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Bienvenue dans ce lieu virtuel qui porte le nom de l'ermitage de Charles de Foucauld à Tamarasset !

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18 janvier 2012 3 18 /01 /janvier /2012 22:31

" Chants touaregs "
 

     Tel est le titre d'un ouvrage où quatre séries de poèmes recueillis et traduits par Charles de Foucauld sont accompagnés d’une introduction à la culture du peuple touareg et à l'œuvre du religieux français par Dominique Casajus (Albin Michel, 1997, 344 pages).


     Comme les autres ouvrages scientifiques de Foucauld, les Poésies touarègues sont parues après la mort de leur auteur. Leur publication a été assurée par André Basset en 1925 pour le premier volume et en 1930 pour le second. Il n'est pas inutile de rapidement présenter ici l'historique de ce livre. Le père de Foucauld a consacré les douze dernières années de sa vie (1904-1916) à l'étude de la langue et de la culture touarègue. C'est durant la première partie de son séjour au Sahara central qu'il a recueilli ces poésies. En 1907, Foucauld accompagne durant trois mois une tournée militaire conduite par le capitaine Dinaux. À cette occasion, dans des conditions pourtant peu propices, il va recueillir un nombre considérable de poésies tant auprès des Touaregs qui accompagnent la colonne qu'auprès des populations rencontrées.

     Dans une lettre au père Guérin (31 mai 1907), Foucauld précise les conditions et l'intérêt de cette fabuleuse collecte : "Retenus de mémoire, ce sont les seuls textes fixes qu'aient les Touaregs : ce sont de précieux documents pour la grammaire et le lexique. Pour la grammaire, on y puise, en cas de doute, des exemples ; pour le lexique, on y trouve bien des mots qui ne reviennent pas souvent dans les conversations. En arrivant ici, j'ai promis un petit salaire pour les poésies qu'on m'apporterait : cette promesse, en un temps où le pays est pauvre, a suffi pour remplir ma tente pendant un mois. On m'a fait dire aussi, des douars voisins, qu'on y désirait ma visite pour que les femmes puissent à leur tour me donner des poésies. J'ai donc été plusieurs fois dans des douars, passant des heures sous un arbre ou dans une tente, au milieu de tous les enfants et les femmes, écrivant des vers et faisant de petits cadeaux..."

     Mais la collecte de ces poésies n'était qu'une première étape. Par la suite, durant plusieurs années, en parallèle à ses autres travaux scientifiques, Foucauld s'emploiera à traduire les poèmes recueillis et à les entourer d'un important appareil critique. Ce labeur épuisant ne prendra fin que le 28 novembre 1916, soit deux jours avant sa mort.

     Dans leur édition originale, les Poésies touarègues présentent 575 pièces (soit 5 670 vers). Pour chacune, Foucauld fournit une traduction mot à mot, une traduction explicative et une traduction en français courant. De plus chaque poésie est accompagnée d'une introduction précisant le contexte dans lequel elle a été composée. Certains de ces textes sont d'ailleurs de remarquables documents historiques et ethnographiques. Enfin, des indications sont également fournies sur la plupart des 274 poètes recensés. Travail remarquable s'il en est et l'on comprend aisément que ces deux volumes (aujourd'hui introuvables) restent pour toute personne qui se spécialise dans l'étude du monde touareg une référence incontournable.

 

     (extrait d'un article de Paul Pandolfi, Cahier d'études africaines, 2000)

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17 janvier 2012 2 17 /01 /janvier /2012 21:45

À Propos de « Méditations sur les Psaumes »

  

      Les Méditations sur les psaumes qui viennent de sortir à la fin du mois d’août 2002 comprennent la totalité des méditations manuscrites. Elles constituent un volume nouveau de la collection des Œuvres spirituelles du Père Charles de Foucauld, 17ème volume par lequel s’achève l’entreprise commencée par Nouvelle Cité il y a près de vingt ans.

      (...)

      Les méditations sur les psaumes faites par frère Charles à Nazareth de juin 1897 à juillet-août 1898 portent sur 116 psaumes. Il laisse alors ce carnet avec des pages encore blanches, sans doute parce qu’en septembre il s’établit chez les Clarisses de Jérusalem ; mais il ne reprendra pas ce type de méditations et nous n’aurons donc pas de méditations sur les derniers psaumes du Psautier.

      On ne saurait trop recommander ce volume de 448 pages (25 €), facile à lire, rempli de considérations profitables à tous, quelque soit l’état de vie. Il est bon néanmoins d’avoir sous les yeux le texte même du psaume médité, car fr. Charles cite souvent les versets bibliques pour passer de là à des applications spirituelles. Ce n’est pas à lire d’un trait, mais un livre, des pages à savourer si l’on veut bien prendre Charles de Foucauld comme guide spirituel. Tous ses thèmes favoris se retrouvent dans une libre utilisation comme dans une symphonie musicale et, peu à peu, on se laisse prendre par la simplicité et la profondeur de sa contemplation.

      C’est à partir de la version latine de la Vulgate que ces méditations se développent, chaque psaume étant divisé en deux parties à peu près équivalentes. On n’a pu encore à ce jour dire si la traduction française utilisée dans le cours de ses réflexions écrites était empruntée à une Bible en français ou était le fait de Charles de Foucauld lui-même : il était suffisamment connaisseur du latin pour se lancer dans une traduction personnelle, parfois très large, mais toujours très conforme au sens du texte original. Si un lecteur du Bulletin des Amitiés qui s’intéresse aux traductions bibliques pouvait apporter quelque éclairage sur ce point, il serait le bienvenu.

Pierre Sourisseau

 

Source : Bulletin trimestriel des Amitiés Charles de Foucauld, n° 148, octobre 2002

 

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16 janvier 2012 1 16 /01 /janvier /2012 21:47

Michel Bourgin et les Touaregs : un rêve d'enfant

 

Le général tourangeau publie son premier livre qui couvre 150 ans de vie

des peuples nomades du désert de 1860 et nos jours.

 

     Michel Bourgin vient de sortir son premier livre. Mais ce « général cow-boy », alliant l'aisance pour les conférences et celle de la plume, avait depuis longtemps le goût de l'écriture. Et du désert.

Aujourd'hui âgé de 67 ans, il s'émeut comme l'enfant qu'il a été en racontant: « Le premier contact avec les Touaregs remonte à mon enfance. Je commençais une collection de soldats de plomb. Un jour, ma mère m'offrit un méhariste. Il était magnifique, vêtu de bleu, voilé de blanc, juché sur un dromadaire brun clair dans l'attitude du trot, un bouclier et une lance en main… L'image du désert et des hommes qui y vivent est forte dans nos esprits occidentaux! »
     Les « Chroniques touarègues », qu'il signe aujourd'hui, sont le fruit de son admiration pour ce beau peuple. « L'idée d'écrire un ouvrage sur l'histoire et la civilisation des Touaregs est née à la suite d'une étude de Charles de Foucauld, entreprise il y a une dizaine d'années. « Imaginez un peuple de guerriers vivant de l'élevage au milieu du Sahara, pauvre, dans une zone grande comme deux fois la France qui couvre le Sud libyen, le nord du Mali et le nord du Niger… »
     Pour se documenter, Michel Bourgin a étudié de nombreux récits qui sont le fait d'explorateurs, de militaires, d'hommes et de femmes d'église, de voyageurs et de Touaregs. Les recherches nécessaires à l'écriture de ce livre ont commencé en 1997 et le travail de rédaction des 360 pages a duré un an et demi.
     De jolies aquarelles ponctuent le voyage auprès de cette remarquable civilisation nomade. Son livre est un bel ouvrage présenté sous forme d'un lexique, que l'on peut lire selon l'humeur, dans le désordre, en y trouvant des éléments historiques précis et des anecdotes insolites
! On le suit à pas de chameau; les oasis sont remplies de poésie et de citations qui incitent à la réflexion…

                                                                                                                                          I. de Saint Loup

 

« Chroniques touarègues », de Michel Bourgin, Éditions de l'Harmattan.

Rencontre-dédicace à la Boîte à livres (37000 TOURS), lundi 23 janvier, à 19 heures.

 

Source : www.lanouvellerepublique.fr

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11 janvier 2012 3 11 /01 /janvier /2012 21:35

Charles de Foucauld, le savant bienheureux

 

      C'est sous ce titre que le site Internet de Famille Chrétienne publie à la date du 6 janvier 2012, une présentation par Bénédicte de Saint-Germain d'un livre récent, « Charles de Foucauld, explorateur malgré lui » écrit par de Bénédicte Durand, et coédité par Glénat/La Société de géographie, 192 pages. Voici l'intégralité de cette présentation. LT

 

    "Prêtre et mystique, le bienheureux Charles de Foucauld était aussi un scientifique. Ses observations firent considérablement progresser la connaissance géographique et ethnologique de l’Afrique du Nord. L’historienne Bénédicte Durand dévoile l’homme de science caché derrière le religieux.

    "À 27 ans, le 24 avril 1885, Charles de Foucauld reçoit la grande médaille d’or de la Société de géographie de Paris pour sa Reconnaissance au Maroc (1883-1884). Pendant près d’un an, le jeune homme a parcouru à pied clandestinement ce territoire fermé et méconnu. Le travail scientifique qu’il publie est une somme de découvertes: il a tracé le réseau hydrographique des régions parcourues, noté tous les villages et compté le nombre des fusils, identifié les cultures, les routes, pris toutes sortes de mesures. Il a aussi mis en évidence la structure de la chaîne montagneuse de l’Atlas dont l’orientation sur les anciennes cartes était erronée.

     "Par quel miracle, ce jeune officier, oisif et médiocre, s’est-il transformé en explorateur reconnu? Avant son expédition marocaine, Foucauld s’est fermement ennuyé. Aucune discipline n’éveillait son intérêt à l’exception d’une seule dans laquelle il montre des dispositions naturelles à défaut d’y faire preuve de travail: la géographie. Fin observateur, doué pour le dessin, il est capable de décrire avec précision n’importe quel paysage. En 1881, il participe avec son régiment, le 4e chasseurs d’Afrique, à une bataille dans le Sud-Oranais. Là-bas, «ce lettré fêtard, écrit son camarade Laperrine, se révèle être un soldat et un chef». Surtout, cette aventure inocule en lui le virus du Grand Sud et le goût de l’inconnu.

     "Déguisé en juif, il pénètre dans un pays interdit aux chrétiens. Là, avec un luxe de précautions inouï, il observe: «Tout mon itinéraire a été relevé à la boussole et au baromètre. En marche, j’avais sans cesse un cahier de cinq centimètres carrés caché dans le creux de la main gauche; d’un crayon long de deux centimètres, qui ne quittait pas l’autre main, je consignais ce que le chemin présentait de remarquable, ce qu’on voyait à droite et à gauche […], les accidents de terrain, […], l’heure et la minute de chaque observation, les arrêts, les degrés de vitesse de la marche, etc. ». Au retour, il compile ses notes et compose Reconnaissance au Maroc dont les indications, notamment les cartes au 1/250000, resteront longtemps la référence pour les voyageurs, les militaires et les géographes.

     "Sa mission achevée, Foucauld poursuit sa recherche de l’absolu. Il ne sondera plus la profondeur des oueds, mais celle des âmes. Sa carrière d’explorateur s’achève-t-elle pour autant? Moins que jamais! «Sa passion de jeune homme s’est peu à peu imposée comme un auxiliaire indispensable à sa mission», explique Bénédicte Durand. Seul l’objectif a changé. Le Père de Foucauld brûle d’apporter Jésus aux Touaregs, peuple qu’il estime. Mais pour évangéliser, il faut connaître.

     "Infatigable, il parcourt le Hoggar puis le Sahara, acceptant, quand il le peut, d’accompagner des colonnes militaires, notant au passage tout ce qu’il voit. Il visite, rencontre les nomades, les soigne… et les observe en ethnologue passionné. Parallèlement, il travaille à comprendre leur langue, rédige plusieurs dictionnaires et traduit des poèmes recueillis au cours de ses missions. Partout, le même souci du détail, de la précision.

     "Ermite contrarié, il ne cesse de recevoir des hôtes de passage : savants, explorateurs, militaires avec lesquels il entretient une correspondance riche en informations et en conseils. Lorsque ces travaux seront publiés, Foucauld exigera que «nulle part son nom ne soit prononcé». Dans son beau livre, abondamment illustré de photos, cartes et croquis réalisés par le Père Charles de Jésus, Bénédicte Durand rend justice à l’humilité scientifique d’un saint des temps modernes."

Bénédicte de Saint-Germain

 

      Source :

      http://www.famillechretienne.fr/livres/sciences-humaines/histoire-et-civilisation/charles-de-foucauld-explorateur-malgre-lui_c6_s281_ss282_d63613.html

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19 octobre 2011 3 19 /10 /octobre /2011 10:47

Charles de Foucauld - Lettres à son ami Henry de Castries

(annonce de parution issue intégralement du site de l'éditeur :

http://www.nouvellecite.fr/Charles-de-Foucauld-Lettres-a-son.html)

La cor­res­pon­dance de Charles de Fou­cauld avec Henry de Cas­tries s’étend sur quinze ans, depuis l’ordination sacer­dotale du Père de Fou­cauld (1901) jusqu’à la mort de celui-​​ci (1916) ; années saha­riennes de Beni Abbès et de Taman­rasset, années spi­ri­tuel­lement les plus épanouies et les plus créa­trices du Bienheureux.

Cette cor­res­pon­dance s’ouvre avec le plus précis, le plus beau récit que Charles de Fou­cauld a donné de sa conversion (1886), récit qu’il confie à un ami très cher et très estimé. Elle révèle les condi­tions concrètes de la vie qu’il a menée au désert, non pas en ermite, mais en être rela­tionnel ouvert à de mul­tiples ren­contres et en savant lin­guiste et ethnologue.

Si nous n’avons pas les lettres d’Henry de Cas­tries, la per­son­nalité et la stature scien­ti­fique de celui-​​ci se découvrent à travers cette cor­res­pon­dance : un explo­rateur, his­torien, spé­cia­liste de l’Islam (il vient de publier L’Islam, qui fait aus­sitôt autorité et demeure aujourd’hui, plus que jamais, d’actualité). Charles de Fou­cauld a trouvé, dans son ami Henry de Cas­tries, un inter­lo­cuteur avec qui l’échange est d’emblée de haute volée.

Cette cor­res­pon­dance se termine par la publi­cation – res­tituée – d’une longue lettre écrite par Charles de Fou­cauld à René Bazin quatre mois avant sa mort, lettre où il est tout par­ti­cu­liè­rement question, d’une part de son attitude envers l’Islam, et d’autre part de son désir intense de faire naître des voca­tions de « défri­cheurs évangéliques ».

Elle est pré­sentée et mise en texte par Bri­gitte Cui­sinier et Jean-​​François Six, his­to­riens, spé­cia­listes de Charles de Foucauld. 320 pages - 21

Une pre­mière édition, en 1938 (Grasset), avait été réa­lisée par Jacques de Dam­pierre, fils adoptif d’Henry de Cas­tries. Épuisée depuis long­temps, elle peut, aujourd’hui, être reprise et aug­mentée grâce à la famille d’Henry de Cas­tries et tout par­ti­cu­liè­rement à son arrière-​​petite-​​fille, Aymardine Matray de Dampierre.

 

Rappel de LT : ce soir, mercredi 19 octobre, à 21 heures 30, Monsieur l'abbé Jean-François SIX présente cette réédition en l'église Saint-Augustin à Paris. Conférence publique et gratuite.

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11 octobre 2011 2 11 /10 /octobre /2011 10:05

A propos d'un livre récent

 

     Un des lecteurs de ce blog a été impressionné par les commentaires de presse lus cet été à l'occasion de la parution chez Gallimard d'un roman intitulé " Mardochéé " (cf. son commentaire au " post " du 9 octobre).

 

     Concernant la valeur historique des informations contenues dans ce roman, on peut se reporter à l'article " Un roman très peu historique " publié dans ces pages à la date du 13 juin 2011, article où étaient énumérées plusieurs évidences de l'impossibilité des informations du roman. Ces dernières ne sont pas affirmées comme historiques dans le roman, certes, mais ne sont pas présentées non plus comme imaginaires et, de ce fait, ont été prises pour argent comptant par les commentateurs sans références suffisantes sur le sujet traité.

 

     Concernant la réalité des rapports entre Charles de Foucauld et Mardochée, le mieux est de lire le Bulletin n° 184 des Amitiés Charles de Foucauld, qui publie, comme annoncé il y a deux jours, un texte quasiment inconnu où Charles de Foucauld explique de façon détaillée la nature de ses rapports avec Mardochée, document que Pierre Sourisseau, archiviste de la Cause de Charles de Foucauld, complète par une série d'informations totalement scientifiques, elles, en provenance d'experts de premier ordre sur Mardochée et son temps.

 

     Encore une fois, ce roman est bien un roman : le prétendu testament sur lequel il s'appuie est une invention de son auteur, qui joue ensuite très librement avec les données historiques recoupant nécessairement l'événement exceptionnel qu'il met en scène.

     Ce roman ne peut être considéré en aucune façon comme une source historique de quoi que ce soit ; il n'apporte rien de nouveau à la connaissance de Charles de Foucauld, pas plus qu'à celle de Mardochée.

     C'est pourquoi il est très surprenant de constater avec quelle facilité et manque de recul, voire de sérieux professionnel, des commentateurs en ont parlé comme d'une révélation fiable concernant l'expédition de Charles de Foucauld au Maroc. LT

 

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10 octobre 2011 1 10 /10 /octobre /2011 23:11

Ré-édition d'une très amicale correspondance

 Grasset-1938.jpg

   En 1938, les éditions Grasset avaient publié 48 lettres de Charles de Foucauld à Henry de Castries, " qui par son milieu social, sa formation, sa carrière militaire et africaine, devait rencontrer Foucauld sur sa route ", lequel " par son caractère, sa foi religieuse, sa hauteur de pensée, devait devenir le plus compréhensif de ses amis " (introduction de Jacques de Dampierre, fils adoptif du comte Henry de Castries).

 

   Ces lettres couvrent une période allant du 23 juin 1901 au 25 mars 1916. Elles s'ouvrent par cette inoubliable formule : " Le silence du cloître n'est pas celui de l'oubli " et s'achèvent par ce voeu " Que Dieu vous garde, bien cher ami, qu'Il garde tous les vôtres et qu'Il protège la France ! "

 

 

      Nouvelle-cite-2011-copie-1.jpgLes éditions nouvelle cité et Jean-François Six viennent de rééditer cette correspondance.

      A l'occasion de la parution de cet ouvrage, Jean-François Six donnera une conférence :

 

      le mercredi 19 octobre, à 20 heures 30,

      en l'église Saint-Augustin - 1, avenue César Caire,

      75008 PARIS (Métro Saint-Augustin).

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13 juin 2011 1 13 /06 /juin /2011 18:17

" MARDOCHÉE "

 

     C'est sous ce titre que les éditions Gallimard publient en ce printemps 2011 un roman de Kebir-Mustapha Ammi, natif du Maroc. Ce roman est la prétendue confession du rabbin Mardochée Abi Serour, Juif marocain employé comme guide par Charles de Foucauld pour sa " reconnaissance au Maroc " de juin 1883 à mai 1884.

     Personnage déjà connu de la Société de Géographie, Mardochée fut présenté au jeune explorateur par un ami commun, Oscar Mac Carthy, Directeur de la bibliothèque d'Alger. C'est Mac Carthy qui rédigea le contrat liant les deux hommes pour cette expédition.

     Cela dit, et que l'on retrouve dans ce roman, tout ce qu'on peut y lire ensuite, dans un style parfois compliqué, sort de l'imagination de l'auteur, avec moult personnages inventés, erreurs historiques, et dérapages idéologiques.

     Faut-il voir en réalité dans ce livre une oeuvre purement romanesque, une sorte de récit d'aventure extraordinaire : comment deux hommes si différents vont-ils faire aboutir le projet alors que tant de difficultés, de dangers voire d'ennemis se dressent sur leur route ? Ou bien faut-il le lire comme un roman militant contre les vues des puissances européennes sur les pays d'Afrique du Nord, et contre leur éventuelle christianisation ? Car on a l'impression d'assister au procès fait par un Marocain à un Juif d'avoir trahi son pays, musulman, en permettant cette reconnaissance géographique par un chrétien français, qui servira plus tard militairement aux puissances européennes. Et pour cela, il faut en outre que Foucauld soit présenté exclusivement comme un être mystérieusement maléfique et désagréable, ayant un infâme projet qui doit déboucher sur un crime.

     N'est-il pas légitime de se demander jusqu'à quel point un roman inspiré d'un événement historique a le droit, sans aucun avertissement à ce propos, de s'éloigner de la réalité scientique de cet événement ?

 

     Donnons quelques exemples :

     1) Foucauld, qui n'est jamais nommé dans ce livre, sinon sous son nom d'emprunt historiquement vrai de Joseph Aleman ou sous l'appelation " le vicomte ", y est déjà chrétien convaincu, ami de l'abbé Huvelin et cherche à convertir des Marocains au Christ. En réalité, il ne rencontrera l'abbé Huvelin qu'en 1886, et l'on sait que sa conversion date de fin octobre de cette même année.

     2) Foucauld est présenté comme ayant déjà satisfait un penchant au sadisme et à la violence à l'occasion de nombreuses tueries perpétrées par lui au cours de sa carrière militaire.  Mais les recherches accomplies tout au long de son procès de béatification permettent de penser qu'il n'a peut-être même jamais été personnellement engagé au feu du combat !

     3) Le roman évoque tranquillement le fait que Foucauld et Mardochée, au cours de leur passage à Fès, se font passer pour Musulmans et s'y comportent comme tels, ce qui est contraire à l'attitude permanente de Foucauld durant ce voyage.

     4) Foucauld croise deux fois au Maroc, dans ce livre, son ami de Saumur, Antoine de Vallombrosa, marquis de Morès, qui joue un rôle très trouble, alors que ce dernier est à ce moment-là aux Etats-unis d'où il ne reviendra qu'en 1886.

     5) De même, l'auteur, qui doit avoir un compte à régler avec le romancier américain Mark Twain, le fait intervenir en plusieurs occasions sur la route de Foucauld-Mardochée avec un rôle antipathique, bien que rien dans la biographie de cet écrivain ne manifeste des liens avec le Maroc !

     6) Et pourquoi faire mourir Oscar Mac Carthy, mystérieusement, seul et en Bretagne, moins d'un an après la fin de la reconnaissance au Maroc, alors qu'il est décédé à Alger dix ans plus tard ?

     Cette série pourrait être longuement poursuivie. On aura compris que cet ouvrage peut être ressenti légitimement comme une charge contre le projet scientifique de Foucauld au Maroc en 1883-1884, présenté tout à fait autrement, accusation qui utilise tous les artifices possibles. LT

 


Rappel : consulter l'appel lancé par le Postulateur, au 22 mai dans ces pages. Les besoins financiers de la Cause sont encore de 4 700 € pour cette année. Merci de votre don.


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23 mai 2011 1 23 /05 /mai /2011 21:31

CORRESPONDANCES DE CHARLES DE FOUCAULD

 

 

Après la réédition en 2010 de :

 

Charles de Foucauld - Abbé Huvelin, 20 ans de correspondance, Nouvelle Cité, 440 pages, 23 €

(Présentation et mise en texte de Jean-François Six et Brigitte Cuisinier)

 

Lettres à un ami de lycée, Nouvelle Cité, 256 pages, 20 €

(Introduction et notes de Pierre Sourissseau)

 

 

Après la réimpression cette année de :

 

Cette chère dernière place. Lettres à mes frères de la Trappe, Le Cerf, 484 pages, 20 €

(Correspondance présentée et annotée par Albert Robert; introduction par Pierre Sourisseau)

 

Sont en préparation l'édition commentée de la correspondance de Charles de Foucauld avec Henry de Castries (déjà éditée en 1938 par Grasset) et sa correspondance intégrale avec sa soeur Marie de Blic (partiellement éditée en 2005 aux éditions Le Livre Ouvert).

 

 

Nouvelle cité - Domaine d'Arny, 91680 BRUYERES LE CHÂTEL, 01 69 17 10 06, www.nouvellecite.fr

Le Cerf - 29 boulevard La Tour Maubourg, 75007 PARIS, www.editionsducerf.fr

Le Livre Ouvert - 14 bis rue Ferrée, 10190 MESNIL SAINT LOUP, le.livre.ouvert@tiscali.fr

 

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22 mai 2011 7 22 /05 /mai /2011 21:42

Jeunesse, passé militaire et amitiés lorraines

 

C'est sur ce thème qu'un groupe de la famille spirituelle foucauldienne en Lorraine a réalisé un livret historique lancé à l'occasion d'une conférence-débat, tenue le 2 avril dernier à Nancy, animée par Michel de Suremain, Président des Amitiés Charles de Foucauld.

 

On ne peut que recommander ce livret et encourager à sa diffusion.

 

En 52 pages au format A5 abondamment illustrées de cartes et photos, il délivre une information de qualité sur les lieux qui, en Lorraine, ont participé à la construction de la personnalité de Charles de Foucauld alors adolescent, puis jeune officier, missionnaire, géographe, linguiste et ethnoloque reconnu. Attaché à cette Lorraine, à sa famille et à ses amis, Charles de Foucauld ne manqua jamais de les visiter lors de ses voyages en France après son installation au Sahara.

 

Assorti de textes de Charles de Foucauld, de prières, d'extraits de lettres, d'une bibliographie et d'indications pour se rendre sur les lieux cités, cet travail historique propose deux parcours de découverte, correspondant à deux périodes de la vie de Charles de Foucauld en Lorraine :

  • L'adolescent et le jeune homme, de 1864 à 1879
  • Les séjours en Lorraine entre 1909 et 1913

Ce livret est vendu au prix de 5 € l'exemplaire, en envoyant commande et règlement à l'adresse suivante :

M. FLORENTIN, 3 B rue Basset, 54300 LUNEVILLE.

Renseignements : cdfenlorraine@free.fr

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