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Bienvenue dans ce lieu virtuel qui porte le nom de l'ermitage de Charles de Foucauld à Tamarasset !

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3 avril 2012 2 03 /04 /avril /2012 22:14

Charles de Foucauld, le Coeur de Jésus et l'Eucharistie

 

      Dans la vie de frère Charles se réalise la rencontre d'un cœur d'homme avec le cœur humain et divin du Fils de Dieu, foyer de l'amour et de la tendresse la plus profondément humaine. Ce mystère dont vécut et témoigna Charles de Foucauld est l'essence même du christianisme. Ce fut pour lui une grâce fondamentale d'avoir été initié, dans le mouvement même de sa conversion, à l'amour si grand et si tendre, si exigeant et si plein de miséricorde, du Cœur de Jésus (…)

     Nous ne pouvons penser à frère Charles autrement qu'agenouillé dans une attitude de profonde humilité, devant la Sainte Hostie, éperdu d'amour et d'adoration devant le si grand mystère d'une Présence divine, dans lequel son Bien-Aimé se livre à lui dans un don d'amour dépassant toute imagination et tout désir, et qui ne peut être parfaitement reçu que par une foi d'enfant. La création de l'Eucharistie par le Cœur divin du Christ dépasse en effet toute compréhension de l'intelligence humaine. La pénétration d'un tel mystère n'est possible que dans la foi, une foi transfigurée par le désir de l'amour et dans le silence de la raison (…)

     Charles de Foucauld restera dans l'histoire comme l'initiateur de ce courant de vie eucharistique dont ses fraternités ont vocation de témoigner en un monde où les hommes ont plus que jamais besoin de rencontrer un Dieu-Amour au sein même de leur de vie.

 

     Père René Voillaume
     Extraits de l'introduction aux Constitutions des Petites Sœurs de l'Évangile.

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2 avril 2012 1 02 /04 /avril /2012 20:34

« N'attendez pas pour prier d'avoir envie de le faire »

 

     L'enseignement évangélique sur la prière peut donc tenir dans ces deux points essentiels : une promesse que Dieu viendra à notre rencontre quand et comme Il voudra, et c'est la part du travail de Dieu, la principale, car c'est pour nous un espoir qui ne peut être déçu, que notre prière s'achèvera en Lui ; une invitation pressante à la persévérance, quoi qu'il arrive et malgré toutes les apparences défavorables, et cela est notre part de travail. Qu'avons-nous besoin d'en savoir plus ?

     Pour apprendre à prier il faut donc simplement prier, beaucoup prier, et savoir recommencer indéfiniment de prier sans se lasser, même s'il n'y a pas de réponse, même s'il n'y a aucun résultat apparent. Jésus a tant insisté sur la persévérance parce qu'Il savait que ce nous serait difficile, à cause de notre besoin de changement et de nouveauté.

     Pour vous aider à persévérer il faudra souvent vous souvenir des caractéristiques habituelles de la prière de foi.

     N'attendez pas pour prier d'avoir envie de le faire. Vous cesseriez la prière au moment où vous en avez le plus besoin. C'est une illusion dangereuse à laquelle un grand nombre doivent de s'être éloignés du Christ. Le désir de la prière ne peut naître que de la foi. Désirer prier est déjà un effet de la prière. Qu'il vous suffise de savoir que Dieu vous attend. Dieu désire toujours vous voir prier même lorsque vous n'en avez pas envie, surtout peut-être à ce moment-là. N'oubliez jamais que moins vous prierez plus vous le ferez mal, et moins le désir vous en viendra.

     Vous ne devez naturellement rien attendre de la prière pour vous-mêmes. C'est pour Dieu qu'il faut prier, non pour en tirer satisfaction, ni pour avoir le sentiment de bien prier, d'avoir une bonne méthode. On ne doit souhaiter aucune prière que celle que Dieu nous donne.

 

     Père René Voillaume (1905-2003), Au cœur des masses, édition de 1961, p. 12.

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30 janvier 2012 1 30 /01 /janvier /2012 23:10

RETRAITE de NAZARETH en COMMINGES

 

     Les Petits Frères de la Moisson de Jésus-Amour recevront du 11 au 17 février 2012 les garçons pour une retraite.

 

     Implantés en Comminges à Coulédoux (Haute-Garonne), les Petits Frères de la Moisson, fondés depuis près de dix ans et reconnus canoniquement le 25 décembre 2008 dans l'archidiocèse de Toulouse, sont une famille monastique foucauldienne.

 

     Ils reçoivent depuis quelques années des jeunes dans l'esprit de Nazareth, pour leur faire partager, en compagnie d'autres jeunes, leur vie communauteire et fraternelle de moines.

 

     Cela comporte des temps de prière, d'enseignements, d'accompagnement spirituel, de services et de travaux.

 

      Renseignements :

 

Fraternité Monastique des Petits Frères de la Moisson

Monastère Bienheureux Charles de Foucauld

31160 COULEDOUX

 

tél. : + 33 (0)5 61 95 21 80

 

Les Petits Frères répondent habituellement au téléphone entre 14 heures 30 et 17 heures 45.

En dehors de cette plage, laisser un message.

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20 janvier 2012 5 20 /01 /janvier /2012 22:20

Frère Charles-André Poissonnier, l'homme aux mains de lumière

 

Voici encore un homme de Dieu qui a consacré sa vie au Maroc, sous l'inspiration de saint François et de Charles de Foucauld.

 

     André Poissonnier naît en 1897 à Roubaix dans une famille chrétienne nombreuse. Il est le sixième de huit enfants dont un prêtre. En 1915, durant sa retraite de fin d'études, il entend parler du Père de Foucauld, qui inspirera toute sa vie chrétienne. À 22 ans, en 1919, il part rejoindre l'un de ses frères au Maroc, dans une exploitation agricole.  Il y apprend le berbère et l'arabe. Il n'y a ni prêtre, ni médecin, ni école à moins de cinquante ou cent kilomètres. Pour aller assister à la Messe de Noël à Rabat, il parcourt cinquante kilomètres à cheval et trente dans un wagon de marchandises à découvert

     En 1921, André Poissonnier revient en France à l’occasion de la mort de son père. Nouvelle retraite : sa vocation marocaine est nette. Et ce sera la vocation religieuse. Il lit dès sa parution la vie de Charles de Foucauld, par René Bazin, qui vient de paraître. C’est le coup de foudre : « Vous savez l’impression profonde que m’a laissé cette lecture, la méditation de la vie de Jésus dans son humilité, sa pauvreté, son dénuement. Je me disais que, s’il avait vécu et fondé un Ordre, c’est vers lui que je me serais tourné. » André rêve de sacerdoce.Charles-Andre-Poissonnier.jpg
      Il entre donc le 8 décembre 1923 chez les Franciscains, au noviciat d'Amiens puis au scolasticat de Mons (Belgique), prenant le nom de Frère Charles-André à sa prise d’habit franciscaine (le choix du prénom de Charles est accompli en référence à Charles de Foucauld). Ordonné prêtre le 5 août 1928, il embarque à Marseille un an plus tard, le 5 octobre 1929, pour le Maroc. Il est tout d’abord envoyé à Marrakech, pour rendre vie à la paroisse de la Médina. Mais le père Charles-André désire trouver un ministère en plein milieu berbère.

      Tazert attire son attention à cause de son souk. Les travaux d’installation y commencent le 2 juillet 1929, fête de la Visitation, mystère (très choyé de Charles de Foucauld) auquel le Père voulait consacrer sa fondation. En 1931, la chapelle est bénie et le dispensaire inauguré. Dès ce moment et jusqu’en février 1938, le père Charles-André va mener une vie d’ermite partagée entre la prière et le service de ses frères berbères, recevant les malades au dispensaire, se définissant lui même comme « l'ermite des pouilleux », mais sa bonté le fasant surnommer « l'homme aux mains de lumière ».

      Il suit envers les musulmans les intuitions de saint François, et cette attitude évangélique qui est également celle de Charles de Foucauld. Il se lie avec le Père Albert Peyriguère avec lequel il partage un même amour du Maroc et de la pauvreté, et une même tâche au dispensaire. Il écrit : « J'ai l'impression qu'en moi le Christ s'est fait Marocain et il aime à prier pour ses frères marocains ». Après Marrakech et Tazert, il va vivre aussi en haute montagne, à Abadou.

      Le Père Poissonnier distribue du pain à parfois 3 000 personnes en une journée, les soignant ensuite dans les collines avoisinantes, à leur domicile éloigné, enterrant les morts, victimes de la famine ou de l'épidémie de typhus, ne cherchant pas à éviter la proximité des indigènes. Et les journées se terminent comme elles ont commencé : devant Notre Seigneur qui, "de si près a contemplé toute la scène, inconnu de cette foule, de ces milliers de personnes qui l’on approché de si près sans le savoir ; lui, il n’a cessé de prier son Père en leur faveur et pour leur salut" (Lettre du 11 janvier 1938).

      Frère Charles-André meurt lui-même du typhus à Marrakech le 18 février 1938, à l’âge de 40 ans : « donner sa vie par amour pour Jésus considéré à travers des frères, c'est le plus désirable des sorts ».

      Pendant vingt-deux ans, il n’avait eu qu’un seul désir, une seule inspiration. Il la tenait de Charles de Foucauld.

      Son ami franciscain Abel Fauc fonde un peu plus tard, avec Mère Véronique, un petit monastère de moniales de la Résurrection, originaires d'Aubazine en Corrèze, qui s'installe dans l'ermitage de Tazzert et est dédié à la Visitation.

 

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19 janvier 2012 4 19 /01 /janvier /2012 21:58

Le Père Albert PEYRIGUERE

 

      Né à Trebons (Hautes-Pyrénées) près de Lourdes le 28 septembre 1883, Albert Peyriguère est ordonné prêtre en 1906 et devient professeur de Petit Séminaire. Il fait des retraites dans les monastères trappistes et chartreux. Brancardier pendant la guerre de 1914-1918, sa conduite héroïque lui vaut une médaille militaire, et la croix de guerre mais aussi une très grave blessure à la mâchoire.

 

      A l'école de Charles de Foucauld

 

      Parti en Tunisie pour sa convalescence, il y est aumônier d’un pensionnat de garçons et curé d’Hammamet et Nabeul. Il découvre les musulmans et lit alors la biographie de Charles de Foucauld, écrite par René Bazin en 1921. Enthousiaste et illuminé par cet écrit, il décide de consacrer toute sa vie à l'idéal du Père de Foucauld, dont il sera un de tout premiers disciple. Il porte alors le burnous orné du Sacré-Cœur sur la poitrine comme le Père de Foucauld.

      « Ma pauvre vie a été faite de vivre ce message du P. de Foucauld, elle en a été illuminée, de jour en jour elle s’en illumine et s’en exalte davantage », dit le Père Peyriguère.

      Avec un autre prêtre, il essaie en 1926 de vivre à la manière de Charles de Foucauld près de Ghardaïa (en Algérie). Il cherche sa voie, en Tunisie, dans le Sud-Algérien puis au Maroc. Le Père de Foucauld célébrait en effet souvent la messe en songeant au Maroc, pays qu'il avait parcouru avec le Rabbin Mardochée Aby Serour avant sa conversion, pays qu'il aimait beaucoup et où il n'y avait pas de prêtre pour célébrer les saints mystères.

      Le Père Peyriguère est envoyé par son évêque soigner les malades du typhus à Taroudant. Le médecin et un frère franciscain meurent et lui tombe malade : il est transporté à Mogador. Au cours de sa convalescence, il découvre en accompagnant son évêque en tournée, un village du Moyen-Atlas, à 35 km de Khénifra, El Kbab, et s'installe dans une petite maison en pisé, avec chambre d'hôtes, chapelle qu'il construit et cellule ; là il accueille et soigne inlassablement les Berbères dans un dispensaire. Il soigne et habille tous les enfants, accueille les indigents et les miséreux.

      Il devient ethnologue (il avait appris le berbère à Marrakech) et spécialiste de la langue et de la culture berbères, recueillant comme Charles de Foucauld contes, récits, poésies, chansons.

 

      De riches amitiés spirituelles

 

      Le Père Peyriguère écrit beaucoup, une abondante correspondance, publiée en partie après sa mort sous le titre Laissez-vous saisir par le Christ (lettres à une religieuse). Il publie des articles comme Recherches sur la vraie pensée du Père de Foucauld, et dans le journal le Maroc Catholique sous le pseudonyme de Paul Hector. Il donne également des conférences tout en gardant une vie contemplative fondée sur l'adoration, souvent nocturne, du Saint Sacrement : « C’était ça la vie du Christ lui-même : Toute la journée avec les foules, la nuit avec son Père. Que c’est bon de ressembler au Christ. »

      Il nourrit notamment sa spiritualité d'Élisabeth de la Trinité, carmélite, et de saint Paul mais lit aussi pendant trente cinq ans les écrits du Père Joseph-Marie Lagrange, dominicain, fondateur de l'Ecole biblique de Jérusalem - en particulier son Commentaires des Évangiles. Il s'agit pour lui de faire « l'Expérience de la Présence ». Il mène dans son « trou de chacal » une vie ascétique dormant sur une planche et mangeant très pauvrement, travaillant beaucoup, sans souci des puces et des punaises avec lesquelles il doit cohabiter. Il reçoit la visite du futur Cardinal Journet, éminent théologien.

      Il écrit trois ans avant sa mort  : « Pour moi, il y a le primat du message du Père de Foucauld. Ce message de sa vie missionnaire, m'étant aperçu que c'était d'une richesse écrasante, j'ai voulu l'exprimer par fragments mais c'était surtout le prier et le vivre ... je veux seulement être homme du message. » Il lui parait important de ne se réclamer d'aucun groupe mais de rester seul. Il sent l'idéal du Père de Foucauld menacé. Il considère aussi la présence de la France au Maroc comme une faute grave, écrit des lettres, dénonce les exactions françaises, envoie des lettres aux intellectuels français et passe pour un agitateur auprès des autorités françaises du Maroc.

 

      Il meurt à l'hôpital de Casablanca le 26 avril 1959 et est enterré à El Kbab. Un de ses disciples, le Père Michel Lafon (toujours vivant et membre des Amitiés Charles de Foucauld) vient habiter l'ermitage dès 1959.

      Lors de ses obsèques un jeune berbère lit ce poème d'adieu : « Le marabout n’avait pas de femme et d’enfants : tous les pauvres étaient sa famille, tous les hommes étaient ses frères. Il a donné à manger à ceux qui avaient faim. Il a habillé ceux qui étaient sans vêtements. Il a soigné les malades. Il a défendu ceux qui étaient injustement traités. Il a accueilli ceux qui n’avaient pas de maison. Tous les pauvres étaient sa famille, tous les hommes étaient ses frères. Dieu, sois miséricordieux pour lui ! »

      Le 21 juillet 2010, les restes du Père Peyriguère ont été transférés d’El Kbab, où il avait été inhumé, à l'Abbaye Notre-Dame de l'Atlas.

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12 décembre 2011 1 12 /12 /décembre /2011 18:30

Les Disciples de l'Evangile se présentent

 

     Installée depuis plus d'un an au sein de l'ancien Grand séminaire de Viviers, une fraternité de religieuses Disciples de l'Évangile y remplit un service de première importance pour l’héritage foucauldien. Voici comment elles se présentent elles-mêmes.

 

     Nous sommes une petite congrégation religieuse italienne qui s'appelle Disciples de l'Evangile. Nous sommes la dernière famille foucauldienne reconnue. Notre institut religieux est né dans le diocèse de Trévise en 1973, d'un petit groupe de huit sœurs qui désiraient vivre la consécration d'une façon authentique, selon l'Evangile et les indications du Concile Vatican II. En 1975, les sœurs ont été constituées juridiquement comme Pieuse Union. Pendant les années suivantes, elles ont cherché à définir leur spiritualité. Un prêtre leur a suggéré d'étudier la spiritualité de Charles de Foucauld, car elles étaient déjà en train de vivre quelques-unes de ses caractéristiques, sans le savoir. Elles se rendirent à Spello où elles firent la connaissance de Carlo Carretto ; la rencontre avec Giancarlo Sibilia, Prieur des Petits Frères Jesus Caritas, a également aidé les sœurs à mieux connaître les traits de la spiritualité de Charles de Foucauld et à mieux préciser ceux qui seraient caractéristiques de leur spiritualité. En décembre 2000, les sœurs  ont été reconnues Institut religieux de droit diocésain.

 

     Aspects essentiels de notre Spiritualité

     Prière et contemplation

     Notre journée est marquée par différents temps de prière : la Liturgie des Heures, la célébration de la Messe quotidienne, un temps prolongé d'Adoration Eucharistique. Imitation de la vie de prière de Jésus qui cherchait continuellement la volonté de Dieu, notre vie a pour caractéristique fondamentale sa dimension contemplative : par une écoute assidue de la Parole de Dieu nous cherchons à nous engager fraternellement et à contempler les événements quotidiens avec le regard du Seigneur pour comprendre sa volonté. Nous cherchons à vivre la prière de l'Église avec un esprit de communion et de fraternité : nous offrons aux personnes l’opportunité de participer à nos moments de prière.

     Accueil et partage

     Selon le style d’accueil et de partage vécu par Charles de Foucauld, nous avons choisi de vivre une vie fraternelle communautaire ouverte aux autres et en particulier attentive aux nécessités des personnes les plus pauvres et seules. Dans nos communautés nous vivons l’accueil en offrant la possibilité d’héberger des personnes qui se trouvent dans des situations d’émergence, en partageant avec elles notre vie quotidienne. Nous accueillons aussi des personnes qui frappent à notre porte pour demander une aide matérielle ou spirituelle, ou pour être écoutées et soutenues. Une forme d’accueil que nous pratiquons est aussi d’aller chez les personnes et les familles, surtout chez celles qui sont seules, âgées, malades ou marginalisées.

     Évangélisation selon le style ordinaire et simple de la vie de Nazareth

     À l’imitation de Jésus à Nazareth, nous cherchons à annoncer l’Évangile aux personnes que nous rencontrons d’une façon simple et discrète. Pour subvenir à notre vie commune et pour partager les situations des femmes et des hommes de notre temps, nous avons un travail ordinaire. Nous sommes insérées dans la vie pastorale paroissiale et diocésaine, en communion avec les prêtres et les laïcs, en nous engageant à vivre avec eux des relations cordiales et fraternelles.

 

     Pourquoi une communauté à Viviers ?

 

     Le 19 septembre 2010, nous avons eu la joie de fonder une nouvelle fraternité locale dans le diocèse de Viviers, en France. La demande de cette fondation était arrivée cinq ans auparavant, à Rome, à l’occasion de la béatification de Charles de Foucauld, le 13 novembre 2005. Á ce moment-là, l’évêque de Viviers, Mgr François Blondel, nous avaient invitées à commencer une nouvelle expérience ecclésiale en Ardèche.

     Il a été demandé à notre communauté de Disciples de l’Évangile de Viviers d’être une présence vivante dans la Maison diocésaine, le Grand Séminaire où Charles de Foucauld fut ordonné prêtre ; de vivre l’accueil dans notre logement et en collaboration avec le Secours catholique ; de travailler ensemble aux Services pastoraux du diocèse avec un esprit de simplicité et de fraternité.

     Il nous est demandé de mettre en lumière la figure de Charles de Foucauld, afin que cet homme de Dieu soit de plus en plus une présence vivante pour le diocèse de Viviers et pour l’Église entière. Nous avons reçu, en effet, la tache de prévoir des parcours de foi et des pèlerinages selon l’esprit foucauldien et de valoriser les écrits et les différents objets ayant appartenus à Charles de Foucauld, rassemblés à Viviers en provenance de Paris et de Rome.

 

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19 février 2008 2 19 /02 /février /2008 21:14
La communauté catholique du Hoggar
 
Après la fermeture de la fraternité de Tazrouk en 2005 et de celle des petites sœurs de Jésus à Tamanrasset en 2006, divers mouvements ont eu lieu en 2007 dans la petite communauté catholique du Hoggar.
Frère Alain Raillard est parti en octobre et a laissé à l’Assekrem frère Édouard et frère Ventura qui peuvent désormais communiquer par téléphone portable. Plusieurs des ermitages ont bénéficié d’aménagements appréciés grâce au travail de frères en séjour prolongé.
Fin décembre  2007 ce fut le tour de petite sœur Marie-Thérèse, qui était à Tamanrasset depuis 1962. Beaucoup de voisins sont tristes d’avoir vu s’en aller leur « grand-mère » ! Quant à Rania, que beaucoup ont connue et entendue à Rome lors de la béatification de Charles de Foucauld, et qui, depuis plus de cinq ans, assurait l’accueil dans le Bordj, elle a décidé d’arrêter ce service pour d’autres occupations. Elle souhaite, entre autres choses, reprendre des études.
Mais il y a surtout les nouveaux venus de 2006. Marthe Lefèvre, qui occupe la maison des petites sœurs de Jésus, est disponible pour les visites de la Frégate et du Bordj. Jean-Michel et Maelys Jamet, coopérants de la Délégation Catholique pour la Coopération, tiennent le gîte diocésain ouvert à des retraitants et assurent de l’aide scolaire. Aloïs, leur premier enfant né en juillet 2007, donne à la communauté une tonalité nouvelle.         
Daniel Archambaud, prêtre de la Fraternité Jésus-Caritas (Fidéi Donum de Vendée) est arrivé en octobre 2007 pour prendre la relève de frère Antoine Chatelard, qui espère revenir dans quelques mois après une opération chirurgicale de la colonne vertébrale ; il sera alors plus libre pour continuer son travail sur Charles de Foucauld. Il se joindra à frère Taher qui garde des liens avec les gens de Tazrouk et frère Jean-Marie qui continue son travail dans un jardin au centre ville.
Enfin, est arrivée en janvier 2008 sœur Christiane Amblard, sœur de l’Alliance, qui a vécu au Mali et vient rejoindre petite sœur Martine et petite sœur Marie-Jo dans la communauté des petites sœurs du Sacré-Cœur.
Ainsi sera reformée la communauté pour une nouvelle année pleine d’espérance, malgré l’ambiance sociale et le découragement qui caractérisent ce temps, malgré les passages de subsahariens refoulés à la frontière, et grâce aussi à l’afflux grandissant des touristes et pèlerins attirés par le désert et par le Bienheureux Charles de Foucauld.
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18 octobre 2006 3 18 /10 /octobre /2006 17:46

Près de 15 000 membres composent aujourd’hui la Famille spirituelle se réclamant de la spiritualité de Charles de Foucauld.

Cette Famille spirituelle se compose de 19 groupes : 11 instituts religieux, 2 instituts séculiers et 6 associations publiques ou privées de fidèles, l’ensemble formant l’« Association Famille Spirituelle Charles de Foucauld ».

Chacun de ces groupes présente des aspects particuliers dus à son origine et à son histoire propre, mais tous ont en commun les grandes orientations de Charles de Foucauld : vivre dans l’esprit de Nazareth, autour de Jésus présent dans l’Eucharistie, pour « crier l’Évangile » par un témoignage de partage et d’amour fraternel donné à tous, à chaque personne rencontrée, avec une attention spéciale aux pauvres.

Dans l’ordre chronologique des fondations, on peut en établir la liste ainsi :

Union de Frères et Sœurs de Jésus : fondée par Charles de Foucauld en 1909, approuvée par son évêque en 1913, continuée après sa mort par Louis Massignon, cette « confrérie » (ou « sodalité ») est devenue en 1986 « association de fidèles ». Elle regroupe des baptisés (prêtres et laïcs) dispersés à travers le monde qui veulent vivre selon les conseils évangéliques tels qu’ils sont appliqués dans le Directoire de Charles de Foucauld. Il y aurait un millier de membres, dont le modérateur est l’abbé Jean-françois Six.

Groupe Charles de Foucauld : Association fondée en 1923 à Oran par Suzanne Garde, puis repliée en 1962 à Bon-Encontre près d’Agen (Lot-et-Garonne), pour l’accueil des personnes démunies et en particulier les enfants.

Petites Sœurs du Sacré-Cœur : Institut religieux fondé en 1933 à Montpellier. Leurs fraternités sont établies dans plusieurs pays : Algérie, Tunisie, Mali, Burkina Faso, Bolivie, France, Espagne. Elles sont une cinquantaine aujourd’hui.

Petits Frères de Jésus : Institut religieux fondé en 1933 à Paris et à El-Abiod-Sidi-Cheikh (Algérie). Comptant 250 frères de 36 nationalités, cette Fraternité est aujourd'hui présente dans 45 pays. Le premier Petit Frère de Jésus fut René Voillaume.

Petites Sœurs de Jésus : fondé par Petite Sœur Magdeleine (1898-1989) en 1939 Touggourt (Algérie), cet Institut religieux compte aujourd’hui 1 400 membres répartis sur les cinq continents.

Fraternité sacerdotale JESUS-CARITAS : Association fondée en 1951 au Tubet, Aix-en-Provence, ce groupe international de prêtres diocésains regroupe 3 500 membres.

Fraternité séculière Charles de Foucauld : Association fondée en 1952-1953 à Paris et Lyon, groupe international de prêtres et de laïcs. Cette Fraternité revendique 4 000 membres dispersés aux quatre coins du monde, dont, en France, 103 fraternités réparties dans 57 diocèses.

Fraternité JESUS-CARITAS : Institut séculier féminin fondé en 1952 à Ars qui regroupe des femmes célibataires ou veuves, de tous pays et de tous milieux., actuellement 200 membres présentes sur les cinq continents et dans 25 pays.

Petits Frères de l’Évangile : Institut religieux fondé en 1956 à Aix-en-Provence. Ils sont une centaine, originaires d'une vingtaine de pays différents et vivant en fraternités éparpillées en plusieurs pays d'Europe, d'Afrique, d'Amérique et d'Asie.

Petites Sœurs de l’Évangile : Institut religieux fondé en 1963 à Santa-Maria (Vénézuela) par le Père Voillaume, congrégation de droit diocésain depuis 1979, leur maison générale se trouvant près de Paris dans le diocèse de Saint-Denis, les 70 Petites Sœurs de l’Évangile sont réparties dans 9 pays.

Petites Sœurs de Nazareth : Institut religieux fondé en 1966 à Gand (Belgique) avec les encouragements du le cardinal Cardijn. Elles sont actuellement une cinquantaine en Belgique, au Venezuela, au Moyen-Orient et en France.

Comunitat de Jesús : Association fondée en 1968 à Montserrat (Espagne), pour une vie de fraternité entre religieux, célibataires et couples.

Comunita’ dei Piccoli Fratelli di IESUS CARITAS : La Communauté des Petits Frères de Jesus Caritas a été fondée en 1969 par Gian Carlo Sibilia en Ombrie (Italie). En novembre 1997 l'évêque de Foligno l'a érigée en congrégation religieuse vouée au service du ministère paroissial.

Petits Frères de l’Incarnation : Institut religieux fondé en 1976 à Haïti au service des paysans pauvres. Il compte actuellement une centaine de religieux haïtiens regroupés en 16 fraternités.

Petites Sœurs du Cœur de Jésus : Institut religieux fondé en 1977 à Bangui (Centre-Afrique).

Anh Em Phung Su (AEPS = Institut des frères serviteurs et sœurs servantes) : Institut séculier masculin et féminin fondé en 1979 au Vietnam, il regroupe des membres consacrés et des laïcs.

Petits Frères de la Croix : Institut religieux fondé en 1980 à Québec, et comptant une communauté monastique d’une vingtaine de membres.

Petites Sœurs de l’Incarnation : Institut religieux fondé en 1985 à Haïti.

Fraternité Charles de Foucauld : fondée en 1992 à partir de la Fraternité IESUS-CARITAS, la Fraternité Charles de Foucauld est une association privée universelle de fidèles, de droit pontifical, reconnue par le Conseil Pontifical pour les Laïcs. Les 360 membres de la F.C.F., femmes laïques ayant opté pour le célibat, sont présentes dans 23 pays, en Europe, en Amérique et en Afrique.

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