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Bienvenue dans ce lieu virtuel qui porte le nom de l'ermitage de Charles de Foucauld à Tamarasset !

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21 septembre 2007 5 21 /09 /septembre /2007 20:25

                                                             La tentation

     Lorsque nous sommes très tentés contre une vertu, cela veut dire que Dieu veut que nous pratiquions avec une perfection particulière cette vertu-là : il nous y exerce par les tentations pour nous y faire exceller : la tentation, c’est seulement le moyen employé par Dieu pour nous former à telle ou telle vertu : ainsi courage ! Si nous sommes tentés de tiédeur, c’est que Dieu veut nous élever à un degré particulièrement haut d’amour de lui… Si nous sommes tentés de froideur envers le prochain, c’est que Dieu veut nous rendre particulièrement aimants envers tous les hommes, etc. C’est une vérité qu’il ne faut pas oublier, car elle est aussi consolante et fortifiante que vraie.

      Charles de Foucauld, « Voyageur dans la nuit, notes de spiritualité 1888-1916 », note détachée n° 10, éditions Nouvelle Cité, page 37.

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5 septembre 2007 3 05 /09 /septembre /2007 20:59

                                                          Une petite goutte d’eau

 

Une petite goutte d’eau roulait aux bords d’un fleuve et s’en allait à l’Océan. Une fleur qui se trouvait sur son chemin lui dit : - arrête-toi un peu avec moi, aspire mon parfum, contemple mes riches couleurs - Non, dit la petite goutte d’eau, non, laisse-moi continuer ma route ; l’Océan est mon but. Un peu plus loin un rayon de soleil l’arrête encore en lui disant : - laisse-moi me jouer dans tes eaux. - Non, non, non, dit la petite goutte d’eau fidèle, laisse-moi, laisse-moi, laisse-moi ; ma route est tracée, je ne puis m’arrêter… La petite goutte d’eau, c’est votre âme, l’Océan c’est Dieu, le Fleuve c’est la vie ; la fleur et le rayon de soleil ce sont les créatures qui parfois nous sont un obstacle si nous ne passons pas outre.

 

Charles de Foucauld, « Voyageur dans la nuit, notes de spiritualité 1888-1916 », note détachée n° 8, éditions Nouvelle Cité, pages 36-37.

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4 septembre 2007 2 04 /09 /septembre /2007 20:42

                                                             Dieu vraiment père

     Deux grandes règles vis-à-vis du prochain : I° agir envers le prochain comme Notre-Seigneur agirait envers lui à notre place ; II° en tout malheureux voir Notre-Seigneur souffrant (Mt 26). On peut ajouter une 3e règle : faire pour le prochain ce qu’un bon père veut que ses enfants fassent les uns pour les autres… Réalité de la paternité de Dieu à l’égard de chaque homme : être père c’est produire un être semblable à soi : Dieu est donc bien plus vraiment notre père qu’aucun père humain : Lui seul produit, crée, est vraiment père. Il a donc, bien plus que les pères humains, les sentiments paternels ; Il a bien plus d’amour aussi, bien plus de cœur, de faculté d’aimer : Il aime donc chaque homme, comme père, d’un amour immense, d’un amour vraiment paternel, et divinement paternel, comme aime un Dieu qui est vraiment Père… Cet amour vraiment et seul vraiment et parfaitement paternel explique l’incarnation, la croix, l’envoi du Fils unique… et aussi l’amour si inexplicable aux yeux des mondains que Dieu veut entre tous les hommes : quand on nous frappe sur une joue tendre l’autre, si on veut nous prendre notre manteau donner aussi la tunique, jamais de procès, ne pas résister au mal mais se laisser faire : c’est ce qu’une mère veut que ses enfants fassent entre eux : de même et à plus forte raison Notre-Seigneur veut-il que ses enfants le fassent entre eux (Sg 10, 11).

 

Charles de Foucauld, « Voyageur dans la nuit, notes de spiritualité 1888-1916 », note détachée n° 1, du 6 juin 1897, éditions Nouvelle Cité, pages 31-32.

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1 septembre 2007 6 01 /09 /septembre /2007 21:58

                                                                   Aumône

Nous avons tous à lutter sans cesse contre deux choses : la tiédeur dans l’amour de Dieu, et la tiédeur dans l’amour du prochain… cette double froideur attaque nos deux plus grands devoirs, l’amour de Dieu et celui du prochain. - L’amour de Dieu est le plus important… mais l’amour des hommes lui est si lié que l’un ne va jamais sans l’autre… Comment aimer Dieu si on n’aime pas ses enfants… le meilleur moyen d’acquérir l’amour de Dieu est de pratiquer la charité envers les hommes… Voyons Notre-Seigneur dans tout être humain : Il veut cela : Mt 26… Aimons les pauvres, faisons leur l’aumône dans la mesure où nous le permet notre état : privons-nous autant que possible, vivons du moins possible pour leur donner davantage : c’est un des côtés les plus entraînants de la sainte pauvreté : par là elle est si unie à la charité, à la charité envers les hommes et à la charité envers Dieu, qu’on ne conçoit pas la charité parfaite sans la plus excessive pauvreté (sauf la cas où des devoirs d’état absolus s’y opposent… et encore). – Aumône de la prière, de la pénitence envers les pécheurs, les âmes du purgatoire, tous les hommes (la prière pour tous les hommes, ordonnée par l’Esprit Saint dans saint Paul, enseignée par Notre-Seigneur, dans le Pater, fut la prière constante de Notre-Seigneur)… Aumône des bonnes paroles, des procédés charitables, des conseils, des réprimandes, des consolations, selon notre état…

Charles de Foucauld, « Voyageur dans la nuit, notes de spiritualité 1888-1916 », note détachée n° 1, du 6 juin 1897, éditions Nouvelle Cité, pages 31-32.

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24 juin 2007 7 24 /06 /juin /2007 21:59

«  Un soldat ouvrit son côté avec sa lance

et aussitôt il en sortit du sang et de l’eau » (Jn 19, 34)

 

« Que Vous nous aimez, ô Cœur de Jésus ! Il ne Vous a pas suffi de contenir tous les hommes, ces hommes si ingrats, pendant toute votre vie, Vous avez voulu encore leur être ouvert et être blessé pour eux après votre mort ; Vous avez voulu porter éternellement cette blessure comme signe de votre amour, comme signe que votre Cœur est toujours ouvert à tous les vivants, est toujours prêt à les recevoir, à leur pardonner, à les aimer…

« Par cette ouverture béante, Vous appelez éternellement tous les hommes à croire à votre Amour, à avoir confiance en lui, à venir à Vous, si souillés qu’ils soient : à tous, tous, même aux plus indignes, votre Cœur est ouvert ; pour tous, tous, il a été percé ! Vous aimez tous les vivants, Vous les appelez tous à Vous, Vous leur offrez à tous le salut jusqu’à leur dernière heure, leur dernier instant… Voilà ce que Vous nous dites, Vous nous criez éternellement par cette bouche béante de votre Cœur, ô tendre Jésus ! » 

 

Charles de Foucauld, Méditation n° 520 sur les saints Évangiles, in « L’imitation du Bien-aimé », nouvelle cité, page 282.

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23 juin 2007 6 23 /06 /juin /2007 22:16

Savoir se passer du superflu

 

      « Prie, médite le saint Évangile, lis la vie des martyrs, communie surtout de plus en plus souvent, va le plus que tu peux (…) devant le Très Saint sacrement : ce sont là autant de sources où l’on puise abondamment la force divine, la force de Jésus même, cette force qui nous permet, comme le pain que Dieu fit manger à Élie, de marcher pendant 40 jours – pendant toute la vie – et d’arriver jusqu’à la montagne de Dieu, le ciel.

      « Et puis apprends à tes enfants à vivre de peu, à mépriser les futilités, tous ces riens que goûte le monde et que repousse Jésus disant : « Bienheureux les pauvres ! » et choisissant pour Lui-même l’extrême pauvreté d’un pauvre ouvrier ; aimer cette chère liberté, nous délivrant de tant de soucis superflus et puérils, et l’indépendance de celui qui n’a rien à perdre et par conséquent rien à craindre. Savoir se passer de tout le superflu, c’est la suprême richesse. Rends à tes enfants le grand service de les enrichir de cette richesse-là : nulle révolution ne pourra la leur ôter ! »

 

      (Bienheureux Charles de Foucauld, le 14 février 1901, in « Lettres à sa sœur Marie de Blic », éditions Le Livre Ouvert, page 100)

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13 mai 2007 7 13 /05 /mai /2007 21:19

Sur la prière : …Demander les choses les plus impossibles…  

 

« Si vous aviez de la foi gros comme un grain de sénevé, rien ne vous serait impossible »… (Mt 17, 19)

 

« Nous pouvons tout par la prière : Si nous ne recevons pas, c’est que nous avons manqué de foi, ou que nous avons trop peu prié, ou qu’il serait mauvais pour nous que notre demande nous soit accordée, ou que Dieu nous donne quelque chose de meilleur que ce que nous demandons… Mais jamais nous ne recevons pas ce que nous demandons parce que la chose est trop difficile à obtenir : « rien ne nous est impossible : … N’hésitons pas à demander à Dieu les choses même les plus difficiles, telles que la conversion de grands pécheurs, de peuples entiers : demandons-les lui même d’autant plus qu’elles sont plus difficiles, avec la foi que Dieu nous aime passionnément et que plus un don est grand plus celui qui aime passionnément aime à le faire : mais demandons avec foi, avec insistance, constance, avec amour, avec bonne volonté… Et soyons surs que si nous demandons ainsi et avec assez de constance nous serons exaucés, en recevant la grâce demandée ou une meilleure... Demandons donc hardiment à Notre Seigneur les choses les plus impossibles à obtenir, quand elles sont pour sa gloire, et soyons sûrs que son cœur nous les accordera d’autant plus qu’elles semblent humainement plus impossibles : car donner l’impossible à ce qu’il aime est doux à son cœur, et combien ne nous aime-t-il pas ? »

Bienheureux Charles de Foucauld, L’esprit de Jésus, page 43-44.

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23 avril 2007 1 23 /04 /avril /2007 22:56

Sur la prière : …Priez le maître de la moisson…

« Priez le maître de la moisson d’envoyer

des ouvriers à sa moisson »… (Mt 9, 38)

 « Voici donc une demande que Notre Seigneur nous dit formellement de faire : prier pour ceux qui évangélisent, qui se livrent à l’apostolat …  Combien sainte Thérèse avait bien compris cette parole elle qui voulait que l’occupation principale de ses filles fût de demander à Dieu des hommes vraiment apostoliques pour lui gagner des âmes et de soutenir par leurs prières les hommes qui enseignent et dirigent les âmes… Faisons comme elle : faisons ce que nous dit ici Notre Seigneur : dans nos oraisons, dans nos prières demandons souvent, très souvent, chaque jour à Dieu de donner à son Église de saints apôtres, de les soutenir dans leurs labeurs, et de faire fructifier leurs travauxC’est prier pour l’Église, prier pour les apôtres, prier pour les évangélisés : pour l’Église afin qu’elle reçoive ce bienfait de posséder des hommes vraiment apostoliques ; pour les évangélisants afin qu’ils soient saints ; pour les évangélisés afin qu’ils se sanctifient. »

Bienheureux Charles de Foucauld, L’esprit de Jésus, page 41-42.

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11 mars 2007 7 11 /03 /mars /2007 22:00

Sur la prière : …combien plus votre Père…

 

« Si vous, qui êtes mauvais, donnez de bonnes choses à vos enfants,

combien plus votre Père qui est dans les cieux

donnera-t-il de bonnes choses à ceux qui le prient ! »… (Mt 7, 11)

 

 

« Ceci nous apprend 1° combien il est important de demander, et de demander beaucoup dans la prière, de passer même une grande partie de notre vie à demander en priant, puisque ces demandes produisent un si grand effet et sont si sûres d’obtenir ce dont nous avons besoin, nous et le prochain… 2° combien nous sommes coupables si nous ne demandons pas pour nous et pour le prochain puisque nous privons par là le prochain d’un si grand bien et nous des grâces nécessaires pour plaire à Dieu, l’aimer et le servir… 3° avec quelle confiance, quel abandon, quelle simplicité nous devons prier, quelle foi d’être exaucés : nous sommes des enfants qui demandons à notre père, au meilleur des pères, le pain quotidien pour nous et nos frères, pain que lui seul peut nous donner et sans lequel nous ne pouvons vivre : nous lui demandons les instruments nécessaires pour le servir, lui plaire, le consoler, lui obéir le mieux possible : et il nous refuserait ! Quelle folie ! La bonté de Dieu serait au dessous de la bonté d’un homme ! Quelle insanité !… C’est pourtant l’insanité de tous ceux qui demandent à Dieu pour eux ou pour les autres les biens de l’âme sans avoir une foi absolue qu’ils seront exaucés. » 

 

Bienheureux Charles de Foucauld, L’esprit de Jésus, page 39-40.

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27 février 2007 2 27 /02 /février /2007 22:06

Sur la prière : Quiconque demande reçoit

 

« Car quiconque demande reçoit ; et qui cherche trouve ;

et qui frappe, on lui ouvre » (Mt 7, 8)

 

« Notre Seigneur par ces mots nous pousse encore davantage à demander dans la prière, en nous promettant une seconde fois que si nous demandons nous recevrons… Avec quelle force il nous fait le commandement de demander, puisqu’il le répète trois fois de suite dans le verset précédent ! Et avec quelle force il fait la promesse d’exaucer nos demandes, puisqu’il le répète six fois de suite en ces deux versets !… Combien nous devons fermement croire que nous ne demandons jamais sans recevoir, puisque Notre Seigneur, non seulement nous le dit, lui dont une seule parole suffirait, mais nous le répète jusqu’à six fois de suite ! Quelle foi nous devons avoir dans nos prières, tout indignes que nous sommes, avec cette remarque pourtant que 1° Dieu exauce d’autant plus les prières qu’elles sont mieux faites et faites par une âme plus vertueuse, 2° que Dieu, par bonté, au lieu de nous donner ce que nous demandons nous donne souvent quelque chose de meilleur… Combien nous devons prier et combien nous devons demander dans nos prières, puisque nous sommes absolument surs d’obtenir ! Combien nous devons demander la glorification de Dieu, notre sainteté et celle du prochain puisque nous sommes absolument surs d’obtenir ! Quelle responsabilité nous avons ! Si nous ne prions pas assez, nous sommes responsables de tout le bien que nous aurions pu faire par la prière et que nous n’avons pas fait : quelle terrible responsabilité !… Mais quelle bonté de la part de Notre Seigneur, de nous faire ainsi, en quelque sorte, partager sa puissance en donnant une telle valeur à nos prières. »

 

Bienheureux Charles de Foucauld, L’esprit de Jésus, page 38-39.

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