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Bienvenue dans ce lieu virtuel qui porte le nom de l'ermitage de Charles de Foucauld à Tamarasset !

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26 décembre 2011 1 26 /12 /décembre /2011 20:18

     

     JÉSUS dans la grotte de Bethléem nous apprend à rester dans le silence, la retraite, la solitude, chaque fois que sa volonté ne nous appelle pas à en sortir.

 

(Voyageur dans la nuit, page 193)

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25 décembre 2011 7 25 /12 /décembre /2011 20:20

    

     JÉSUS se révèle d'abord aux bergers : la lumière divine, la " lumière vraie " illumine les âmes d'après leur pureté, non dans la mesure de l'intelligence ni de la science. Ayons l'âme pure, soyons humbles.

 

(Charles de Foucauld, Voyageur dans la nuit, page 192)

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18 décembre 2011 7 18 /12 /décembre /2011 15:25

 

 

     Faire mon possible pour le salut des peuples infidèles de ces contrées (Maroc et Sahara) dans un oubli total de moi : (moyens : présence du Très Saint Sacrement, saint Sacrifice, prière, pénitence, bon exemple, charité, sanctification personnelle, - en employant moi-même ces moyens et en faisant mon possible pour multiplier ceux qui les emploient parmi eux et pour eux) ... In manus tuas commendo spiritum meum ; cor Jésu sacratissimum adveniat regnum tuum.

 

      (Charles de Foucauld, Voyageur dans la nuit, page 176)

 

     Note de l'archiviste de la Postulation : Ce texte est extrait du carnet où Charles de Foucauld inscrivait ses Notes et dates d'anniversaires intimes. Ce carnet remis après sa mort, selon son testament, à sa cousine Marie de Bondy a disparu dans l'incendie du château de la Barre. Il y inscrivait aussi ses résolutions de retraite. Dans son Carnet de Tamanrasset (page 63 de l'édition de Nouvelle Cité),  il y a quelques mots et détails supplémentaires qui ne manquent pas d'intérêt : "en faisant tout mon possible pour multiplier ceux qui les emploient au milieu d'eux, et ceux qui, sans être au milieu d'eux, les emploient pour eux". (PS)

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5 décembre 2011 1 05 /12 /décembre /2011 23:55

  Un mois après la précédente,

Charles de Foucauld, envoie cette nouvelle missive à sa soeur,

suite au décès  de son neveu Régis 

 

 

 

Nazareth, 17 mars 1900

 

     Merci, ma bonne Mimi, de ta lettre : oui, ton petit saint Régis a veillé sur vous tous et continuera à veiller sur vous et sur moi…

     Jamais je n’ai été autant avec toi, ma chérie, car pauvre et indigne que je suis, je trouve profondément doux et encourageant d’avoir un saint qui soit mon neveu, un saint que je tutoie, et je le prie à tout moment, dans tous mes besoins, plus de 50 fois par jour, je pense ; je t’assure que je ne l’ai pas prié une seule fois sans être exaucé, sans sentir une bonne inspiration ou un mouvement de ferveur. Ainsi prie-le bien aussi toi, et apprends à tes enfants à prier ce petit frère ou plutôt ce très grand frère ; car c’est nous, pauvres mortels, qui sommes infiniment petits à côté de cette âme qui voit Dieu au sein d’une gloire infinie, avec une puissance d’intelligence et d’amour auprès desquelles les nôtres ne sont rein : nous, nous rampons comme des fourmis dans ce froid brouillard… lui, il est en pleine lumière, en plein amour, en pleine intelligence, en pleine béatitude, et cela pour l’éternité…

     Prie-le aussi à toute heure, ma chérie, et remercie bien le bon Dieu de t’avoir fait mère d’un saint : une mère vit déjà en ses enfants ; voilà une partie de toi au ciel ! Quelle grâce ! Plus que jamais tu auras désormais « ta conversation dans les cieux ». Puisse-t-elle y être de plus en plus ainsi que celle de Raymond et de tous tes enfants, et puissions-nous tous être un jour réunis à régis aux pieds de notre bien aimé Seigneur Jésus !…

 

     Fr. Charles de Jésus

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5 décembre 2011 1 05 /12 /décembre /2011 23:49

Correspondance du bienheureux Charles de Foucauld avec sa sœur Marie, dite Mimi,

épouse de Raymond de Blic, après le décès au début de l’année 1900 de leur septième enfant, Régis, qui n’avait vécu que quelques heures.

 

Nazareth, 12 février 1900

 

 

     Ma chère Mimi, je viens de recevoir la dépêche envoyée hier par Raymond. Tu as dû avoir de la peine de la mort de cet enfant et j’en ai aussi à la pensée de la tienne. Mais je t’avoue que j’ai aussi une admiration profonde, quand je pense que toi, ma chérie, ma petite sœur, toi pauvre voyageuse et pèlerine sur la terre, tu es déjà mère d’un saint. Oui, ton enfant, celui à qui tu as donné la vie, est dans ce beau ciel auquel nous aspirons.

     Le voici devenu en un instant l’aîné de ses frères et sœurs, l’aîné de ses parents… Tous tes autres enfants marchent péniblement vers cette patrie céleste, espérant l’atteindre, mais n’en ayant pas la certitude, et pouvant en être à jamais exclus ; ils n’y arriveront sans doute qu’au prix de bien des luttes et des douleurs… Lui, ce cher petit ange protecteur de ta famille, il a d’un coup d’aile volé vers la patrie, et sans peine, sans incertitude, par la libéralité infinie du Seigneur jésus, il jouit pour l’éternité de la vue de Dieu, de Jésus, de la Sainte Vierge, de saint Joseph et du bonheur infini des élus.

     Je te le répète, j’entre dans une admiration ravie en pensant à cela : on estimait la mère de saint François d’Assise bienheureuse parce que de son vivant, elle assista à la canonisation de son fils : mille fois plus heureuse es-tu ! Tu sais, avec la même certitude qu’elle, que ton fils est un saint dans les cieux, et tu le sais, dès le 1er jour de ce fils chéri, sans le voir traverser pour arriver à cette gloire une vie de douleur.

     C’est le prix du saint baptême, c’est le prix du sang de Jésus : Jésus a souffert et combattu assez pour avoir le droit de sauver les Siens, sans nul mérite de leur part. Il en a assez pour introduire tous ceux qu’il veut, à l’heure qu’il veut, dans le royaume de son Père. Ma chérie, ne sois donc pas triste, mais répète plutôt avec la très Sainte Vierge : « Le seigneur a fait en moi de grandes choses. Les générations me proclameront bienheureuse. »

     Oui, bienheureuse, parce que tu es la mère d’un saint, parce que celui que ton sein a porté est déjà à cette heure éclatant de la gloire éternelle, parce que, comme la mère de saint François d’Assise, tu as, encore vivante, le bonheur incomparable de penser que ton fils est un saint, éternellement assis aux pieds de Jésus, éternellement appuyé sur Son Cœur, dans l’amour et la lumière des Anges et des Bienheureux.

Je t’embrasse de tout mon cœur comme je t’aime dans le Cœur de notre bien aimé Seigneur Jésus.

 

     Fr. Charles de Jésus

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25 octobre 2011 2 25 /10 /octobre /2011 19:14

ALLEZ ENSEIGNER TOUTES LES NATIONS... LES BAPTISANT...

 

      " Tous les hommes doivent brûler d'un zèle égal pour le salut des âmes, pour que toutes se sauvent, pour que Jésus soit connu et honoré et aimé passionnément de tous les hommes, que Dieu soit connu et glorifié de tous les hommes le plus parfaitement possible, que son Règne arrive, que son Nom soit sanctifié, sa Volonté faite sur la terre comme parmi les anges, que le pain de vie, la Sainte Eucharistie soit adorée et reçue avec un amour passionné par toutes les âmes, que tous les péchés soient pardonnés et détruits sur la terre, que nul n'y succombe à la tentation et n'y contriste le Cœur de Jésus, que tous y soient sans péché, sans tache ni ride, immaculés et saints, prêts pour le ciel, vraies épouses de Jésus, le glorifiant et consolant son Cœur autant que possible. Tous doivent avoir de cela le plus ardent désir, le demander chaque jour à Dieu en vue de Dieu, comme Jésus nous l'a appris, et y travailler sans cesse de toutes des forces, chacun par les moyens que l'Église lui indique, les pasteurs comme pasteurs, les ouailles comme ouailles, tous avec ordre et dans l'obéissance aux supérieurs établis dans l'Église. "

 

Source : ibid., page 75.

 

NdLT : Charles de Foucauld a écrit cette méditation en 1898-1899, alors qu'il était domestique des Clarisses de Nazareth, avant d'être ordonné prêtre et de partir vivre de cet idéal dans le Sahara français de 1901 à 1916. Obéir à Jésus-Christ, l'imiter, le faire connaitre et aimer : il n'y a pas de projet plus important dans la vie du Bienheureux. Tout vient de et doit retourner à ce Dieu unique et bien-aimé, aucune autre voie n'est sage ni vraie.

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24 octobre 2011 1 24 /10 /octobre /2011 19:50

ALLEZ ENSEIGNER TOUTES LES NATIONS... LES BAPTISANT...

 

      " À qui Notre-Seigneur fait-il ce commandement ? Aux seuls Apôtres et à ceux qui sont avec eux et après eux chargés du ministère ecclésiastique ? ou à tous les hommes ? ... Il le fait d'abord aux premiers, ensuite aux seconds, mais avec une restriction : il le fait à tous absolument, mais pas à tous de la même manière ; tous doivent travailler à l'enseignement de tous les hommes, mais non par les mêmes moyens... Quels sont les moyens que doit employer chacun ? Les Apôtres, leurs successeurs, et leurs coopérateurs, c'est à dire les ministres de la parole authentiquement établis par l'Église, doivent prêcher de toute manière, et par les par les paroles et par les œuvres et par la prière... Les autres fidèles, qui ne sont point pasteurs mais ouailles, doivent en général prêcher non tant par les paroles que par les œuvres (par l'exemple d'une sainte vie, une bonté pour tous qui fait aimer leur religion, les soutiens matériel et moral fournis aux pasteurs des âmes, etc.) et par la prière ; s'ils doivent exhorter par paroles, ce n'est pas en public, sauf très rares exceptions, mais en particulier, en s'adressant à leurs enfants, à leurs parents, à leurs amis, à leur entourage... "

 

(à suivre)

 

Source : ibid., pages 74-75.

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23 octobre 2011 7 23 /10 /octobre /2011 20:42

ALLEZ ENSEIGNER TOUTES LES NATIONS... LES BAPTISANT...

 

   " Merci, merci, merci mon Dieu de cet amour souverain qui vous a fait nous enseigner la vérité, mourir à cause de votre prédication, et qui vous a fait ordonner à vos disciples d'aimer tous les hommes comme Vous les avez aimés " du plus grand amour ", Vous le dites Vous-même, et de le leur prouver comme Vous le leur avez prouvé, en donnant au besoin leur vie à cause de leur enseignement.

 

   " Enseignez toutes les nations. " C'est donc un devoir pour l'Église ; et la possibilité où sont les hommes de se sauver sans la foi explicite, lorsqu'ils ont l'ignorance invincible de la vérité et la volonté formelle et illimitée de faire tout ce que Dieu exige pour le salut (ce qui comprend la foi en la vraie religion, l'entrée de vœu dans l'Église, le baptême de vœu, la foi implicite à tout ce qu'il faut croire), une telle possibilité ne fait nullement cesser pour l'Église le devoir de prêcher l'Évangile à tous les hommes absolument et de s'efforcer de leur donner la vraie foi... Et cela non seulement parce qu'ils auront infiniment plus de moyens et de facilités pour se sauver dans la vraie foi, mais aussi par pure obéissance au commandement formel de Notre-Seigneur : " Enseignez toutes les nations. "

 

(à suivre)

 

Source : ibid., pages 73-74.

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22 octobre 2011 6 22 /10 /octobre /2011 16:38

ALLEZ, ENSEIGNEZ TOUTES LES NATIONS... LES BAPTISANT..

 et leur apprenant à garder tout ce que je vous ai appris

 

   " Merci, mon Dieu, de ce commandement auquel, avec votre grâce, je dois le salut, moi qui suis d'une de ces nations converties par vos disciples... Merci de ce commandement de Votre Cœur : c'est bien la répétition du commandement suprême, du commandement de la Cène, du commandement " Aimez-vous les uns les autres ", puisque c'est dire : " Au prix de toutes les peines et de tous les dangers, allez faire part à tous les hommes, vos frères en Moi, du plus grand des biens, de Moi Jésus "... Votre Coeur, en quittant la terre, vous inspire le même commandement qu'il vous inspirait à la veille de mourir... Celui-ci est l'application et l'explication du premier : mourant, vous disiez : " Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés. " Montant au ciel, Vous ajoutez : " Aimez tous les hommes de cet amour... Et prouvez-le en faisant pour eux ce que j'ai fait pour vous... En leur faisant connaître, et au besoin, comme moi au prix de votre sang, tout ce que je vous ai fait connaître au prix du mien que j'ai répandu pour la confession de la vérité... Je vous disais après la Cène qu'il n'y a pas de plus grand amour que de mourir pour ceux qu'on aime, et quelques heures après, je suis mort pour vous à cause de l'enseignement que je vous ai prêché... Faites de même : aimez les hommes comme je vous ai aimés, en leur enseignant toute vérité, et au besoin en donnant votre vie pour eux, à cause de l'enseignement que je vous ai prêché. "

 

(à suivre)

 

Bienheureux Charles de Foucauld, commentaire de Mt 27, 51 - 28, 20, méditation n° 173 in " La bonté de Dieu, Méditations sur les Évangiles (1) ", éditions nouvelle cité 1996, page 73.

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9 juillet 2011 6 09 /07 /juillet /2011 22:00

Premier séjour à l’Asekrem

 

     De Tamanrasset, Frère Antoine Chatelard nous rappelle que c’est le 6 juillet 1911 que Charles de Foucauld arrivait pour son premier séjour dans l’ermitage de l’Asekrem (1), commencé en mai 1910. Le 9 juillet il écrit à Marie de Bondy, sa cousine :

 

     « C'est le 6 que je suis arrivé ici, à très bon port (…) L’ermitage est on ne peut plus commode ; la chapelle est très recueillie et très bien ; la chambre est claire et assez grande pour qu’on puisse y vivre à deux, et, en se serrant, à trois. La vue est plus belle qu'on ne peut ni le dire ni l'imaginer. Rien ne peut donner une idée de la forêt de pics et d'aiguilles rocheuses qu'on a à ses pieds : c'est une merveille... On ne peut la voir sans penser à Dieu ; j'ai peine à détacher mes yeux de cette vue admirable dont la beauté et l'impression d'infini rapprochent tant du Créateur, en même temps que sa solitude et son aspect sauvage montrent combien on est seul avec Lui et combien on n'est qu'une goutte d'eau dans la mer... Je suis arrivé ici par la pluie, le tonnerre et les éclairs ; le tonnerre dans les montagnes c'était bien beau...  Il fait ici une température de fin d’octobre en France : 16° à midi. J’ai peine à me figurer que je suis en juillet, et bien plus de peine à me figurer que je suis dans le Sahara » (2).

 

 

(1) Charles de Foucauld est en effet revenu à Tamanrasset, après son second voyage en France, le 3 mai 1911 à midi. Il y est resté jusqu’au dimanche de la Visitation (2 juillet) et le mardi 4, en compagnie de quatre touaregs a pris la direction de l’Asekrem où il est arrivé le jeudi 6 juillet à 4 heures du soir. Le vendredi 7 juillet, il y a célébré la première Messe. Il y restera jusqu’au 14 décembre de cette même année (cf. Carnets de Tamarasset, 1905-1916, nouvelle cité, 1986, pages 123 à 126).

(2) Lettre citée par le R.P. Georges Gorrée, in Sur les traces de Charles de Foucauld, Éditions de la plus grande France, 1936, pages 256-257.


Rappel : consulter l'appel lancé par le Postulateur, au 22 mai dans ces pages.

Les besoins financiers de la Cause sont encore de 3 450 € pour cette année. Merci de votre don.


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