Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Texte libre

Pour vos échanges avec La Frégate, deux moyens :

1. utiliser la fonction commentaire qui se trouve au bas de chaque article ;

2. envoyer votre adresse électronique dans l'espace Newsletter prévu à cet effet sur la droite de l'écran.

N'hésitez pas !

LT

Recherche

Bienvenue dans ce lieu virtuel qui porte le nom de l'ermitage de Charles de Foucauld à Tamarasset !

Archives

5 novembre 2006 7 05 /11 /novembre /2006 11:34

" Que votre volonté soit faite sur la terre

comme elle est faite dans le ciel "... (Mt 6, 10)

Cette demande est exactement la même que les deux précédentes : elle demande les deux mêmes choses : la manifestation de la gloire de Dieu et la sanctification des hommes… Qu’est-ce en effet que demander que les hommes fassent la volonté de Dieu, sinon demander qu’ils vivent saintement ?… et la sainteté des hommes, c’est en cela même que consiste la manifestation de la gloire de Dieu sur la terre… Dans la prière que Notre Seigneur m’enseigne, il veut donc qu’avant toute autre demande, je prie son Père par trois fois pour la manifestation de sa gloire sur la terre et la sanctification des hommes… Cela me montre combien il avait ces deux objets à cœur, combien elles ont fait le fond de ses désirs, de ses soupirs, de ses prières, comme d’ailleurs elles ont été la fin de toute sa vie ici-bas… Cela me montre aussi combien tout ce qui est propre à glorifier Dieu et à faire du bien aux âmes réjouit le Cœur de Notre Seigneur, puisque c’est conforme à ses plus ardents désirs, à l’œuvre de toute sa vie… Et cela montre combien toute offense contre Dieu et tout ce qui retarde la sanctification d’une âme est douloureux à son Cœur, puisque c’est en opposition directe avec ce qu’il désire le plus ardemment, avec ce qu’il demandait tous les jours à son Père avec larmes et soupirs, à ce pourquoi il a donné tout son sang. (…) Nous devons donc avoir une joie et un désir extrême de toute bonne action, un zèle extrême pour faire produire le bien ; et une douleur, une crainte extrême de tout ce qui offense Dieu et un zèle extrême pour lui éviter les moindres offenses.

 (Ch. De Foucauld, L'esprit de Jésus, méditations 1898-1915, nouvelle cité, 1978, p. 30-31)

Repost 0
Published by Laurent Touchagues - dans Textes du Bx
commenter cet article
25 octobre 2006 3 25 /10 /octobre /2006 11:12

     Note 6 sur son témoignage :

     « Se sentir entre les mains du Bien-aimé, et de quel Bien-aimé, quelle paix, quelle douceur, quel abîme de paix et de confiance ! » (27 février 1904)

 

     Charles de Foucauld utilise un langage affectif, mais plein de saveur évangélique, sur Jésus, sur le Sacrement de l’Eucharistie, sur le Sacré-Cœur, sur l’Église. Il voit en l’Église l’Épouse de Jésus qui désormais parle en son nom ; il reprend souvent ces paroles de Jésus à ses apôtres et à leurs successeurs : « Qui vous écoute, M’écoute ! ». Charles de Foucauld propose ainsi un visage, aimable et proche, du Dieu de Jésus. Il rappelle l’humilité des signes par lesquels Dieu se donne à nous, sans triomphalisme, mais dans la bonté et la beauté de Jésus qui va jusqu’au bout de l’Amour : sa mort en croix et son côté ouvert confirment qu’“il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime” ». 

     Mais ce n’est pas seulement par son discours que Charles de Foucauld nous dit Dieu incarné en Jésus de Nazareth et nous aide à revisiter les Évangiles, c’est aussi par l’exemple de sa vie.

     S’il adore Jésus présent dans l’Eucharistie, il le contemple aussi dans les pauvres auxquels Dieu en Jésus de Nazareth s’est identifié. Il se met fraternellement au service de ces « petits » dont parle Jésus, et nous renvoie ainsi à la qualité de nos relations et de nos rapports avec les autres. Il nous rappelle que “tout ce qui est fait à un petit, c’est à Jésus qu’on le fait, et tout ce qu’on omet de faire au prochain, c’est à Jésus qu’on le refuse”.

     Plein d’une ardeur missionnaire qui embrasse loin et large, mû par une volonté de fraternité et de service, il ressent, face à ces tâches, ses propres faiblesses. Sans cesse en projet, il connaît des échecs, comme il connaît aussi les difficultés de la prière, et celles de la nuit spirituelle. Et lui qui, dès son enfance, avait éprouvé de grandes souffrances et de vives blessures, mourra douloureusement, dans la solitude et sans résultat apparent.

     Ces deux expériences, celle d’une vie fraternelle à partager avec tant d’hommes et de femmes au destin difficile, et celle d’une vie d’épreuves à recevoir comme la Croix « où nous étreignons Jésus qui y est attaché », sont toujours sur nos routes et sur la route de l’Église. Elles font partie du projet de vie de tout chrétien appelé à être « un Évangile vivant ».

(à suivre)

Repost 0
Published by Laurent Touchagues - dans Notes sur son témoignage
commenter cet article
24 octobre 2006 2 24 /10 /octobre /2006 23:51

Note 5 sur son témoignage :

     « Recevant tout humain comme un frère bien-aimé. » (23 juin 1901)

     Ce Jésus Sauveur qu’il a rencontré, dont il sait par expérience combien il a transformé sa vie, ce Jésus au Cœur brûlant d’amour qui s’est révélé à lui à travers la compréhension silencieuse et la bonté discrète de personnes de son entourage, Charles de Foucauld sait qu’Il est le Sauveur universel, qu’Il appartient à tous, que tous, universellement, ont droit de Le connaître, et tout particulièrement les plus éloignés de cette espérance en Jésus. Il veut être « missionnaire » de ce Jésus, et de la manière dont il a été lui-même le premier bénéficiaire, vivant donc lui aussi cette « bonté » : « Mon apostolat doit être l’apostolat de la bonté. En me voyant on doit se dire : “Puisque cet homme est si bon, sa religion doit être bonne.”…Je voudrais être assez bon pour qu’on dise : “Si tel est le serviteur, comment donc est le Maître !”». Pour aller à chacun et à tous avec bonté, il veut voir en tout humain Jésus, tout homme étant une présence de Jésus aussi vraie que sa Présence réelle dans l’Eucharistie. Ce désir le conduit à des attitudes concrètes : il veut « devenir du pays », parlant avec les Touaregs dans leur langue, participant à leur style de vie et à leurs coutumes, souhaitant leur progrès dans un mieux-être matériel et moral. Il privilégie les chemins qu’il découvre dans la vie cachée de Jésus, et dans ses « abaissements » qui vont jusqu’à l’anéantissement de la Croix. Il ne cherche pas de résultat immédiat, laissant à Dieu le soin de convertir à la foi chrétienne, peut-être dans « des siècles », dit-il. Il désire enfin que beaucoup de chrétiens à travers le monde annoncent l’Evangile de cette manière, proche et discrète, « en ayant avec tous bonté et affection fraternelle, en rendant tous les services possibles, en prenant un contact affectueux, en étant un frère tendre pour tous… »

(à suivre)

Repost 0
Published by Laurent Touchagues - dans Notes sur son témoignage
commenter cet article
22 octobre 2006 7 22 /10 /octobre /2006 10:58

     Note 4 sur son témoignage :

 

     « Une charité fraternelle et universelle partageant jusqu'à la dernière bouchée de pain avec tout pauvre, tout hôte, tout inconnu se présentant. » (23 juin 1901)

  

     Passionné d'amour pour Jésus, Charles aime en même temps, avec toutes les qualités de son coeur et de son intelligence, les personnes qui lui sont proches, celles qu'il peut rencontrer, mais aussi celles qu'il ne connaît pas mais dont il devine la détresse matérielle ou spirituelle, voulant aimer tous ses frères en humanité. A l'exemple de Jésus, le Frère universel de tous les humains et le Sauveur universel venu appeler les pauvres, les malades et les pécheurs à une Vie neuve et bienheureuse, Charles de Foucauld oriente sa vie au service des hommes. C'est pour ce service qu'il accepte de recevoir l'ordination sacerdotale et qu'il va aller de préférence vers « les âmes les plus malades, les brebis les plus délaissées ». Il dira : « Ce banquet divin, dont je suis le ministre, il fallait le présenter non aux frères, aux parents, aux voisins riches, mais aux plus boiteux, aux plus aveugles, aux âmes les plus abandonnées, manquant le plus de prêtres. »

 

(à suivre)

 

 

Repost 0
Published by Laurent Touchagues - dans Notes sur son témoignage
commenter cet article
20 octobre 2006 5 20 /10 /octobre /2006 22:25

Prière et demande de grâces

 

pour obtenir

 

la Canonisation

 

du Bienheureux Charles de Foucauld

 

 

« Jésus, vous dont la miséricordieuse tendresse poursuit les âmes afin de leur donner sans cesse une vie plus abondante, soyez à tout jamais béni et remercié des grâces que vous avez daigné accorder à votre serviteur le Bienheureux Charles de Foucauld.

 

« Nous appuyant sur l’amour qu’il voua ici-bas à votre Cœur Sacré, nous vous demandons de développer en nous l’humilité, la simplicité et la bonté dont vous lui avez appris à faire ses délices, de nous rendre ainsi plus semblables à vous-même et, si telle est votre volonté, d’exaucer la prière que nous vous adressons pour obtenir…………………………………………… (nommer la grâce désirée).

 

« Manifestez pas là, ô très bon et très doux Jésus, la sainteté de celui qui vous imita si bien dans votre pauvreté et votre obscurité de Nazareth.

 

« Qu’il nous soit permis de voir la Sainte Église proposer bientôt le Bienheureux Charles de Foucauld à une vénération et à un culte universels, pour l’extension de votre règne en pays infidèle et pour la plus grande gloire de votre Père qui vit et règne avec vous dans l’unité du Saint-Esprit. Ainsi soit-il. »

            ____________________________________________

 

Les personnes qui auraient été exaucées par l’intercession du Bienheureux Charles de Foucauld sont priées de se mettre en rapport avec les Amitiés Charles de Foucauld, 56 rue du Val d’or, 92150 Suresnes.

 

 

Repost 0
Published by Laurent Touchagues - dans Postulation
commenter cet article
19 octobre 2006 4 19 /10 /octobre /2006 21:55

     Note 3 sur son témoignage :

   « Lire, relire, méditer l’Évangile et s’efforcer de le pratiquer. » (14 août 1901)                                                                                                                                                                               

     Le contact que Charles de Foucauld désire avoir en permanence avec Celui qui est son « Modèle Unique », son Frère bien-aimé dont il veut être le « petit frère », se réalise de façon privilégiée par son amour de l’Évangile et de l’Eucharistie. Il a passé de longs moments à lire et à méditer l’Évangile où il retrouve les paroles et les exemples de Jésus qu’il veut imiter et suivre par amour, et il conseille à ses amis de mettre dans leur vie ces moments d’intimité avec le Seigneur : « Il faut tâcher de vous imprégner de l’esprit de Jésus en lisant et relisant, méditant et reméditant sans cesse ses paroles et ses exemples : qu’ils fassent dans nos âmes comme la goutte d’eau qui tombe et retombe sur une dalle toujours à la même place... ». Il a aussi passé de longs moments devant le Saint Sacrement où sa foi lui dit que Jésus est présent avec toute sa puissance de salut pour le monde. Ainsi Charles de Jésus a-t-il été fidèle à ces « deux tables » où, selon la foi de l’Église, Jésus continue sa présence au milieu des siens “tous les jours jusqu’à la fin des temps”.

(à suivre)

Repost 0
Published by Laurent Touchagues - dans Notes sur son témoignage
commenter cet article
18 octobre 2006 3 18 /10 /octobre /2006 17:46

Près de 15 000 membres composent aujourd’hui la Famille spirituelle se réclamant de la spiritualité de Charles de Foucauld.

Cette Famille spirituelle se compose de 19 groupes : 11 instituts religieux, 2 instituts séculiers et 6 associations publiques ou privées de fidèles, l’ensemble formant l’« Association Famille Spirituelle Charles de Foucauld ».

Chacun de ces groupes présente des aspects particuliers dus à son origine et à son histoire propre, mais tous ont en commun les grandes orientations de Charles de Foucauld : vivre dans l’esprit de Nazareth, autour de Jésus présent dans l’Eucharistie, pour « crier l’Évangile » par un témoignage de partage et d’amour fraternel donné à tous, à chaque personne rencontrée, avec une attention spéciale aux pauvres.

Dans l’ordre chronologique des fondations, on peut en établir la liste ainsi :

Union de Frères et Sœurs de Jésus : fondée par Charles de Foucauld en 1909, approuvée par son évêque en 1913, continuée après sa mort par Louis Massignon, cette « confrérie » (ou « sodalité ») est devenue en 1986 « association de fidèles ». Elle regroupe des baptisés (prêtres et laïcs) dispersés à travers le monde qui veulent vivre selon les conseils évangéliques tels qu’ils sont appliqués dans le Directoire de Charles de Foucauld. Il y aurait un millier de membres, dont le modérateur est l’abbé Jean-françois Six.

Groupe Charles de Foucauld : Association fondée en 1923 à Oran par Suzanne Garde, puis repliée en 1962 à Bon-Encontre près d’Agen (Lot-et-Garonne), pour l’accueil des personnes démunies et en particulier les enfants.

Petites Sœurs du Sacré-Cœur : Institut religieux fondé en 1933 à Montpellier. Leurs fraternités sont établies dans plusieurs pays : Algérie, Tunisie, Mali, Burkina Faso, Bolivie, France, Espagne. Elles sont une cinquantaine aujourd’hui.

Petits Frères de Jésus : Institut religieux fondé en 1933 à Paris et à El-Abiod-Sidi-Cheikh (Algérie). Comptant 250 frères de 36 nationalités, cette Fraternité est aujourd'hui présente dans 45 pays. Le premier Petit Frère de Jésus fut René Voillaume.

Petites Sœurs de Jésus : fondé par Petite Sœur Magdeleine (1898-1989) en 1939 Touggourt (Algérie), cet Institut religieux compte aujourd’hui 1 400 membres répartis sur les cinq continents.

Fraternité sacerdotale JESUS-CARITAS : Association fondée en 1951 au Tubet, Aix-en-Provence, ce groupe international de prêtres diocésains regroupe 3 500 membres.

Fraternité séculière Charles de Foucauld : Association fondée en 1952-1953 à Paris et Lyon, groupe international de prêtres et de laïcs. Cette Fraternité revendique 4 000 membres dispersés aux quatre coins du monde, dont, en France, 103 fraternités réparties dans 57 diocèses.

Fraternité JESUS-CARITAS : Institut séculier féminin fondé en 1952 à Ars qui regroupe des femmes célibataires ou veuves, de tous pays et de tous milieux., actuellement 200 membres présentes sur les cinq continents et dans 25 pays.

Petits Frères de l’Évangile : Institut religieux fondé en 1956 à Aix-en-Provence. Ils sont une centaine, originaires d'une vingtaine de pays différents et vivant en fraternités éparpillées en plusieurs pays d'Europe, d'Afrique, d'Amérique et d'Asie.

Petites Sœurs de l’Évangile : Institut religieux fondé en 1963 à Santa-Maria (Vénézuela) par le Père Voillaume, congrégation de droit diocésain depuis 1979, leur maison générale se trouvant près de Paris dans le diocèse de Saint-Denis, les 70 Petites Sœurs de l’Évangile sont réparties dans 9 pays.

Petites Sœurs de Nazareth : Institut religieux fondé en 1966 à Gand (Belgique) avec les encouragements du le cardinal Cardijn. Elles sont actuellement une cinquantaine en Belgique, au Venezuela, au Moyen-Orient et en France.

Comunitat de Jesús : Association fondée en 1968 à Montserrat (Espagne), pour une vie de fraternité entre religieux, célibataires et couples.

Comunita’ dei Piccoli Fratelli di IESUS CARITAS : La Communauté des Petits Frères de Jesus Caritas a été fondée en 1969 par Gian Carlo Sibilia en Ombrie (Italie). En novembre 1997 l'évêque de Foligno l'a érigée en congrégation religieuse vouée au service du ministère paroissial.

Petits Frères de l’Incarnation : Institut religieux fondé en 1976 à Haïti au service des paysans pauvres. Il compte actuellement une centaine de religieux haïtiens regroupés en 16 fraternités.

Petites Sœurs du Cœur de Jésus : Institut religieux fondé en 1977 à Bangui (Centre-Afrique).

Anh Em Phung Su (AEPS = Institut des frères serviteurs et sœurs servantes) : Institut séculier masculin et féminin fondé en 1979 au Vietnam, il regroupe des membres consacrés et des laïcs.

Petits Frères de la Croix : Institut religieux fondé en 1980 à Québec, et comptant une communauté monastique d’une vingtaine de membres.

Petites Sœurs de l’Incarnation : Institut religieux fondé en 1985 à Haïti.

Fraternité Charles de Foucauld : fondée en 1992 à partir de la Fraternité IESUS-CARITAS, la Fraternité Charles de Foucauld est une association privée universelle de fidèles, de droit pontifical, reconnue par le Conseil Pontifical pour les Laïcs. Les 360 membres de la F.C.F., femmes laïques ayant opté pour le célibat, sont présentes dans 23 pays, en Europe, en Amérique et en Afrique.

Repost 0
Published by Laurent Touchagues - dans Famille spirituelle
commenter cet article
17 octobre 2006 2 17 /10 /octobre /2006 19:11

     Note 2 sur son témoignage :

   « Je devais donc imiter la vie cachée de l’humble et pauvre ouvrier de Nazareth. » (14 août 1901)

      La figure de Jésus qui le séduit et qu’il veut imiter, c’est celle de « l’Ouvrier, fils de Marie » (cf. Marc 6, 3) vivant à Nazareth la vie simple et ordinaire de ses contemporains et de ses compatriotes. Il est particulièrement frappé par l’abaissement qui entoure l’Incarnation du Fils de Dieu : « Dieu, l’Être infini, le Tout-Puissant se faisant homme, le dernier des hommes ». Á partir de cette découverte qui est une grâce de révélation qui lui est faite, il parle ainsi de ce qu’il ressent comme étant son appel, sa vocation : « J’ai bien soif de mener enfin la vie que je cherche depuis plus de sept ans, que j’ai entrevue, devinée, en marchant dans les rues de Nazareth que foulèrent les pieds de notre Seigneur, pauvre artisan perdu dans l’abjection et l’obscurité. » Et il se donne ce programme de vie : « Pour moi, chercher toujours la dernière des dernières places, pour être aussi petit que mon Maître, pour marcher avec Lui, pas à pas, en fidèle disciple, pour vivre avec mon Dieu qui a vécu ainsi toute sa vie et m’en donne un tel exemple dès sa naissance. »

(à suivre)

Repost 0
Published by Laurent Touchagues - dans Notes sur son témoignage
commenter cet article
16 octobre 2006 1 16 /10 /octobre /2006 17:04

     Note 1 sur son témoignage :

    

     Le message délivré par Charles de Foucauld est contenu dans ce qu’il a vécu, dans ce qu’il essayé de faire. Il est aussi dans les nombreuses pages qu’il a rédigées et où il a laissé s’exprimer la saveur de son expérience spirituelle. Près de 100 ans après sa disparition, on est loin d’avoir inventorié toute la richesse de son témoignage. Il est permis cependant d’en repérer certains éléments majeurs présentés ici brièvement sous quelques citations de ses lettres à son ami Henry de Castries :

      « Je compris que je ne pouvais faire autrement que de ne vivre que pour Lui. » (14 août 1901)

     Ce qui est premier depuis sa conversion jusqu’à la fin de sa vie, c’est la fidélité absolue, et sans aucune reprise, à l’amour passionné qu’il donne à Jésus. Charles avait la chance d’avoir un cœur capable d’aimer jusqu’à l’extrême. Dès qu’il est mis par grâce en présence du mystère de Dieu vivant en Jésus-Christ, il devient brûlant d’amour pour lui. Cet amour pour Jésus, son « bien-aimé Frère et Seigneur », n’avait d’ailleurs rien d’un sentiment dans lequel il se serait plongé avec délices narcissiques ; cet amour était une volonté. Moins de cinq mois avant sa mort, il écrit : « L’amour consiste, non à sentir qu’on aime, mais à vouloir aimer ». Cette volonté d’aimer Jésus l’amène à son imitation, à vouloir penser, dire et faire ce que Jésus aurait pensé, dit et fait dans les diverses circonstances de la vie. Charles de Foucauld résume bien son projet spirituel dans ces lignes de 1902 à son ami de lycée Gabriel Tourdes : « L’imitation est inséparable de l’amour, tu le sais : quiconque aime veut imiter. C’est le secret de ma vie : j’ai perdu mon cœur pour ce JESUS de Nazareth crucifié il y a 1900 ans et je passe ma vie à chercher à L’imiter autant que le peut ma faiblesse ».

(à suivre)

[Texte rédigé par :

     Le Postulateur

     Les responsables des groupes de la Famille Spirituelle Charles de Foucauld

     Les Amitiés Charles de Foucauld ]

Repost 0
Published by Laurent Touchagues - dans Notes sur son témoignage
commenter cet article
15 octobre 2006 7 15 /10 /octobre /2006 23:32

     Extrait d'une lettre écrite par Charles de Foucauld le 1er décembre 1916, quelques heures avant sa mort :

     " Notre anéantissement est le moyen le plus puissant que nous ayons de nous unir à Jésus et de faire du bien aux âmes. C'est ce que saint Jean de la Croix répète presque à chaque ligne. Quand on peut souffrir et aimer, on peut beaucoup, on peut le plus qu'on puisse en ce monde : on sent qu'on souffre, on ne sent pas toujours qu'on aime et c'est une grande souffrance de plus ! mais on sait qu'on voudrait aimer et vouloir aimer, c'est aimer. On trouve qu'on n'aime pas assez ; comme c'est vrai ; on n'aimera jamais assez, mais le Bon Dieu qui sait de quelle boue il nous a pétris et qui nous aime bien plus qu'une mère ne peut aimer son enfant nous a dit, lui qui ne ment pas, qu'il ne repousserait pas celui qui vient à lui."

     (Bienheureux Charles de Foucauld, Lettres à Mme de Bondy, p. 251-252)

Repost 0
Published by Laurent Touchagues - dans Textes du Bx
commenter cet article