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Bienvenue dans ce lieu virtuel qui porte le nom de l'ermitage de Charles de Foucauld à Tamarasset !

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21 janvier 2012 6 21 /01 /janvier /2012 21:08

La Vérité du Sacré Coeur de Jésus

 

      La religion catholique nous éclaire, sur la voie de la Croix, et de l'imitation de notre Bien-Aimé Seigneur Jésus, et nous donne lumière, ardeur et courage pour la parcourir, en faisant briller à nos yeux la plus douce, la plus lumineuse, la plus chaude, la plus bienveillante des vérités, la « vérité » du Sacré Cœur de Jésus.

      La révélation de cette vérité c'est la révélation de l'amour de Dieu pour nous. Nous ne sommes pas délaissés, oubliés, seuls, sur la voie de la Croix, sur la voie que suit Jésus ; nous y avons un Cœur qui nous aime, nous y sommes aimés, on nous y aime à tout instant ; avant que nous fussions, un Cœur nous a aimés d'un amour éternel, et tout le cours de notre vie ce Cœur nous embrase du plus chaud des amours.

      Ce Cœur est parfait, pur comme la lumière, plus innocent que les anges, nulle souillure ne L'a approché, l'intelligence divine brille en Lui, toutes les beautés et les perfections incréées resplendissent en Lui : c'est le Cœur de Jésus, le Cœur de Dieu, fait homme.

      Dieu nous aime, Dieu nous a aimés hier, Il nous aime aujourd'hui, Il nous aimera demain. Dieu nous aime à tout instant de notre vie terrestre, et Il nous aimera durant l'éternité si nous ne repoussons pas Son amour. Il nous demande amour pour amour. Il nous dit : « Je t'aime, je veux t'aimer éternellement et me donner éternellement à toi, je veux être aimé et possédé de toi durant l'éternité. Aime-moi, obéis-moi, suis-moi. » Dieu nous aime... Dieu nous demande de L'aimer... Voilà la « vérité » du Cœur de Jésus révélée pour éclairer et embraser les cœurs des hommes.

      Bienheureux Charles de Foucauld, L'Évangile présenté aux pauvres du Sahara, Rabat (Maroc), Imprimerie Foch, 1938, p. 143-144.

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20 janvier 2012 5 20 /01 /janvier /2012 22:20

Frère Charles-André Poissonnier, l'homme aux mains de lumière

 

Voici encore un homme de Dieu qui a consacré sa vie au Maroc, sous l'inspiration de saint François et de Charles de Foucauld.

 

     André Poissonnier naît en 1897 à Roubaix dans une famille chrétienne nombreuse. Il est le sixième de huit enfants dont un prêtre. En 1915, durant sa retraite de fin d'études, il entend parler du Père de Foucauld, qui inspirera toute sa vie chrétienne. À 22 ans, en 1919, il part rejoindre l'un de ses frères au Maroc, dans une exploitation agricole.  Il y apprend le berbère et l'arabe. Il n'y a ni prêtre, ni médecin, ni école à moins de cinquante ou cent kilomètres. Pour aller assister à la Messe de Noël à Rabat, il parcourt cinquante kilomètres à cheval et trente dans un wagon de marchandises à découvert

     En 1921, André Poissonnier revient en France à l’occasion de la mort de son père. Nouvelle retraite : sa vocation marocaine est nette. Et ce sera la vocation religieuse. Il lit dès sa parution la vie de Charles de Foucauld, par René Bazin, qui vient de paraître. C’est le coup de foudre : « Vous savez l’impression profonde que m’a laissé cette lecture, la méditation de la vie de Jésus dans son humilité, sa pauvreté, son dénuement. Je me disais que, s’il avait vécu et fondé un Ordre, c’est vers lui que je me serais tourné. » André rêve de sacerdoce.Charles-Andre-Poissonnier.jpg
      Il entre donc le 8 décembre 1923 chez les Franciscains, au noviciat d'Amiens puis au scolasticat de Mons (Belgique), prenant le nom de Frère Charles-André à sa prise d’habit franciscaine (le choix du prénom de Charles est accompli en référence à Charles de Foucauld). Ordonné prêtre le 5 août 1928, il embarque à Marseille un an plus tard, le 5 octobre 1929, pour le Maroc. Il est tout d’abord envoyé à Marrakech, pour rendre vie à la paroisse de la Médina. Mais le père Charles-André désire trouver un ministère en plein milieu berbère.

      Tazert attire son attention à cause de son souk. Les travaux d’installation y commencent le 2 juillet 1929, fête de la Visitation, mystère (très choyé de Charles de Foucauld) auquel le Père voulait consacrer sa fondation. En 1931, la chapelle est bénie et le dispensaire inauguré. Dès ce moment et jusqu’en février 1938, le père Charles-André va mener une vie d’ermite partagée entre la prière et le service de ses frères berbères, recevant les malades au dispensaire, se définissant lui même comme « l'ermite des pouilleux », mais sa bonté le fasant surnommer « l'homme aux mains de lumière ».

      Il suit envers les musulmans les intuitions de saint François, et cette attitude évangélique qui est également celle de Charles de Foucauld. Il se lie avec le Père Albert Peyriguère avec lequel il partage un même amour du Maroc et de la pauvreté, et une même tâche au dispensaire. Il écrit : « J'ai l'impression qu'en moi le Christ s'est fait Marocain et il aime à prier pour ses frères marocains ». Après Marrakech et Tazert, il va vivre aussi en haute montagne, à Abadou.

      Le Père Poissonnier distribue du pain à parfois 3 000 personnes en une journée, les soignant ensuite dans les collines avoisinantes, à leur domicile éloigné, enterrant les morts, victimes de la famine ou de l'épidémie de typhus, ne cherchant pas à éviter la proximité des indigènes. Et les journées se terminent comme elles ont commencé : devant Notre Seigneur qui, "de si près a contemplé toute la scène, inconnu de cette foule, de ces milliers de personnes qui l’on approché de si près sans le savoir ; lui, il n’a cessé de prier son Père en leur faveur et pour leur salut" (Lettre du 11 janvier 1938).

      Frère Charles-André meurt lui-même du typhus à Marrakech le 18 février 1938, à l’âge de 40 ans : « donner sa vie par amour pour Jésus considéré à travers des frères, c'est le plus désirable des sorts ».

      Pendant vingt-deux ans, il n’avait eu qu’un seul désir, une seule inspiration. Il la tenait de Charles de Foucauld.

      Son ami franciscain Abel Fauc fonde un peu plus tard, avec Mère Véronique, un petit monastère de moniales de la Résurrection, originaires d'Aubazine en Corrèze, qui s'installe dans l'ermitage de Tazzert et est dédié à la Visitation.

 

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19 janvier 2012 4 19 /01 /janvier /2012 21:58

Le Père Albert PEYRIGUERE

 

      Né à Trebons (Hautes-Pyrénées) près de Lourdes le 28 septembre 1883, Albert Peyriguère est ordonné prêtre en 1906 et devient professeur de Petit Séminaire. Il fait des retraites dans les monastères trappistes et chartreux. Brancardier pendant la guerre de 1914-1918, sa conduite héroïque lui vaut une médaille militaire, et la croix de guerre mais aussi une très grave blessure à la mâchoire.

 

      A l'école de Charles de Foucauld

 

      Parti en Tunisie pour sa convalescence, il y est aumônier d’un pensionnat de garçons et curé d’Hammamet et Nabeul. Il découvre les musulmans et lit alors la biographie de Charles de Foucauld, écrite par René Bazin en 1921. Enthousiaste et illuminé par cet écrit, il décide de consacrer toute sa vie à l'idéal du Père de Foucauld, dont il sera un de tout premiers disciple. Il porte alors le burnous orné du Sacré-Cœur sur la poitrine comme le Père de Foucauld.

      « Ma pauvre vie a été faite de vivre ce message du P. de Foucauld, elle en a été illuminée, de jour en jour elle s’en illumine et s’en exalte davantage », dit le Père Peyriguère.

      Avec un autre prêtre, il essaie en 1926 de vivre à la manière de Charles de Foucauld près de Ghardaïa (en Algérie). Il cherche sa voie, en Tunisie, dans le Sud-Algérien puis au Maroc. Le Père de Foucauld célébrait en effet souvent la messe en songeant au Maroc, pays qu'il avait parcouru avec le Rabbin Mardochée Aby Serour avant sa conversion, pays qu'il aimait beaucoup et où il n'y avait pas de prêtre pour célébrer les saints mystères.

      Le Père Peyriguère est envoyé par son évêque soigner les malades du typhus à Taroudant. Le médecin et un frère franciscain meurent et lui tombe malade : il est transporté à Mogador. Au cours de sa convalescence, il découvre en accompagnant son évêque en tournée, un village du Moyen-Atlas, à 35 km de Khénifra, El Kbab, et s'installe dans une petite maison en pisé, avec chambre d'hôtes, chapelle qu'il construit et cellule ; là il accueille et soigne inlassablement les Berbères dans un dispensaire. Il soigne et habille tous les enfants, accueille les indigents et les miséreux.

      Il devient ethnologue (il avait appris le berbère à Marrakech) et spécialiste de la langue et de la culture berbères, recueillant comme Charles de Foucauld contes, récits, poésies, chansons.

 

      De riches amitiés spirituelles

 

      Le Père Peyriguère écrit beaucoup, une abondante correspondance, publiée en partie après sa mort sous le titre Laissez-vous saisir par le Christ (lettres à une religieuse). Il publie des articles comme Recherches sur la vraie pensée du Père de Foucauld, et dans le journal le Maroc Catholique sous le pseudonyme de Paul Hector. Il donne également des conférences tout en gardant une vie contemplative fondée sur l'adoration, souvent nocturne, du Saint Sacrement : « C’était ça la vie du Christ lui-même : Toute la journée avec les foules, la nuit avec son Père. Que c’est bon de ressembler au Christ. »

      Il nourrit notamment sa spiritualité d'Élisabeth de la Trinité, carmélite, et de saint Paul mais lit aussi pendant trente cinq ans les écrits du Père Joseph-Marie Lagrange, dominicain, fondateur de l'Ecole biblique de Jérusalem - en particulier son Commentaires des Évangiles. Il s'agit pour lui de faire « l'Expérience de la Présence ». Il mène dans son « trou de chacal » une vie ascétique dormant sur une planche et mangeant très pauvrement, travaillant beaucoup, sans souci des puces et des punaises avec lesquelles il doit cohabiter. Il reçoit la visite du futur Cardinal Journet, éminent théologien.

      Il écrit trois ans avant sa mort  : « Pour moi, il y a le primat du message du Père de Foucauld. Ce message de sa vie missionnaire, m'étant aperçu que c'était d'une richesse écrasante, j'ai voulu l'exprimer par fragments mais c'était surtout le prier et le vivre ... je veux seulement être homme du message. » Il lui parait important de ne se réclamer d'aucun groupe mais de rester seul. Il sent l'idéal du Père de Foucauld menacé. Il considère aussi la présence de la France au Maroc comme une faute grave, écrit des lettres, dénonce les exactions françaises, envoie des lettres aux intellectuels français et passe pour un agitateur auprès des autorités françaises du Maroc.

 

      Il meurt à l'hôpital de Casablanca le 26 avril 1959 et est enterré à El Kbab. Un de ses disciples, le Père Michel Lafon (toujours vivant et membre des Amitiés Charles de Foucauld) vient habiter l'ermitage dès 1959.

      Lors de ses obsèques un jeune berbère lit ce poème d'adieu : « Le marabout n’avait pas de femme et d’enfants : tous les pauvres étaient sa famille, tous les hommes étaient ses frères. Il a donné à manger à ceux qui avaient faim. Il a habillé ceux qui étaient sans vêtements. Il a soigné les malades. Il a défendu ceux qui étaient injustement traités. Il a accueilli ceux qui n’avaient pas de maison. Tous les pauvres étaient sa famille, tous les hommes étaient ses frères. Dieu, sois miséricordieux pour lui ! »

      Le 21 juillet 2010, les restes du Père Peyriguère ont été transférés d’El Kbab, où il avait été inhumé, à l'Abbaye Notre-Dame de l'Atlas.

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18 janvier 2012 3 18 /01 /janvier /2012 22:31

" Chants touaregs "
 

     Tel est le titre d'un ouvrage où quatre séries de poèmes recueillis et traduits par Charles de Foucauld sont accompagnés d’une introduction à la culture du peuple touareg et à l'œuvre du religieux français par Dominique Casajus (Albin Michel, 1997, 344 pages).


     Comme les autres ouvrages scientifiques de Foucauld, les Poésies touarègues sont parues après la mort de leur auteur. Leur publication a été assurée par André Basset en 1925 pour le premier volume et en 1930 pour le second. Il n'est pas inutile de rapidement présenter ici l'historique de ce livre. Le père de Foucauld a consacré les douze dernières années de sa vie (1904-1916) à l'étude de la langue et de la culture touarègue. C'est durant la première partie de son séjour au Sahara central qu'il a recueilli ces poésies. En 1907, Foucauld accompagne durant trois mois une tournée militaire conduite par le capitaine Dinaux. À cette occasion, dans des conditions pourtant peu propices, il va recueillir un nombre considérable de poésies tant auprès des Touaregs qui accompagnent la colonne qu'auprès des populations rencontrées.

     Dans une lettre au père Guérin (31 mai 1907), Foucauld précise les conditions et l'intérêt de cette fabuleuse collecte : "Retenus de mémoire, ce sont les seuls textes fixes qu'aient les Touaregs : ce sont de précieux documents pour la grammaire et le lexique. Pour la grammaire, on y puise, en cas de doute, des exemples ; pour le lexique, on y trouve bien des mots qui ne reviennent pas souvent dans les conversations. En arrivant ici, j'ai promis un petit salaire pour les poésies qu'on m'apporterait : cette promesse, en un temps où le pays est pauvre, a suffi pour remplir ma tente pendant un mois. On m'a fait dire aussi, des douars voisins, qu'on y désirait ma visite pour que les femmes puissent à leur tour me donner des poésies. J'ai donc été plusieurs fois dans des douars, passant des heures sous un arbre ou dans une tente, au milieu de tous les enfants et les femmes, écrivant des vers et faisant de petits cadeaux..."

     Mais la collecte de ces poésies n'était qu'une première étape. Par la suite, durant plusieurs années, en parallèle à ses autres travaux scientifiques, Foucauld s'emploiera à traduire les poèmes recueillis et à les entourer d'un important appareil critique. Ce labeur épuisant ne prendra fin que le 28 novembre 1916, soit deux jours avant sa mort.

     Dans leur édition originale, les Poésies touarègues présentent 575 pièces (soit 5 670 vers). Pour chacune, Foucauld fournit une traduction mot à mot, une traduction explicative et une traduction en français courant. De plus chaque poésie est accompagnée d'une introduction précisant le contexte dans lequel elle a été composée. Certains de ces textes sont d'ailleurs de remarquables documents historiques et ethnographiques. Enfin, des indications sont également fournies sur la plupart des 274 poètes recensés. Travail remarquable s'il en est et l'on comprend aisément que ces deux volumes (aujourd'hui introuvables) restent pour toute personne qui se spécialise dans l'étude du monde touareg une référence incontournable.

 

     (extrait d'un article de Paul Pandolfi, Cahier d'études africaines, 2000)

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17 janvier 2012 2 17 /01 /janvier /2012 21:45

À Propos de « Méditations sur les Psaumes »

  

      Les Méditations sur les psaumes qui viennent de sortir à la fin du mois d’août 2002 comprennent la totalité des méditations manuscrites. Elles constituent un volume nouveau de la collection des Œuvres spirituelles du Père Charles de Foucauld, 17ème volume par lequel s’achève l’entreprise commencée par Nouvelle Cité il y a près de vingt ans.

      (...)

      Les méditations sur les psaumes faites par frère Charles à Nazareth de juin 1897 à juillet-août 1898 portent sur 116 psaumes. Il laisse alors ce carnet avec des pages encore blanches, sans doute parce qu’en septembre il s’établit chez les Clarisses de Jérusalem ; mais il ne reprendra pas ce type de méditations et nous n’aurons donc pas de méditations sur les derniers psaumes du Psautier.

      On ne saurait trop recommander ce volume de 448 pages (25 €), facile à lire, rempli de considérations profitables à tous, quelque soit l’état de vie. Il est bon néanmoins d’avoir sous les yeux le texte même du psaume médité, car fr. Charles cite souvent les versets bibliques pour passer de là à des applications spirituelles. Ce n’est pas à lire d’un trait, mais un livre, des pages à savourer si l’on veut bien prendre Charles de Foucauld comme guide spirituel. Tous ses thèmes favoris se retrouvent dans une libre utilisation comme dans une symphonie musicale et, peu à peu, on se laisse prendre par la simplicité et la profondeur de sa contemplation.

      C’est à partir de la version latine de la Vulgate que ces méditations se développent, chaque psaume étant divisé en deux parties à peu près équivalentes. On n’a pu encore à ce jour dire si la traduction française utilisée dans le cours de ses réflexions écrites était empruntée à une Bible en français ou était le fait de Charles de Foucauld lui-même : il était suffisamment connaisseur du latin pour se lancer dans une traduction personnelle, parfois très large, mais toujours très conforme au sens du texte original. Si un lecteur du Bulletin des Amitiés qui s’intéresse aux traductions bibliques pouvait apporter quelque éclairage sur ce point, il serait le bienvenu.

Pierre Sourisseau

 

Source : Bulletin trimestriel des Amitiés Charles de Foucauld, n° 148, octobre 2002

 

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16 janvier 2012 1 16 /01 /janvier /2012 21:47

Michel Bourgin et les Touaregs : un rêve d'enfant

 

Le général tourangeau publie son premier livre qui couvre 150 ans de vie

des peuples nomades du désert de 1860 et nos jours.

 

     Michel Bourgin vient de sortir son premier livre. Mais ce « général cow-boy », alliant l'aisance pour les conférences et celle de la plume, avait depuis longtemps le goût de l'écriture. Et du désert.

Aujourd'hui âgé de 67 ans, il s'émeut comme l'enfant qu'il a été en racontant: « Le premier contact avec les Touaregs remonte à mon enfance. Je commençais une collection de soldats de plomb. Un jour, ma mère m'offrit un méhariste. Il était magnifique, vêtu de bleu, voilé de blanc, juché sur un dromadaire brun clair dans l'attitude du trot, un bouclier et une lance en main… L'image du désert et des hommes qui y vivent est forte dans nos esprits occidentaux! »
     Les « Chroniques touarègues », qu'il signe aujourd'hui, sont le fruit de son admiration pour ce beau peuple. « L'idée d'écrire un ouvrage sur l'histoire et la civilisation des Touaregs est née à la suite d'une étude de Charles de Foucauld, entreprise il y a une dizaine d'années. « Imaginez un peuple de guerriers vivant de l'élevage au milieu du Sahara, pauvre, dans une zone grande comme deux fois la France qui couvre le Sud libyen, le nord du Mali et le nord du Niger… »
     Pour se documenter, Michel Bourgin a étudié de nombreux récits qui sont le fait d'explorateurs, de militaires, d'hommes et de femmes d'église, de voyageurs et de Touaregs. Les recherches nécessaires à l'écriture de ce livre ont commencé en 1997 et le travail de rédaction des 360 pages a duré un an et demi.
     De jolies aquarelles ponctuent le voyage auprès de cette remarquable civilisation nomade. Son livre est un bel ouvrage présenté sous forme d'un lexique, que l'on peut lire selon l'humeur, dans le désordre, en y trouvant des éléments historiques précis et des anecdotes insolites
! On le suit à pas de chameau; les oasis sont remplies de poésie et de citations qui incitent à la réflexion…

                                                                                                                                          I. de Saint Loup

 

« Chroniques touarègues », de Michel Bourgin, Éditions de l'Harmattan.

Rencontre-dédicace à la Boîte à livres (37000 TOURS), lundi 23 janvier, à 19 heures.

 

Source : www.lanouvellerepublique.fr

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15 janvier 2012 7 15 /01 /janvier /2012 22:44

Sur le Psaume 6, versets 6 et suivants

 

(...) Que de larmes dans les Psaumes ! (...) nous pleurons parce que nous aimons Dieu, que nous l'avons offensé, que nous avons contristé son COEUR, que nous l'avons mal servi, et que cette pensée nous fait souffrir infiniment, nous fait souffrir dans la mesure même de notre amour pour lui : ce sont des larmes d'amour, de pur amour, qui ne coulent qu'à cause de notre amour, et qui sont d'autant plus abondantes que notre amour est plus ardent.

 

(Charles de Foucauld, Qui peut résister à Dieu ? page 126)

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14 janvier 2012 6 14 /01 /janvier /2012 11:02

Sur le Psaume 30, versets 1-20

 

(...) Procurer le bien de Dieu en faisant sa volonté, voilà le cri du CŒUR de Jésus, le but de sa vie, en entrant dans le monde, en en sortant, et tout le temps qu'il y est resté... O mon Seigneur Jésus faites que ce soit aussi, en vous, par vous et pour vous le cri de mon cœur et le but de ma vie pendant tous mes instants : fiat voluntas tua. Amen.

 

(Charles de Foucauld, Qui peut résister à Dieu ? Page 207)

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14 janvier 2012 6 14 /01 /janvier /2012 08:33

Sur le Psaume versets 35, versets 8-fin

 

 

(...) ce tabernacle (...) C'est votre maison de maintenant, mon Dieu... les autres sont bien saintes, elles qui ont entendu votre voix, abrité votre corps, dont vous avez respiré l'air, où a battu votre COEUR, dont vos regards ont reposé sur les murs : mais si saintes qu'elles soient, vous n'y êtes plus : ce ne sont que des pierres... Vous êtes dans chaque tabernacle : là est votre corps et votre âme, votre divinité et votre humanité...

 

(Charles de Foucauld, Qui peut résister à Dieu, pages 226-227)

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12 janvier 2012 4 12 /01 /janvier /2012 21:05

Sur le Psaume 78

  

(...) Plus on aime l'Eglise, plus on a l'esprit de Dieu, car cet esprit anime l'Eglise ; plus on est donc uni à l'Église, plus on est unis à l'Esprit Saint qui habite en elle. Prions, prions beaucoup pour cette Mère chérie, cette épouse si chère à Jésus, sa bien-aimée, sa colombe, celle qu'aime son COEUR... Plus nous aimons cette bien-aimée de Jésus, plus nous serons unis au COEUR de Jésus, plus notre cœur sera conforme au SIEN.

 

(Charles de Foucauld, Qui peut résister à Dieu ?, page 231)

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