Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Texte libre

Pour vos échanges avec La Frégate, deux moyens :

1. utiliser la fonction commentaire qui se trouve au bas de chaque article ;

2. envoyer votre adresse électronique dans l'espace Newsletter prévu à cet effet sur la droite de l'écran.

N'hésitez pas !

LT

Recherche

Bienvenue dans ce lieu virtuel qui porte le nom de l'ermitage de Charles de Foucauld à Tamarasset !

Archives

13 juin 2008 5 13 /06 /juin /2008 21:22

L’enseignement à tirer des versets sur les impies :

 

« Ne soyons donc pas impies, ne nous établissons pas dans le péché… Pour ne pas tomber dans cette froideur glaciale, dans cette indifférence totale de l’impie, le moyen c’est d’éviter la moindre tiédeur : dans l’amour, les refroidissements, les tiédeurs conduisent peu à peu au divorce : soyons au contraire fervents, croissons chaque jour en amour ; cela ne consiste pas dans les douceurs éprouvées en priant ni dans les consolations d’un cœur qui sent qu’il aime : être fervent c’est faire à tout instant du jour, à tout instant de la vie, ce qui plaît le plus à l’être aimé, la volonté de Dieu, le plus parfait : les consolations, il n’est pas en notre pouvoir de les avoir : la vraie ferveur, il est toujours en notre pouvoir de la posséder. »

 

Bienheureux Charles de Foucauld, Méditations sur les psaumes, Psaume 1 (suite), nouvelle cité, 2002, pages 43-44.

Repost 0
Published by Laurent Touchagues - dans Textes du Bx
commenter cet article
19 mars 2008 3 19 /03 /mars /2008 20:30


     « (...) Si nous songions combien le péché, la moindre faute déplaisent à notre bien-aimé, non seulement lui déplaisent, mais l'offensent, au prix de quelles souffrances il a expié nos péchés, quelle horreur, quelle terreur nous aurions de la moindre faute ! Comme il nous serait impossible d'écouter la tentation, comme le souvenir de nos péchés nous briserait le cœur, comme la pensée des péchés d'autrui nous remplirait de douleur ! Notre bien-aimé si offensé, si peu aimé, son cœur si abreuvé d'amertume, ses désirs si ardents si remplis, sa voix si peu écoutée, ses souffrances, sa passion, son sang, si méprisés. »

     Méditation sur Genèse 3, 1-12, in "Qui peut résister à Dieu ", nouvelle cité, 1980, page 30.

Repost 0
Published by Laurent Touchagues - dans Textes du Bx
commenter cet article
10 mars 2008 1 10 /03 /mars /2008 22:27

« Tu seras un bel arbre »

 

« - Vous me dites que je serai heureux, heureux du vrai bonheur, heureux au dernier jour, que tout misérable que je suis, je suis un palmier planté au bord des eaux vives, des eaux vives de la volonté divine, de la parole divine, de l’amour divin, de la grâce… et que je donnerai mon fruit en son temps : vous daignez me consoler : je me sens sans fruit, je me sens sans bonnes œuvres, je me dis : [je suis converti depuis onze ans,] qu’ai-je fait ? Quelles étaient les œuvres des saints et quelles sont les miennes ? Je me vois les mains vides de bien : vous daignez me consoler : tu porteras du fruit en ton temps me dites-vous… Quel est ce temps : notre temps à tous c’est l’heure du jugement : vous me promettez que si je persiste dans la bonne volonté et le combat, si pauvre que je me vois, j’aurais des fruits à cette dernière heure… Et vous ajoutez : tu seras un bel arbre à feuilles éternellement vertes, et toutes tes œuvres auront une fin prospère, toutes rapporteront leur fruit pour l’éternité. Mon Dieu que vous êtes bon, que vous êtes divinement consolant. Ô Cœur de Jésus comme c’est vous qui avez dicté ces premiers mots si tendres du livre des Psaumes ! Vous nous dites là comme vous le direz un jour en Galilée : « Mon joug est doux et mon fardeau léger »… Merci, mon Dieu, de vos consolations dont nos pauvres cœurs ont tant besoin. »

 

Bienheureux Charles de Foucauld, Méditations sur les psaumes, Psaume 1 (suite), nouvelle cité, 2002, pages 41-42

Repost 0
Published by Laurent Touchagues - dans Textes du Bx
commenter cet article
8 mars 2008 6 08 /03 /mars /2008 14:48
« Beatus vir »
 
« Heureux l’homme qui ne s’unit pas aux impies et aux pécheurs, dites-vous… Mon Dieu, je suis misérable, je tombe cent fois par jour, mais enfin je ne m’unis pas de cœur aux méchants ; comme vous le dites plus bas « ma volonté est dans la loi du Seigneur, et je médite cette loi jour et nuit » : je suis donc heureux, moi, mon Dieu, malgré mes misères infinies ; je suis proclamé par vous heureux, malgré mes imperfections, mes chutes sans nombre… et vous ajoutez : « Cet homme sera comme l’arbre planté au bord des eaux ; il donnera son fruit en son temps. Ses feuilles ne tomberont pas, et tout ce qu’il fera prospérera »… Moi donc, mon Dieu, malgré tant de fautes, malgré cette misère où je me sens si plongé, uniquement parce que mon cœur ne s’unit pas aux impies, et que je ne m’arrête pas volontairement dans le péché, mais que ma volonté est attachée à votre loi et que je la médite pour la remplir… uniquement pour cela, dans votre bonté infinie, vous me dites – et vous me le dites tellement que c’est le premier mot du livre des Psaumes « Beatus vir »
 
 
Bienheureux Charles de Foucauld, Méditations sur les psaumes, nouvelle cité, 2002, pages 40-41
Repost 0
Published by Laurent Touchagues - dans Textes du Bx
commenter cet article
4 mars 2008 2 04 /03 /mars /2008 07:28
Mardi après le 4ème dimanche de Carême
 
       « Tous vos pas, toutes les minutes qui s’écoulent vous rapprochent du terme final de votre voyage, de Jérusalem. Hélas ! que cela est proche ! Il semble que le Calvaire se dresse devant nous !… Dans quinze jours, aujourd’hui en quinze, vous serez dans le temple, enseignant. Après demain en huit, vous serez déjà à Jérusalem… Que tout se presse, mon Dieu ! Il semble que nous n’avons plus le temps de respirer, tant les temps sont proches !… Defecit anima mea… Vous aussi, vous voyez tout cela, mon Dieu, et mille fois plus distinctement que moi : pour moi c’est une vague et sanglante vision, pour vous c’est la terrifiante réalité dans tous ses détails et toutes ses vérités… Et pourtant vous marchez calme et doux… Ah ! c’est que vous aimez, mon bien-aimé Jésus, vous aimez votre Père et vous brûlez de boire tout calice offert par sa main, d’embrasser toute croix offerte par sa volonté adorée. « Pour que l’on sache que j’aime mon Père et que je fais toujours sa volonté, allons ! » dites-vous, et vous marchez, doux fort, serein… Seigneur, vous nous aimez tant que la pensée de nous sauver et de nous sanctifier pat votre sang vous console aussi ! »
 
       Bienheureux Charles de Foucauld, Considérations sur les fêtes de l’année, nouvelle cité 1987, pages 188-189.
Repost 0
Published by Laurent Touchagues - dans Textes du Bx
commenter cet article
29 février 2008 5 29 /02 /février /2008 23:04
 
 
Mon Père,
je m’abandonne à Vous ;
faites de moi ce qu’il Vous plaira ;
quoi que Vous fassiez de moi,
je Vous remercie ;
je suis prêt à tout, j’accepte tout.
Pourvu que Votre Volonté se fasse en moi,
et en toutes Vos créatures ;
je ne désire rien d’autre, mon Dieu ;
je remets mon âme entre Vos mains ;
je Vous la donne, mon Dieu,
avec tout l’amour de mon cœur,
parce que je Vous aime,
et que ce m’est un besoin d’amour
de me donner,
de me remettre entre Vos mains
sans mesure,
avec une infinie confiance,
car Vous êtes mon Père.
 
 
Repost 0
Published by Laurent Touchagues - dans Textes du Bx
commenter cet article
26 février 2008 2 26 /02 /février /2008 23:59
Grandir en grâce et en sagesse
 
Lc 2, 51-52. « Il croissait en sagesse, et en âge, et en grâce ». Á mesure qu’il avançait en âge, la sagesse et l’abondance des grâces divines qui étaient en lui se manifestaient de plus en plus, apparaissaient de plus en plus aux yeux, par ses actes extérieurs… Qu’il en soit de même en nous : à mesure que nous prenons de l’âge, que la grâce reçue au baptême, celle que versent en nous les sacrements, celle dont Dieu fait don avec une abondance croissante à l’âme fidèle, paraissent de plus en plus dans nos œuvres : que chaque jour de notre vie marque un progrès en sagesse et en grâce… Pleurons, humilions-nous s’il en est autrement, surtout si par malheur nous reculons ; mais ne nous décourageons pas ; que notre arrêt ou notre recul nous rende plus humbles, plus défiants de nous, plus vigilants, plus indulgents, plus pleins de bonté pour les autres, plus doux, plus humbles, plus respectueux, plus fraternels avec notre prochain, repentants, pénétrés de notre misère et de notre ingratitude, mais toujours infiniment confiants en Dieu, toujours sûrs de son amour, l’aimant d’un amour d’autant plus attendri et plus reconnaissant, qu’il nous aime malgré nos misères, lui disant après chaque chute, comme saint Pierre : « Seigneur, vous savez que je vous aime ».
 
 
Charles de Foucauld, « Voyageur dans la nuit, notes de spiritualité 1888-1916 », note quotidienne du 21 juin 1916, éditions Nouvelle Cité, page 209.
Repost 0
Published by Laurent Touchagues - dans Textes du Bx
commenter cet article
20 février 2008 3 20 /02 /février /2008 23:14
Savoir se passer du superflu
 
« Prie, médite le saint Évangile, lis la vie des martyrs, communie surtout de plus en plus souvent, va le plus que tu peux (…) devant le Très Saint sacrement : ce sont là autant de sources où l’on puise abondamment la force divine, la force de Jésus même, cette force qui nous permet, comme le pain que Dieu fit manger à Élie, de marcher pendant 40 jours – pendant toute la vie – et d’arriver jusqu’à la montagne de Dieu, le ciel.
        « Et puis apprends à tes enfants à vivre de peu, à mépriser les futilités, tous ces riens que goûte le monde et que repousse Jésus disant : « Bienheureux les pauvres ! » et choisissant pour Lui-même l’extrême pauvreté d’un pauvre ouvrier ; aimer cette chère liberté, nous délivrant de tant de soucis superflus et puérils, et l’indépendance de celui qui n’a rien à perdre et par conséquent rien à craindre. Savoir se passer de tout le superflu, c’est la suprême richesse. Rends à tes enfants le grand service de les enrichir de cette richesse-là : nulle révolution ne pourra la leur ôter ! »
 
         Bienheureux Charles de Foucauld, le 14 février 1901, in « Lettres à sa sœur Marie de Blic », éditions Le Livre Ouvert, page 100.
Repost 0
Published by Laurent Touchagues - dans Textes du Bx
commenter cet article
18 février 2008 1 18 /02 /février /2008 23:20
Il leur était soumis
 
Lc 2, 50-51. « Et il descendit avec eux, et il vint à Nazareth, et il leur était soumis. » - … Il descendit : toute sa vie, il n’a fait que descendre : descendre en s’incarnant, descendre en se faisant petit enfant, descendre en obéissant, descendre en se faisant… pauvre, délaissé, exilé, persécuté, supplicié, en se mettant toujours à la dernière place : « quand vous êtes invités à un festin, asseyez-vous à la dernière place », c’est ce qu’il a fait lui-même depuis son entrée au festin de la vie, jusqu’à sa mort. Il vint à Nazareth, le lieu de la vie cachée, de la vie ordinaire, de la vie de famille, de prière, de travail, d’obscurité, de vertus silencieuses, pratiquées sans autre témoin que Dieu, ses proches, des voisins, de cette vie sainte, humble, bienfaisante, obscure, qu’est celle de la plupart des humains, et dont il donna l’exemple pendant trente ans… il leur était soumis, lui Dieu, à eux humains exemple d’obéissance, d’humilité, de renoncement au sens propre, infini comme sa divinité.

      Charles de Foucauld, "Voyageur dans la nuit, notes de spiritualité 1888-1916", note quotidienne du 20 juin 1916, éditions Nouvelle Cité, page 208.
 
Repost 0
Published by Laurent Touchagues - dans Textes du Bx
commenter cet article
17 février 2008 7 17 /02 /février /2008 20:27
Suivre le Christ serviteur à la dernière place

      [Le Christ :] Voyez [mon] dévouement aux hommes, et examinez quel doit être le vôtre. Voyez cette humilité pour le bien de l'homme, et apprenez à vous abaisser pour faire le bien…, à vous faire petit pour gagner les autres, à ne pas craindre de descendre, de perdre de vos droits quand il s’agit de faire du bien, à ne pas croire qu'en descendant, on se met dans l'impuissance de faire du bien. Au contraire, en descendant, on m'imite ; en descendant, on emploie, pour l'amour des hommes, le moyen que j'ai employé moi-même ; en descendant, on marche dans ma voie, par conséquent, dans la vérité ; et on est à la meilleure place pour avoir la vie, et pour la donner aux autres... Je me mets au rang des créatures par mon incarnation, à celui des pécheurs…par mon baptême : descente, humilité... Descendez toujours, humiliez-vous toujours.
Que ceux qui sont les premiers se tiennent toujours par l'humilité et la disposition d’esprit à la dernière place, en sentiment de descente et de service. Amour des hommes, humilité, dernière place, en dernière place tant que la volonté divine ne vous appelle pas à une autre, car alors il faut obéir. L’obéissance avant tout, la conformité à la volonté de Dieu. Dans la première place, soyez à la dernière par l'esprit, par l’humilité ; occupez-la en esprit de service, en vous disant que vous n'y êtes que pour servir les autres et les conduire au salut.
 
Bienheureux Charles de Foucauld (1858-1916), ermite et missionnaire au Sahara. Retraite, Terre Sainte, Carême 1898
Repost 0
Published by Laurent Touchagues - dans Textes du Bx
commenter cet article