée de quitter Montmartre en 1903 à cause des lois françaises interdisant et dissolvant les congrégations religieuses. Le diocèse de Paris prit alors la responsabilité directe de l'œuvre.

 

     Voici ce qu'écrit le P. Jacques Benoist dans son ouvrage très documenté « Le Sacré-Cœur de Montmartre. De 1870 à nos jours » :  « Au lendemain de sa conversion, dans l'immense campagne de consécrations de 1889, (campagne lancée par le P. Voirin ; cette année-là, le sanctuaire accueillit cinq cent mille consécrations dont celles de cent mille familles), le vicomte de Foucauld s'est lui aussi consacré au Cœur de Jésus le 6 juin dans sa paroisse, Saint-Augustin, les formulaires remplis par chacun des fidèles étant reliés et remis en un volume au Sacré-Cœur le 21 juin.

 

     La dévotion au Sacré-Cœur de Jésus s'amplifie avec l'approfondissement de sa vocation. Le 16 mai 1900, il écrit à l'abbé Huvelin et l'entretient de sa demande à « l'évêque de Montmartre » (joli titre pour le cardinal-archevêque de Paris qui montre son attachement bien connu pour le sanctuaire national), Mgr Richard, de porter l'habit d'ermite du Sacré-Cœur. Le frère Charles veut bien être seul mais ne veut pas rester isolé : le 8 mai 1902, il fait enregistrer à Montmartre le règlement de la confrérie du Sacré-Cœur (poste de Beni-Abbès – Afrique du Nord) dont l'agrégation à l'Archiconfrérie du Vœu national porte le n°619 sur les registres.

 

     Mais cette confrérie ne lui suffit pas. Il veut faire partie de la section sacerdotale fondée par le P. Yenveux. Dans le Bulletin du 21 août 1902, il y a une lettre d'un « ardent missionnaire de l'Afrique » à la date du 16 avril 1902 : « J'ai reçu les imprimés concernant les Prêtres-Apôtres du Sacré-Cœur… ». Quelques mois plus tard on publie « l'Acte de consécration de la mission du Sahara français au Sacré-Cœur de Jésus, fait en la fête de Saint-Joseph… le 19 mars 1902, à Ghardaïa du Mzab ». Mais les contacts ne s'arrêtent pas là. Le F. Charles de Jésus, missionnaire de Beni-Abbès, Sahara Oranais, le 18 décembre 1902, écrit à nouveau. Sa lettre est publiée par deux fois. Il y clame toute sa tristesse de voir ce grand pays et tous ses habitants dans les ténèbres et encore privés de la lumière qui a resplendi à Noël. Dans ses carnets tenus à Beni-Abbès, le 8 janvier 1903, il écrit encore :

 

     « Reçu, hier, une lettre importante de M. l'abbé Yenveux, des chapelains de Montmartre. Il annonce le congrès des Prêtres-Apôtres le 14 janvier et se propose d'y parler en faveur du Maroc. Il me demande aujourd'hui une dépêche et une lettre… Commencement des relations avec Montmartre au sujet de Marguerite… Je mets, autant que cela est possible, l'évangélisation du Maroc et le Maroc lui-même sous la protection de la bienheureuse Marguerite-Marie, la donnant, dans la mesure où je peux au Maroc, comme patronne… »

 

     Pour ce congrès annoncé, le frère Charles envoie au P. Yenveux un appel de sept pages en faveur de la conversion du Maroc par la prière et la pénitence, par la venue de missionnaires et de religieuses. Par ailleurs il tient à participer à la souscription d'un « ex-voto de gratitude… à Montmartre… pour l'installation du Saint Sacrement à Tamanrasset en date du 8 septembre 1905 ». Enfin, dès qu'il est à Paris, il monte passer une nuit d'adoration à la basilique en entraînant Louis Massignon et l'abbé Huvelin. Il faudrait encore préciser la date d'un ultime pèlerinage au Sacré-Cœur de Montmartre. Cette douzaine de contacts autour de 1900 (et il y en a peut-être d'autres à découvrir) entre le P. de Foucauld et la basilique éclairent et cette personnalité exceptionnelle et ce sanctuaire pas tout à fait comme les autres. »

      Auteur : Michel Courvoisier, OMI, dans Information OMI, n° 449, décembre 2005 sur le site http://www.omiworld.org

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25 novembre 2006 6 25 /11 /novembre /2006 16:30

Cinquième partie du témoignage de Madeleine Delbrêl :

                                                   La dernière place

     « Le Christ a tellement pris la dernière place que jamais personne n’a pu la lui ravir. »

     C’est sur cette parole de l’abbé Huvelin « inviolablement gravée dans l’âme » du Père de Foucauld que nous terminerons cette évocation.

     Il a compris avec tout son être – et il nous aide à le comprendre – que la vraie intimité du Christ se trouve si nous le rejoignons à la place qui est la sienne : la dernière. Il nous a aidés à perdre la foi au prestige et à acquérir la foi en notre propre disparition. Il a purifié notre idée de témoignage de tout ce qu’elle pouvait comporter de tendance « au panneau réclame » selon la phrase d’un prêtre qui l’a bien compris. Il nous a enseigné que, si certains de nous sont appelés à tenir, dans l’esprit du Christ, les leviers des choses temporelles ou des responsabilités bienfaisantes, d’autres sont appelés à s’enfouir dans la dernière place, avec le Christ, pour le simple but de la partager avec lui. En tête du Modèle Unique, ce tout petit livre où sont seules inscrites des phrases de l’Évangile, le Père de Foucauld a placé l’image de la Sainte Face : le Christ des outrages, des dérisions, des abandonnements et des échecs. C’est la dernière des dernières places. Sicut Deus dilexit nos, est-il écrit en exergue. « Ainsi Dieu veut que nous l‘aimions », répond toute la vie de Charles de Jésus.

     Madeleine Delbrêl

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23 novembre 2006 4 23 /11 /novembre /2006 21:05

« Ne nous laissez pas succomber à la tentation... » (Mt 6, 13)

Mon Seigneur, expliquez-moi ce que vous voulez que je demande par là et pourquoi vous voulez que je demande ceci plutôt qu'autre chose... cette demande, c'est un cri, le cri de toute heure, de toute minute, le cri de « Au secours ! »... Il faut qu'il ait sa place dans le Pater, parce que étant la demande obligée de tous les moments de la vie, il doit se trouver dans toute prière... Je suis tellement entouré d'ennemis que non seulement je ne puis pas atteindre ma fin sans appeler « au secours » à toute heure, mais que je ne peux même pas dire une petite, une courte prière sans crier « au secours »... Notre Seigneur me fait faire cette demande dans le Pater parce qu'elle m'est nécessaire à toute heure, qu'elle doit se trouver, à titre de cri de l'âme, cent fois dans toute prière, et pour m'apprendre à pousser sans cesse vers lui, à toute heure, ce cri de « au secours ».

(Ch. De Foucauld, L'esprit de Jésus, méditations 1898-1915, nouvelle cité, 1978, p. 33-34)
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21 novembre 2006 2 21 /11 /novembre /2006 18:04

Radio France : La Messe - émission du dimanche 26 novembre 2006

 

Messe célébrée en direct, à 10 heures, depuis la cathédrale Saint Vincent de Viviers (07220)

Messe à la mémoire du bienheureux Charles de Foucauld,

ordonné prêtre dans le diocèse de Viviers en 1901. Sa fête est célébrée le 1er décembre de chaque année.

Textes de la liturgie : Dn 7,13-14 ; Ps 92 ; Ap 1,5-8 ; Jn 18,33b-37

 

 

Prédication par Mgr François Blondel,  évêque de Viviers.

 

 

Pour recevoir le texte de cette prédication, écrire aux :

 "Homélies radiodiffusées, 33 avenue Bosquet, 75007 Paris"

 

Musique :

Chœur du diocèse de Viviers, sous la direction de Georges Jullia (Maître de Chapelle).

Á l'orgue : Gérard et Marie-Thérèse Tracol.

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20 novembre 2006 1 20 /11 /novembre /2006 22:55

« Pardonnez-nous nos offenses comme nous pardonnons... » (Mt 6, 12)

 

Après avoir prié Dieu pour ce qui fait la fin de la vie de Notre Seigneur et de la nôtre, après lui avoir demandé ce qui est le plus nécessaire pour atteindre cette fin et le lui avoir demandé pour tous les hommes, après avoir poussé vers lui un soupir de désir en lui demandant ce pain de l'Eucharistie qui est lui-même, nous nous souvenons, après être montés si haut, de ce que nous sommes, de la misère infinie de notre âme qui a de telles aspirations, de tels désirs, de tels besoins, une telle fin... et à cette vue, nous disons : « Ayez pitié de nous, car nous sommes pécheurs »... Nous demandons pardon de toute notre âme et pour nous et pour tous ceux qui ont offensé Dieu : nous voyons combien nos péchés sont horribles, combien ils sont en horreur à Dieu, combien ils l'outragent, l'insultent, combien Notre Seigneur a souffert dans son Coeur de chacune de ces offenses faites à son Père, quelles souffrances il a voulu subir pour les expier, quel prix elles lui ont coûté... et alors entrant dans les sentiments de Notre Seigneur nous demandons pardon à Dieu avec humilité et repentir, pardon de nos crimes : la douleur de l'avoir offensé nous-mêmes, la douleur de le voir offensé par d'autres s'exhale de nos lèvres par ce cri :  « Pardonnez-nous nos offenses ! »... Et en même temps comme nous sentons qu'on ne peut sérieusement demander pardon à un autre si soi-même on ne pardonne pas, comme d'ailleurs nous voyons clairement que toutes les injures qu'on pourrait nous faire ne sont rien à côté de celles que nous avons faites à Dieu, nous protestons que nous pardonnons, que nous regardons comme rien le mal qu'on a pu nous faire, que nous n'avons pas un regard pour lui, que nous l'avons oublié ; ... et nous supplions Dieu de nous pardonner, lui aussi nos offenses énormes envers lui... Le pardon comme la grâce, on le demande, non pour soi seul, mais pour tous les hommes.

 

 

(Ch. De Foucauld, L'esprit de Jésus, méditations 1898-1915, nouvelle cité, 1978, p. 32-33)

 

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17 novembre 2006 5 17 /11 /novembre /2006 23:56

Prière d’abandon 

du Bienheureux  

CHARLES DE FOUCAULD   

 

Mon Père,

 

Je m’abandonne à Vous,

Faîtes de moi ce qu’il Vous plaira.

Quoi que Vous fassiez de moi,

Je vous remercie

Je suis prêt à tout, j’accepte tout.

Pourvu que Votre Volonté se fasse en moi,

En toutes Vos créatures,

Je ne désire rien d’autre, mon Dieu.

Je remets mon âme entre Vos mains.

Je Vous la donne, mon Dieu,

Avec tout l’amour de mon cœur,

Parce que je Vous aime,

Et que ce m’est un besoin d’amour

De me donner,

De me remettre entre Vos mains,

Sans mesure,

Avec une infinie confiance,

Car Vous êtes mon Père. 

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16 novembre 2006 4 16 /11 /novembre /2006 23:05
Charles de Foucauld, Seul avec Dieu, Retraites à Notre-Dame des Neiges et au Sahara, Éditions Nouvelle Cité, 2004, 256 pages, 20 €.

Trois titres de la collection des Œuvres spirituelles du Père Charles de Foucauld publiées aux Éditions Nouvelle Cité contiennent ce qu’il est convenu d’appeler des Notes de retraites : La Dernière place (2002), Crier l’Évangile (2004) et Seul avec Dieu (2004).

      Dans ce dernier volume, on trouve les Retraites faites d’abord de décembre 1900 à juin 1901, donc à Notre-Dame-des-Neiges, puis durant les années suivantes, de 1902 à 1909, quand Charles de Foucauld est au Sahara.

     

      Dans les Notes de Notre-Dame-des-Neiges (1900-1901), se trouvent essentiellement les Élections faites par frère Charles lors de ses Ordinations. Il y prolonge et y précise les réflexions qu’il avait commencées à Nazareth en avril précédent. Ces Élections sont des textes connus ; ce qui l’est moins, ce sont les Notes de sa retraite préparatoire au diaconat où il tente d’unifier théologiquement et spirituellement les deux appels qu’il entend : celui vers une vie religieuse de type monastique, érémitique même, où il pourrait être tout à son Bien-Aimé, et celui vers un service des plus délaissés et vers un ministère de Charité universelle. On portera également une grande attention au choix des citations scripturaires qui remplissent les pages de ses feuillets : certaines paroles de l’Évangile sont déterminantes pour lui, car Jésus est le Prédicateur, sans intermédiaire, de ces retraites préparatoires aux Ordinations.

 

       Arrivé à Beni-Abbès, frère Charles de Jésus fait des retraites annuelles comme il l’a lui-même fixé dans le Règlement des petits frères du Sacré-Cœur de Jésus au chapitre XII intitulé Explication du Saint Évangile, catéchisme, retraite annuelle. Ce sont, chaque soir, chaque dimanche, chaque année du 25 janvier au 2 février, trois temps forts où le petit frère du Sacré-Cœur de Jésus trouve moyen « de se pénétrer de la connaissance et de l’esprit de Notre Seigneur Jésus et de s’établir de plus en plus dans l’amour et l’imitation de ce bien-aimé Seigneur Jésus », ce qui est une reprise de l’exhortation fondamentale du chapitre Ier : « Dans nos méditations quotidiennes et notre retraite annuelle, nous réfléchirons profondément à Ses paroles et à Ses exemples, de manière à nous pénétrer, avec Sa grâce, si intimement de Son esprit, que nous pensions Ses pensées, disions Ses paroles, fassions Ses actions, autant qu’il se pourra. »

Durant cette retraite annuelle qui doit durer 8 jours, il est prévu qu’en chacune des journées on fasse 5 moments de lecture et de réflexion sur le Règlement, de telle sorte que soient ainsi passés en revue les 40 chapitres qui constituent l’ensemble de la vie du petit frère du Sacré-Cœur de Jésus. Le procédé peut paraître factice et relever plus d’une méthode profane que de l’exercice spirituel ; c’est oublier qu’en bâtissant la structure de la vie d’une fraternité, Charles de Foucauld, suivant là son génie propre, a trouvé 40 éléments qui embrassent l’ensemble des sujets qui peuvent définir une existence : buts, caractères propres à la vocation de petit frère et axes spirituels fondamentaux, actes quotidiens, repères spatio-temporels courants, etc. autant de données existentielles nécessaires, allant jusqu’au terme, désigné comme « la fin de l’exil ». Or, dans ces 40 points capitaux, qui donnent lieu à 40 chapitres, dans ces 40 circonstances de la vie, il s’agit d’imiter Jésus, de se référer à son Évangile : « Nous nous demanderons en tout, poursuit le texte du Chapitre Ier, comment Il pensait, parlait, agissait en la circonstance où nous sommes, comment Il penserait, parlerait, agirait à notre place ; et nous nous efforcerons de tout notre cœur de reproduire amoureusement en nous les traits de notre divin modèle. » Pour amener le petit frère de Jésus à cette imitation perpétuelle du divin Modèle, frère Charles a d’ailleurs pris soin de faire d’abondantes citations prises dans les Évangiles ; elles ont pour lui infiniment plus d’importance que les lignes réglementaires qu’il y ajoute, car elles montrent comment Jésus abordait, lui, la vie humaine, ce qu’il pensait, disait, faisait dans les circonstances où il s’est trouvé. Ce que les Évangiles nous rapportent des comportements de Jésus et que Charles de Foucauld nomme les « vertus évangéliques », voilà sa Règle de vie, le Règlement qu’il a élaboré dans cette lumière n’en étant qu’une application.

 (Pierre Sourisseau, archiviste de la Cause de Canonisation du bienheureux Charles de Foucauld)
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