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Bienvenue dans ce lieu virtuel qui porte le nom de l'ermitage de Charles de Foucauld à Tamarasset !

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9 avril 2011 6 09 /04 /avril /2011 00:32

Les Petits Frères de la Moisson de Jésus-Amour lancent l'appel suivant :

 

     " Chers amis,

 

    " une fois n'est pas coutume, dans notre vocation monastique, de vous écrire une lettre en ce temsp de carême, et de plus pour solliciter votre aide et générosité.

    " En effet, fin janvier, nous sommes rentrés d'un voyage au Burkina Faso, à la rencontre d'un autre rameau monastique en fondation de frère Charles - les Petits Frères de Jésus-Sauveur du Monastère de Honda.

    " Dès la première soirée, nous nous sommes reconnus Petits Frères et Moines de Frère Charles, malgré les quatre mille kilomètres de distance, la différence de culture, le choc-contraste de leur dénuement par rapport à notre société de consommation.

    " Leur vie contemplative dans l'esprit de Nazareth avec sa vie de prière et d'adoration, sa vie de Silence, de travail de la terre - ce qui est vital pour eux -, toute simple, pleine de délicatesse et d'amour fratrenel, a fait un grand bien à nos âmes.

    " Leur fidèlité à l'esprit du Bienheureux Frère Charles de Foucauld, dans un grand dénuement, nous a profondément touchés.

    " C'est pourquoi, aujourdhui, nous vous proposons, en ce temps de carême, une " opération Pertis Frères " en achetant le CD " Liturgie en mooré au Monastère de Jésus-Sauveur " enregistré dans leur chapelle, lors de notre séjour. N'hésitez pas à le diffuser et à l'offrir !

    " Nous vous remercions vivement de l'aide que vous apporterez à nos Petits Frères du Burkina par votre généreuse contribution.

    " Les Petits Frères de Jésus Sauveur et les Petits Frères de la Moisson de Jésus-Amour vous assurent de leur reconnaissance et de leur prière, et vous souhaitent une bonne montée vers Paques. "

 

 

    Le CD est vendu au prix de 10 € l'exemplaire.

    Les frais de port sont de 1 € pour 1 CD ; 2 € pour 2 ou 3 CD ; 3,5 € pour 4 à 6 CD ; 7 € pour 7 à 12 CD.

    Chèque à libeller à l'ordre de " Petits Frères ".

    Et à adresser à : Opération Petits Frères - Fraternité Monastique des Petits Frères de la Moisson de Jésus-Amour - Monastère Bienheureux Charles de Foucauld - 31160 COULEDOUX.

     Pour joindre cette Fraternité : 05 61 95 21 80

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21 juillet 2007 6 21 /07 /juillet /2007 08:12

 

    Le Bulletin trimestriel n° 167 des Amitiés Charles de Foucauld est à l'impression et sera livré dans quelques jours.

    Il contient en particulier le texte intégral du décret de béatification de Charles de Foucauld, ainsi qu'une présentation de l'amitié entre le géographe Henri Duveyrier et Charles de Foucauld, illustrée par quelques lettres de ce dernier.

   La "Précision" porte cette fois sur le contenu exact et intégral de l'oeuvre scientifique de Charles de Foucauld, trop souvent ramenée à tel ou tel des livres dus à son travail, fruit de "la sainteté de son inrelligence" selon l'expression utilisée en l'occurrence par Mgr Charles Molette.

 

Le Bulletin des Amitiés Charles de Foucauld

56 rue du Val d'Or, 92150 Suresnes

Abonnement 30 €. 

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16 novembre 2006 4 16 /11 /novembre /2006 23:05
Charles de Foucauld, Seul avec Dieu, Retraites à Notre-Dame des Neiges et au Sahara, Éditions Nouvelle Cité, 2004, 256 pages, 20 €.

Trois titres de la collection des Œuvres spirituelles du Père Charles de Foucauld publiées aux Éditions Nouvelle Cité contiennent ce qu’il est convenu d’appeler des Notes de retraites : La Dernière place (2002), Crier l’Évangile (2004) et Seul avec Dieu (2004).

      Dans ce dernier volume, on trouve les Retraites faites d’abord de décembre 1900 à juin 1901, donc à Notre-Dame-des-Neiges, puis durant les années suivantes, de 1902 à 1909, quand Charles de Foucauld est au Sahara.

     

      Dans les Notes de Notre-Dame-des-Neiges (1900-1901), se trouvent essentiellement les Élections faites par frère Charles lors de ses Ordinations. Il y prolonge et y précise les réflexions qu’il avait commencées à Nazareth en avril précédent. Ces Élections sont des textes connus ; ce qui l’est moins, ce sont les Notes de sa retraite préparatoire au diaconat où il tente d’unifier théologiquement et spirituellement les deux appels qu’il entend : celui vers une vie religieuse de type monastique, érémitique même, où il pourrait être tout à son Bien-Aimé, et celui vers un service des plus délaissés et vers un ministère de Charité universelle. On portera également une grande attention au choix des citations scripturaires qui remplissent les pages de ses feuillets : certaines paroles de l’Évangile sont déterminantes pour lui, car Jésus est le Prédicateur, sans intermédiaire, de ces retraites préparatoires aux Ordinations.

 

       Arrivé à Beni-Abbès, frère Charles de Jésus fait des retraites annuelles comme il l’a lui-même fixé dans le Règlement des petits frères du Sacré-Cœur de Jésus au chapitre XII intitulé Explication du Saint Évangile, catéchisme, retraite annuelle. Ce sont, chaque soir, chaque dimanche, chaque année du 25 janvier au 2 février, trois temps forts où le petit frère du Sacré-Cœur de Jésus trouve moyen « de se pénétrer de la connaissance et de l’esprit de Notre Seigneur Jésus et de s’établir de plus en plus dans l’amour et l’imitation de ce bien-aimé Seigneur Jésus », ce qui est une reprise de l’exhortation fondamentale du chapitre Ier : « Dans nos méditations quotidiennes et notre retraite annuelle, nous réfléchirons profondément à Ses paroles et à Ses exemples, de manière à nous pénétrer, avec Sa grâce, si intimement de Son esprit, que nous pensions Ses pensées, disions Ses paroles, fassions Ses actions, autant qu’il se pourra. »

Durant cette retraite annuelle qui doit durer 8 jours, il est prévu qu’en chacune des journées on fasse 5 moments de lecture et de réflexion sur le Règlement, de telle sorte que soient ainsi passés en revue les 40 chapitres qui constituent l’ensemble de la vie du petit frère du Sacré-Cœur de Jésus. Le procédé peut paraître factice et relever plus d’une méthode profane que de l’exercice spirituel ; c’est oublier qu’en bâtissant la structure de la vie d’une fraternité, Charles de Foucauld, suivant là son génie propre, a trouvé 40 éléments qui embrassent l’ensemble des sujets qui peuvent définir une existence : buts, caractères propres à la vocation de petit frère et axes spirituels fondamentaux, actes quotidiens, repères spatio-temporels courants, etc. autant de données existentielles nécessaires, allant jusqu’au terme, désigné comme « la fin de l’exil ». Or, dans ces 40 points capitaux, qui donnent lieu à 40 chapitres, dans ces 40 circonstances de la vie, il s’agit d’imiter Jésus, de se référer à son Évangile : « Nous nous demanderons en tout, poursuit le texte du Chapitre Ier, comment Il pensait, parlait, agissait en la circonstance où nous sommes, comment Il penserait, parlerait, agirait à notre place ; et nous nous efforcerons de tout notre cœur de reproduire amoureusement en nous les traits de notre divin modèle. » Pour amener le petit frère de Jésus à cette imitation perpétuelle du divin Modèle, frère Charles a d’ailleurs pris soin de faire d’abondantes citations prises dans les Évangiles ; elles ont pour lui infiniment plus d’importance que les lignes réglementaires qu’il y ajoute, car elles montrent comment Jésus abordait, lui, la vie humaine, ce qu’il pensait, disait, faisait dans les circonstances où il s’est trouvé. Ce que les Évangiles nous rapportent des comportements de Jésus et que Charles de Foucauld nomme les « vertus évangéliques », voilà sa Règle de vie, le Règlement qu’il a élaboré dans cette lumière n’en étant qu’une application.

 (Pierre Sourisseau, archiviste de la Cause de Canonisation du bienheureux Charles de Foucauld)
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11 octobre 2006 3 11 /10 /octobre /2006 17:52

     Grâce à une anthologie chronologique intitulée « Au fil des jours » et aux 17 volumes de l'édition intégrale de ses oeuvres spirituelles (édition commencée en 1973 et achevée en 2002), il est facile de lire Charles de Foucauld, d'étudier sa pensée, d'entreprendre une recherche le concernant voire même un travail universitaire, bref d'entrer directement en contact avec sa personnalité et son message.

Pour découvrir comment il lisait et méditait la Bible et notamment les Évangiles, il faut se plonger dans les titres suivants :

     En vue de Dieu seul, paru en 1973 ; Aux plus petits de mes frères, 1974 ; Crier l'Évangile, 1975 ; Petit frère de Jésus, 1977 ; L'esprit de Jésus, 1978 ; Qui peut résister à Dieu, 1980 ; Commentaire de saint Matthieu, 1989 ; La bonté de Dieu, 1996 ; L'imitation du Bien-aimé, 1997 et Méditations sur les Psaumes, 2002.

Pour le suivre dans les temps forts de ses retraites où il essaie de formuler sa vocation personnelle, il faut aller chercher dans ces trois ouvrages :

     La dernière place, nouvelle édition novembre 2002 ; Seul avec Dieu, 1975 ; Considérations sur les fêtes de l'année, 1987.

Pour entrer dans la compréhension de ses projets de vie, qui, de sa conversion à sa mort, ont été variés mais toujours cohérents, il faut lire :

     Règlements et directoires, 1995.

Enfin, pour le retrouver dans son quotidien, il faut vivre avec lui au rythme des carnets où il écrit sur tout ce qui le touche et tout ce qu'il aime. On le peut avec trois volumes surtout :

     Voyageur dans la nuit, 1979 ; Carnets de Tamanrasset, 1986 ; Carnet de Beni-Abbès, 1993.

Cette édition intégrale a été confiée aux Éditions NOUVELLE CITÉ (voir lien ci-contre)

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4 octobre 2006 3 04 /10 /octobre /2006 22:21

Le testament de Charles de Foucauld.

     Par Jean-François Six, Maurice Serpette et Pierre Sourisseau, Fayard, 2005, 300 pages, 18 €.

 

Charles de Foucauld a bien rédigé un testament proprement dit, daté du 13 décembre 1911 et précisé sur trois points en 1913. Mais, lui qui « a vécu en quasi-ermite à Nazareth, en moine quasi-cloîtré à Beni-Abbès, enfin en « missionnaire isolé » au Sahara » (p. 227), a transmis à la postérité un tout autre héritage, un « testament spirituel ».

C’est de lui dont il est question dans cet ouvrage, fruit d’une collaboration à trois mains, celles d’experts qui ont fortement contribué à la meilleure connaissance de la vie et des œuvres du Bienheureux.

Par « testament spirituel » on peut entendre l’ensemble des projets et des volontés que Charles de Foucauld a élaboré et manifesté au cours des cinq dernières années de sa vie - du 1er décembre 1911 au 1er décembre 1916 – et qu’il a légués à ses disciples pour que ceux-ci puissent vivre et développer l’esprit de Nazareth.

Cette période de cinq ans prolonge en plusieurs domaines les intuitions nées dès 1901 et les travaux menés depuis 1904, travaux dont la finalité exprimée par Charles de Foucauld lui-même est, comme le rappelle d’emblée Jean-François Six, l’évangélisation des Touaregs (p. 14), fondée sur « l’apostolat de la bonté ». « Foucauld est parvenu à 50 ans à une synthèse de vie spirituelle achevée et à un concept de vie missionnaire accompli » (p. 230).

En sept chapitres chronologiques plus une longue conclusion de 72 pages, les trois auteurs montrent clairement que tout ce que Charles de Foucauld exprime dans la dernière partie de sa vie a été longuement réfléchi et expérimenté, et représente ce à quoi il a vraiment voulu aboutir, ce qu’il a voulu transmettre : « La Mission est devenue pour lui première ; c’est le centre de sa vie spirituelle : le nom « Jésus » signifie « Sauveur », répète-t-il ; pour être conforme à Lui, il faut être « sauveur » avec Lui, sauveur universel », conclut ultimement Jean-François Six (p. 287).

  Maurice Serpette expose les conditions de la présence de Charles de Foucauld dans le Sahara français, ses réactions devant l’état social et moral de cette colonie, ses rapports avec les autorités françaises et indigènes. « Pour Foucauld, les colonies sont des extensions de la mère patrie, qui est elle-même une extension de la famille. Tous les enfants sont donc frères, mais, comme dans les familles, ceux qui sont en avance s’occupent de ceux qui sont en retard ; les aînés aident les cadets à devenir leurs égaux » (p. 35).

La vision foucauldienne de la colonisation est à la fois en accord et en désaccord avec celle de son époque. L’expansion coloniale est un fait de nature, bon en soi, mais qui est dénaturé si, comme au début du XXe siècle, le laïcisme et le matérialisme égoïste en sont les conditions.

Pour Charles de Foucauld, francisation et évangélisation sont deux objectifs qui vont de pair. Mais il comprend que cette double entreprise n’aura pas un succès rapide. Aussi, en plus de ses tentatives pour constituer une communauté religieuse, forge-t-il « deux outils importants et féconds » pour sa postérité : le « formidable corpus de ses travaux sur la culture et la langue touarègues » (p. 45) et une association ou confrérie apostolique pour l’évangélisation de nos colonies, une union coloniale catholique composée de membres de toutes vocations et de toutes conditions, reconnue sous le nom d’Union des Frères et Sœurs du Sacré-Cœur de Jésus.

Jusqu’à sa mort, Charles de Foucauld va travailler à la mise en forme de ces deux outils d’évangélisation. Dans un chapitre intitulé « Charles de Foucauld devant la tourmente de la guerre », Pierre Sourisseau, archiviste de la Cause de postulation du Père de Foucauld, décrit la manière dont Charles de Foucauld, « l’esprit à la frontière » (p. 132) vit à distance (et quelle distance !) la Grande Guerre. Puisqu’il est « mobilisé sur place » (p. 124), il organise la vie à Tamanrasset « pour la défense de son prochain » (p. 127). « Il considère son immobilisation au Sahara comme une « mobilisation » dans une longue retraite où il désire voir mûrir les « Statuts de l’Union » et les « Conseils » qu’il veut remettre à chaque frère et sœur du Sacré-Cœur de Jésus lors de son adhésion » (p. 142). 

Jean-François Six décrit dans tous les détails, année après année, la genèse et la mise en œuvre de l’Union : de son apparition dans l’esprit de Frère Charles au début de l’année 1908, jusqu’à son approbation par Mgr Bonnet, pour son diocèse de Viviers en septembre 1913, en passant par les différents projets de rédaction des statuts, qui seront modifiés jusqu’en 1915 par Charles de Foucauld, et tous les efforts de ce dernier pour convaincre et regrouper un minimum de membres : « On peut dire que la vision spirituelle qu’elle [l’Union] représente est tout particulièrement le « testament » de Charles de Foucauld » (p. 77). Ou encore : « ce que nous appelons « le Testament » de Foucauld », dit Jean-François Six, est  « sa dynamique missionnaire » (p. 278).

Il y a un peu plus d'un an, ce livre est arrivé à point nommé pour mettre en lumière de manière scientifique certains aspects importants de la pensée de Charles de Foucauld, à la veille de sa béatification.

                                                                                                                                L.T.

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