Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Texte libre

Pour vos échanges avec La Frégate, deux moyens :

1. utiliser la fonction commentaire qui se trouve au bas de chaque article ;

2. envoyer votre adresse électronique dans l'espace Newsletter prévu à cet effet sur la droite de l'écran.

N'hésitez pas !

LT

Recherche

Bienvenue dans ce lieu virtuel qui porte le nom de l'ermitage de Charles de Foucauld à Tamarasset !

Archives

7 mars 2012 3 07 /03 /mars /2012 20:27

Conférence du chanoine Huot (3)

 

     Le cardinal Lavigerie a voulu que ses Pères Blancs fussent toujours au moins trois dans chaque poste de leurs missions. Le Père de Foucauld s'installe seul à Beni Abbès, en ermite-adorateur de l'Eucharistie. Il écrit : "L'oeuvre qui m'est confiée est admirablement belle, porter le Très Saint Sacrement plus loin dans le Sahara, vers le Sud et vers l'Ouest, qu'il ne l'a jamais été probablement, et en tout cas qu'il ne l'a été depuis le temps de saint Augustin, sanctifier les infidèles par cette divine présence, porter les secours de la religion à nos soldats mourants... Mon but est surtout de sanctifier les populations infidèles en portant au milieu d'elles Jésus présent dans le Très Saint Sacrement."

     Et il ajoutait : "Il nous faut travailler à augmenter le nombre des tabernacles, dans lesquels réside en permanence la Sainte Eucharistie, et surtout en augmenter le nombre dans nos colonies. Il nous faut nous efforcer de développer le culte de la Sainte Eucharistie, les adorations, expositions, bénédictions du Très Saint Sacrement et surtout de les développer dans les pays infidèles de nos colonies. Devant le Très Saint Sacrement, nous prierons et nous nous efforcerons de faire prier pour la conversion des âmes et, en particulier, pour la conversion des infidèles de nos colonies. L'oeuvre à laquelle, depuis longtemps, je vois que je dois consacrer ma vie, c'est d'adorer perpétuellement le Très Saint Sacrement nuit et jour exposé ; c'est de vivre dans les contrées reculées des pays infidèles pour porter Jésus là où Il est le moins, pour chercher avec Lui ses brebis les plus perdues, les plus délaissées. Ne connaissant pas de pays plus perdus, plus abandonnés, plus délaissés, manquant plus d'ouvriers évangéliques que le Sahara et le Maroc, j'ai demandé et obtenu l'autorisation d'établir à leurs frontières un Tabernacle. Adorer la Sainte Hostie, ce devrait être le fond de la vie de tout humain."

     Devant le tabernacle, Frère Charles de Jésus (c'est le nom que porte désormais le Père de Foucauld) songe à l'immensité de la tâche concernant l'évangélisation du Sahara et du Maroc. Les Pères Blancs suffisent à peine à leurs missions existantes en Algérie-Tunisie et en Afrique centrale. Aussi, Frère Charles de Jésus pense obstinément à la fondation d'une communauté de religieux qui prendraient le nom de "Petits Frères du Sacré-Coeur de Jésus" et qui, au Sahara et au Maroc, adoreraient nuit et jour la Sainte Eucharistie perpétuellement exposée en priant Jésus-Hostie pour la conversion des musulmans et des infidèles. Ces missionnaires prêcheraient donc l'Evangile surtout par leur vie d'adoration et de prière. Rappelons-nous la belle parole du Père de Foucauld, gravée qur sa tombe à Bel-Bachir, près d'El Goléa : "Je veux crier l'Evangile par toute ma vie." Il disait aussi : "Je veux habituer tous les habitants du Sahara, chrétiens, musulmans, juifs et idolâtres, à me regarder comme leur frère, le frère universel. Ils commencant à appeler la maison "la Fraternité", et cela m'est doux."

     (à suivre)

Repost 0
Published by Laurent Touchagues - dans Conférences
commenter cet article
5 mars 2012 1 05 /03 /mars /2012 22:50

                                                               Conférence du chanoine Huot (2)


      Certes, depuis cent ans (Ndlr : cette conférence a été donnée en 1939), en Algérie, il y a un progrès considérable au point de vue catholique. Lorsque, le 31 décembre 1838, Monseigneur Dupuch, premier évêque d'Alger, débarquait sur la terre africaine, il trouvait un clergé tellement réduit qu'en face de l'immensité de la tâche évangélique à lui confiée par le Souverain Pontife, le zélé pasteur ne pouvait s'empêcher de s'écrier : "- Ah ! qui me donnera de débrouiller ce chaos !" Pensant comme saint Augustin, il cherchait avant tout à multiplier les prêtres pour multiplier l'Eucharistie. Son successeur, Monseigneur Pavy puissamment aidé par le supérieur de son séminaire, M. Girard, fonda, sur les hauteurs de Kouba, un grand séminaire, permettant tous les espoirs pour le développement du règne de Jésus-Eucharistie dans l'Afrique du Nord. Et de fait, Monseigneur Pavy eut le bonheur d'ériger en Algérie 143 paroisses nouvelles, d'ordonner 259 prêtres, d'ouvrir un petit séminaire qui comptait bientôt 110 élèves et d'avoir, au grand séminaire de Kouba, une moyenne de 60 théologiens.
      Le 25 juillet 1886,trois mois avant la mort de Monseigneur Pavy, le Souverain Pontife Pie IX érigeait l'Évêché d'Alger en Archevêché et créait les Évêchés suffragants de Constantine et d'Oran.
      Nommé premier archevêque d'Alger, Monseigneur Lavigerie donne immédiatement une forte impulsion à la vie spirituelle des chrétiens de son diocèse et il pense bientôt aussi aux millions de musulmans et d'infidèles de l'Afrique, ne connaissant pas le Christ. Il ouvre un petit noviciat, berceau de la grande société des Pères Blancs, missionnaires d'Afrique.
      C'est le successeur du Cardinal Lavigerie à la tête de cette société, Monseigneur Livinhac, qui, au début de septembre 1901, accueillait à Maison-Carrée le Père de Foucauld, que Rome venait de placer sous la direction du Préfet Apostolique du Sahara, avec autorisation de résider à Beni Abbès, aux confins du Sud algérien et du Sud marocain. L'abbé Huvelin, vicaire à Saint-Augustin, à Paris, et directeur de conscience du Père de Foucauld, venait d'écrire à Mgr Livinhac : "Sa vocation l'a toujours attiré vers le monde musulman. Son séjour en Algérie, son voyage dans l'intérieur du Maroc, ses années passées en Palestine l'ont préparé, l'ont endurci pour cette mission. J'ai vu venir cette vocation... En mon âme et conscience, je crois qu'elle vient de Dieu."

      (à suivre)

Repost 0
Published by Laurent Touchagues - dans Conférences
commenter cet article
4 mars 2012 7 04 /03 /mars /2012 21:00

Conférence du chanoine Huot (1)

 

Conférence donnée le 5 mai 1939 lors du Congrès Eucharistique d'Alger (extraits)

 

     Par une belle matinée d'automne, je recevais jadis, au presbytère Saint-Bonaventure, la visite de mon condisciple de séminaire le Révérend Père Guérin, Préfet Apostolique du Sahara. Après l'expression réciproque de la joie de notre revoir, le P. Guérin me dit : "Le Père de Foucauld, que j'ai amené avec moi à Alger, viendra me rejoindre ici à midi et déjeunera avec nous."

     Entre amis qui ne s'étaient pas vus depuis longtemps, deux heures s'écoulèrent bien vite, et voici que la sonnerie de l'Angélus nous annonça midi. Pas de Père de Foucauld. Midi et quart, midi et demi, pas de Père de Foucauld. A une heure moins le quart, j'entre'ouvris la porte séparant mon bureau du sanctuaire de l'église et j'aperçus le Père de Foucauld agenouillé devant le tabernacle et tellement plongé dans l'adoration de Jésus-Hostie que je fus obligé d'aller lui dire doucement : - Mon Père, il est près d'une heure.

     Le Père de Foucauld nous avoua bientôt qu'il était arrivé à l'église avant midi. "Mais, ajouta-t-il, je parlais à Jésus de plusieurs âmes rencontrées ce matin et dont la vie chrétienne laisse à désirer..."

     La conversation s'aiguilla sur la difficulté de la vie chrétienne dans nos pays nord-africains. On évoqua la diversité des religions, des races et des langues, la complexité des intérêts nationaux, le manque de prêtres et d'églises, le grand nombre d'indifférents, et le Père de Foucauld insista particulièrement sur le devoir de la France de travailler à la conquête spirituelle des millions de sujets de son empire africain. "Il faut que la France donne des prêtres à l'Afrique française." Avec quel accent cette parole était dite par cette sainte âme de grand Français, je ne l'oublierai jamais.

 

     (à suivre)

 

 

 

 

Repost 0
Published by Laurent Touchagues - dans Conférences
commenter cet article
29 février 2012 3 29 /02 /février /2012 20:55

Cinq résidences en tout

 

1) Même après son installation dans le Hoggar, Charles de Foucauld conserve sa première résidence, celle de Beni-Abbès, où il entretient d'ailleurs un jardinier auquel il abandonne les récoltes du jardin de la fraternité du Sacré-Cœur.

 

2) Ensuite, à Insalah, il a acheté et fait aménager dans le Ksar el Arab une maison qui comporte une chapelle.

 

3) En août 1905 il s'est installé à Tamanrasset où a été construite d'abord une petite maison et plusieurs huttes en roseaux.

 

4) À partir de juillet 1911, il disposera de son ermitage de l'Asekrem, ayant également d'une chapelle.

 

5) Enfin, il bâtira en 1916, avec les habitants de Tamanrasset, sur la rive droite de l'oued, le fameux fortin ou "bordj" à la porte duquel il sera tué après y avoir résidé quelques mois.

 

Cinq lieux un peu retirés pour pouvoir respecter autant que possible sa règle religieuse, mais assez proches de la population pour pouvoir exercer son apostolat.

 

Cinq lieux destinés non pas à fuir le monde ou la compagnie des hommes mais au contraire à se trouver là où ils sont et à vivre l'Évangile sous leurs yeux.

Repost 0
Published by Laurent Touchagues - dans Textes sur le Bx
commenter cet article
28 février 2012 2 28 /02 /février /2012 22:00

Le Bulletin trimestriel n•185 des Amitiés Charles de Foucauld, daté de janvier 2012, va parvenir aux abonnés dans les jours qui viennent.

Il faut expliquer ce retard par un changement inattendu d'imprimeur, qui a nécessité diverses démarches pour rétablir ailleurs la filière de production et de routage, avec la négociation d'un nouveau contrat postal.

Merci aux lecteurs et abonnés pour leur compréhension et patience, et merci à ceux qui ont pensé à renouveler leur abonnement.

Ce dernier est de 30 euros par an, à l'ordre de :

les Amitiés Charles de Foucauld,

56 rue du Val d'Or,

92150 SURESNES (France).

Le secrétariat des Amitiés.

Repost 0
Published by Laurent Touchagues - dans Actualités
commenter cet article
27 février 2012 1 27 /02 /février /2012 20:25

Résolutions pour 1908, écrites à la date du 4 février

 

 "4. (février 1908) - Ma retraite annuelle de 1908 a été faite par anticipation du 31 août au 8 septembre 1907. La résolution générale a été celle-ci : 1) - Pratiquer complètement, constamment, parfaitement, perpétuellement le Règlement des Petits-Frères du Sacré-Cœur de JESUS. 2) - Me convertir. 3) - Prier et souffrir pour l'établissement, développement, sanctification des Petits-Frères et Petites-Sœurs du Sacré-Cœur de JESUS. 4) - Prier et souffrir pour la conversion des Infidèles et faire tous autres actes utiles à leur conversion et conformes au Règlement des Petits-Frères du Sacré-Cœur de JESUS. - 'Si quelqu'un veut venir à ma suite, qu'il se renonce à lui-même, et qu'il prenne sa croix chaque jour pour me suivre' (Luc 9, 23). - Cor Jesu Sacratissimum, adveniat Regnum tuum."

 

Source : Carnets de Tamanrasset, page 88

Repost 0
Published by Laurent Touchagues - dans Textes du Bx
commenter cet article
26 février 2012 7 26 /02 /février /2012 21:02

Retraite annuelle de 1907, accomplie du 13 au 21 novembre 1906

 

"21. (novembre 1906) - Fête de la Présentation de la T. S. Vierge. Achevé retraite annuelle 1907. Résolution générale : Pratiquer très fidèlement le Règlement des petits-frères du S.-Coeur de JESUS, lequel exprime la volonté de JESUS pour moi : Son Imitation dans la vie de Nazareth, avec l'adoration du T.S. Sacrement, en vivant parmi les peuples infidèles les plus délaissés : - Si quelqu'un veut me servir, qu'il me suive (Jean 12, 26)."

 

Source : Carnets de Tamanrasset, page 73

Repost 0
Published by Laurent Touchagues - dans Textes du Bx
commenter cet article
25 février 2012 6 25 /02 /février /2012 21:21

Le 29 novembre 1905, fin de la retraite annuelle de 1906.

 

 

"Ma résolution de retraite est : Faire tout mon possible pour le salut des peuples infidèles de ces contrées, dans un oubli total de moi.- Par quels moyens ? - Par la présence du T.S. Sacrement, le S-Sacrifice, la prière, la pénitence, le bon exemple, la charité, la sanctification personnelle,- en employant moi-même ces moyens, et en faisant tout mon possible pour multiplier ceux qui les emploient au milieu d'eux, et ceux qui, sans être au milieu d'eux , les emploient pour eux."

 

 

Source : Carnets de Tamanrasset, page 63

Repost 0
Published by Laurent Touchagues - dans Textes du Bx
commenter cet article
24 février 2012 5 24 /02 /février /2012 11:57

CHARLES DE FOUCAULD au désert

 

Le site Internet du diocèse de Saint-Dié informe ses lecteurs que le « Le désert » est le thème des conférences de Carême 2012 à Saint-Dié (Vosges).

Depuis plusieurs années, les Conférences de Carême de la Cathédrale invitent en effet à entrer dans le mystère pascal en approfondissant un thème spirituel et touchant l’actualité.

Cette année, la Cathédrale de Saint-Dié propose un cycle de 4 conférences dont le thème est « le désert ».

 

Dimanche 4 mars, 16h : CHARLES DE FOUCAULD au désert
Spiritualité du Père Charles de FOUCAULD, par Frère Marc HAYET
Ancien responsable général des Petits-Frères de Jésus.

 

Dimanche 11 mars, 16h : Le désert dans la Bible
par Alain MARCHADOUR, Exégète

 

Dimanche 18 mars, 16h : Les Pères du désert
par Mme Françoise VINEL, Professeur de Patristique, Université de théologie catholique de Strasbourg.

 

Dimanche 25 mars, 16h : Le désert en littérature
par Mr Salah STÉTIÉ - Musulman - poète et essayiste Libanais. Ancien ambassadeur.

 

Les quatre conférences ont lieu dans la Cathédrale.

 

Source : http://www.catholique-vosges.fr/le-desert-theme-des-conferences-de-careme-2012-a,2660.html

Repost 0
Published by Laurent Touchagues - dans Conférences
commenter cet article
23 février 2012 4 23 /02 /février /2012 22:00

Suite de la méditation pour le Mercredi des Cendres 23 février 1898

  

      Quel serrement de cœur pour votre mère, qui voit en frémissant l’avenir, la carrière qui s’ouvre devant vous ; pourtant elle est résignée : elle adore, accepte, aime la volonté de Dieu : mais tout en voulant à plein cœur tout ce que Dieu veut, même vos douleurs, comme elle les souffre de tout son cœur aussi… Et vous, mon Dieu, vous partirez à la fois triste et joyeux, joyeux d’offrir à Dieu ce sacrifice complet, joyeux de Lui donner une telle gloire, joyeux de faire ce bien aux hommes : « vous êtes si pressé s’être baptisé de ce baptême de votre sang ». Vous désirez « d’un si grand désir » en être à votre dernière Cène… Vous êtes triste, cependant, de la tristesse de votre mère… triste aussi de cette tristesse qui voile si souvent votre visage en vos jours mortels, à la pensée du grand nombre des âmes que votre sacrifice ne sauverait pas, de ce grand nombre de vos enfants perdus pour toujours, et de la mer de péchés et de douleur qui inondent le monde… triste enfin de cette tristesse qu’éprouve la nature humaine la plus parfaite en quittant, surtout en quittant, pour un si grand changement de vie, les lieux où ont été coulés des jours paisibles et heureux entre des êtres aimés. Vous avez parcouru tant de fois ces lieux, enfant, adolescent, homme, entre Marie et Joseph ! Comment ne seraient-ils pas chers à votre cœur si tendre ! Vous y avez tant de fois adoré, contemplé votre Père, vu le ciel ouvert… Comment le souvenir de ces douceurs célestes, attaché à ce coin de terre, ne vous attendrirait-il pas ?... Mon Seigneur Jésus, faites-moi passer cette dernière nuit entre vous et votre mère et faites-la moi passer de manière à vous consoler le plus possible, je vous le demande de tout mon cœur, en vous, par vous et pour vous.

 

Amen.

      Ô Mère bien-aimée, appuyez ma prière auprès du Cœur sacré de Jésus.

 

      Source : Considérations sur les fêtes de l’année, nouvelle cité, 1987, pages 142-143.

Repost 0
Published by Laurent Touchagues - dans Textes du Bx
commenter cet article