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Bienvenue dans ce lieu virtuel qui porte le nom de l'ermitage de Charles de Foucauld à Tamarasset !

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20 novembre 2006 1 20 /11 /novembre /2006 22:55

« Pardonnez-nous nos offenses comme nous pardonnons... » (Mt 6, 12)

 

Après avoir prié Dieu pour ce qui fait la fin de la vie de Notre Seigneur et de la nôtre, après lui avoir demandé ce qui est le plus nécessaire pour atteindre cette fin et le lui avoir demandé pour tous les hommes, après avoir poussé vers lui un soupir de désir en lui demandant ce pain de l'Eucharistie qui est lui-même, nous nous souvenons, après être montés si haut, de ce que nous sommes, de la misère infinie de notre âme qui a de telles aspirations, de tels désirs, de tels besoins, une telle fin... et à cette vue, nous disons : « Ayez pitié de nous, car nous sommes pécheurs »... Nous demandons pardon de toute notre âme et pour nous et pour tous ceux qui ont offensé Dieu : nous voyons combien nos péchés sont horribles, combien ils sont en horreur à Dieu, combien ils l'outragent, l'insultent, combien Notre Seigneur a souffert dans son Coeur de chacune de ces offenses faites à son Père, quelles souffrances il a voulu subir pour les expier, quel prix elles lui ont coûté... et alors entrant dans les sentiments de Notre Seigneur nous demandons pardon à Dieu avec humilité et repentir, pardon de nos crimes : la douleur de l'avoir offensé nous-mêmes, la douleur de le voir offensé par d'autres s'exhale de nos lèvres par ce cri :  « Pardonnez-nous nos offenses ! »... Et en même temps comme nous sentons qu'on ne peut sérieusement demander pardon à un autre si soi-même on ne pardonne pas, comme d'ailleurs nous voyons clairement que toutes les injures qu'on pourrait nous faire ne sont rien à côté de celles que nous avons faites à Dieu, nous protestons que nous pardonnons, que nous regardons comme rien le mal qu'on a pu nous faire, que nous n'avons pas un regard pour lui, que nous l'avons oublié ; ... et nous supplions Dieu de nous pardonner, lui aussi nos offenses énormes envers lui... Le pardon comme la grâce, on le demande, non pour soi seul, mais pour tous les hommes.

 

 

(Ch. De Foucauld, L'esprit de Jésus, méditations 1898-1915, nouvelle cité, 1978, p. 32-33)

 

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17 novembre 2006 5 17 /11 /novembre /2006 23:56

Prière d’abandon 

du Bienheureux  

CHARLES DE FOUCAULD   

 

Mon Père,

 

Je m’abandonne à Vous,

Faîtes de moi ce qu’il Vous plaira.

Quoi que Vous fassiez de moi,

Je vous remercie

Je suis prêt à tout, j’accepte tout.

Pourvu que Votre Volonté se fasse en moi,

En toutes Vos créatures,

Je ne désire rien d’autre, mon Dieu.

Je remets mon âme entre Vos mains.

Je Vous la donne, mon Dieu,

Avec tout l’amour de mon cœur,

Parce que je Vous aime,

Et que ce m’est un besoin d’amour

De me donner,

De me remettre entre Vos mains,

Sans mesure,

Avec une infinie confiance,

Car Vous êtes mon Père. 

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8 novembre 2006 3 08 /11 /novembre /2006 23:49

                                    « Donnez-nous aujourd’hui

                              notre pain supersubstantiel… » (Mt 6, 11)

   Nous demandons pour aujourd’hui, et en même temps pour toute cette vie présente qui ne dure qu’un jour le pain qui est au dessus de toute autre substance, c’est à dire le pain surnaturel, le seul qui nous soit nécessaire, le seul dont nous ayons absolument besoin pour atteindre notre fin : ce seul pain nécessaire, c’est la grâce… toutefois il est un autre pain, également surnaturel, qui sans être absolument indispensable comme la grâce est indispensable pour beaucoup et est le bien des biens ; cet autre pain, dont le seul mot de pain nous donne la pensée, et qui est un bien si doux, un bien suprême, Dieu même, c’est la très saint Eucharistie : en demandant le pain surnaturel qui nous est le plus nécessaire, nous la demandons certainement… Nous demandons donc deux choses en demandant notre pain supersubstantiel : d’abord la grâce, ensuite la sainte Eucharistie… Mais par dessus tout, il faut remarquer qu’en demandant ce double pain de la grâce et de l’Eucharistie, je ne le demande pas pour moi seul, mais pour nous, c’est-à-dire pour tous les hommes… je ne fais aucune demande pour moi seul : tout ce que je demande dans le Pater, je le demande ou pour Dieu ou pour tous les hommes : m’oublier, ne penser qu’à Dieu et au prochain, et à moi seulement en vue de Dieu et dans la même mesure que les autres, comme il convient à celui qui aime Dieu par dessus tout et le prochain comme soi-même, voici ce que Notre-Seigneur me fait pratiquer à chaque demande du Pater…

(Ch. De Foucauld, L'esprit de Jésus, méditations 1898-1915, nouvelle cité, 1978, p. 31-32)

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5 novembre 2006 7 05 /11 /novembre /2006 11:34

" Que votre volonté soit faite sur la terre

comme elle est faite dans le ciel "... (Mt 6, 10)

Cette demande est exactement la même que les deux précédentes : elle demande les deux mêmes choses : la manifestation de la gloire de Dieu et la sanctification des hommes… Qu’est-ce en effet que demander que les hommes fassent la volonté de Dieu, sinon demander qu’ils vivent saintement ?… et la sainteté des hommes, c’est en cela même que consiste la manifestation de la gloire de Dieu sur la terre… Dans la prière que Notre Seigneur m’enseigne, il veut donc qu’avant toute autre demande, je prie son Père par trois fois pour la manifestation de sa gloire sur la terre et la sanctification des hommes… Cela me montre combien il avait ces deux objets à cœur, combien elles ont fait le fond de ses désirs, de ses soupirs, de ses prières, comme d’ailleurs elles ont été la fin de toute sa vie ici-bas… Cela me montre aussi combien tout ce qui est propre à glorifier Dieu et à faire du bien aux âmes réjouit le Cœur de Notre Seigneur, puisque c’est conforme à ses plus ardents désirs, à l’œuvre de toute sa vie… Et cela montre combien toute offense contre Dieu et tout ce qui retarde la sanctification d’une âme est douloureux à son Cœur, puisque c’est en opposition directe avec ce qu’il désire le plus ardemment, avec ce qu’il demandait tous les jours à son Père avec larmes et soupirs, à ce pourquoi il a donné tout son sang. (…) Nous devons donc avoir une joie et un désir extrême de toute bonne action, un zèle extrême pour faire produire le bien ; et une douleur, une crainte extrême de tout ce qui offense Dieu et un zèle extrême pour lui éviter les moindres offenses.

 (Ch. De Foucauld, L'esprit de Jésus, méditations 1898-1915, nouvelle cité, 1978, p. 30-31)

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15 octobre 2006 7 15 /10 /octobre /2006 23:32

     Extrait d'une lettre écrite par Charles de Foucauld le 1er décembre 1916, quelques heures avant sa mort :

     " Notre anéantissement est le moyen le plus puissant que nous ayons de nous unir à Jésus et de faire du bien aux âmes. C'est ce que saint Jean de la Croix répète presque à chaque ligne. Quand on peut souffrir et aimer, on peut beaucoup, on peut le plus qu'on puisse en ce monde : on sent qu'on souffre, on ne sent pas toujours qu'on aime et c'est une grande souffrance de plus ! mais on sait qu'on voudrait aimer et vouloir aimer, c'est aimer. On trouve qu'on n'aime pas assez ; comme c'est vrai ; on n'aimera jamais assez, mais le Bon Dieu qui sait de quelle boue il nous a pétris et qui nous aime bien plus qu'une mère ne peut aimer son enfant nous a dit, lui qui ne ment pas, qu'il ne repousserait pas celui qui vient à lui."

     (Bienheureux Charles de Foucauld, Lettres à Mme de Bondy, p. 251-252)

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13 octobre 2006 5 13 /10 /octobre /2006 22:21

" Que Votre règne arrive "... (Mt 6, 10)

Par cette demande, je demande exactement la même chose que par la précédente : la manifestation de la gloire de Dieu et le salut des hommes… Qu’est-ce en effet que l’arrivée du règne de Dieu, sinon que tous les hommes, le regardant comme le seul maître auquel ils ont à cœur d’obéir, comme leur roi tout-puissant et bien-aimé, s’empressent de toutes leurs forces à servir de leur mieux ce roi béni, emploient tout leur cœur, tout leur esprit, toutes leurs forces, toute leur âme à accomplir le plus parfaitement ses moindres désirs ?… Et qu’est-ce que ce zèle incomparable de tous les hommes à servir leur Roi céleste de tout leur cœur, sinon la manifestation de la gloire de Dieu et le salut de tous les hommes ? Combien nous devons prier, soupirer, nous mortifier, diriger nos pensées et nos actions dans ce but, que Notre Seigneur nous apprend à placer non seulement comme 1er, mais encore comme 2e objet de nos prières !… Combien cette demande doit faire le fond de nos oraisons, de nos pensées, de nos désirs, puisque Notre Seigneur nous l’inculque tellement, et puisque nous savons qu’elle a fait le fond de ses prières, de ses entretiens avec son Père pendant toute sa vie !

(Ch. De Foucauld, L'esprit de Jésus, méditations 1898-1915, nouvelle cité, 1978, p. 29-30)

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7 octobre 2006 6 07 /10 /octobre /2006 10:25

 Suite de la méditation sur le Notre Père (voir texte du 30 septembre)

" Que Votre nom soit sanctifié "... (Mt 6, 9)

Que demandons-nous par ces mots, mon Seigneur ? … Nous demandons tout ce qui est l’objet de nos désirs, tout ce qui est le but, la fin de notre vie, de l’Église, et de votre propre vie, mon Seigneur Jésus ! Nous demandons la manifestation de la gloire de Dieu et le salut des hommes… Qu’est-ce en effet que demander que votre nom soit sanctifié, sinon prier que vous soyez aussi glorifié que possible par tous les hommes, par leurs pensées, leurs paroles et leurs actions ? Et ceci c’est à la fois la manifestation de votre gloire et leur perfection… C’est donc le but à la fois unique et double de toutes nos prières et de toute notre vie que contiennent ces mots « que votre nom soit sanctifié » (…) Cela n’empêche pas que nous fassions des prières et des actes pour des objets particuliers concourant au but général, comme Notre Seigneur prie pour ses apôtres en particulier et instruit, guérit, tel et tel individu : … par nos actes, nous, si petits, n’aurons presque toujours d’influence apparente que sur les individus, mais offrons-les à Dieu, appliquons-les pour le bien général, et, dans nos prières, qui touchent et atteignent l’infini, donnons toujours la plus grande part à la demande générale de la manifestation de la gloire de Dieu et du salut des âmes, imitant en cela Notre Seigneur Jésus Christ

 

 

 

(Ch. De Foucauld, L'esprit de Jésus, méditations 1898-1915, nouvelle cité, 1978, p. 28-29)

 

La Frégate : premier ermitage de Charles de Foucauld à Tamanrasset ; voir premier article de ce blog.

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5 octobre 2006 4 05 /10 /octobre /2006 18:12

      « Espérons, nous sommes bien de ceux que Jésus est venu sauver car nous périssons… car sans lui nous périssons sans cesse… Espérons, car quelles que soient nos fautes, Jésus veut nous sauver. Plus nous sommes pécheurs, plus nous sommes près de la mort, plus nous sommes dans un état désespéré pour le corps et pour l’âme, plus pour ainsi dire Jésus veut nous sauver, car il est venu sauver ce qui va périr… ne nous décourageons jamais, espérons toujours ! Nous sommes au bord de l’abîme, nous allons périr après nos ingratitudes multiples, nous périssons : c’est précisément nous que Jésus vient sauver. Il vient sauver ceux qui périssent, bon à l’infini et puissant à l’infini. Que jusqu’à la dernière minute, tant qu’il y a un souffle de vie, tout espère en lui ! »

        (Charles de Foucauld, En vue de Dieu seul, nouvelle cité, p. 272)

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4 octobre 2006 3 04 /10 /octobre /2006 00:32

        « On fait du bien, non dans la mesure de ce qu’on dit et de ce qu’on fait, mais dans la mesure de ce qu’on est, dans la mesure de la grâce qui accompagne nos actes, dans la mesure en laquelle Jésus vit en nous, dans la mesure en laquelle nos actes sont des actes de Jésus agissant en nous et par nous… L’âme fait du bien dans la mesure de sa sainteté : que cette vérité soit toujours devant nos yeux. »

 

(Ch. de Foucauld, article XXVIII du Directoire de l’Union des Frères et Sœurs du Sacré-Cœur de Jésus, rédigé en 1909, in Œuvres spirituelles, Anthologie, Le Seuil, 1958, p. 489-490).

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3 octobre 2006 2 03 /10 /octobre /2006 00:30

       " Recevons l'Evangile, c'est par l'Evangile, selon l'Evangile que nous serons jugés... non selon tel ou tel livre, de tel ou tel maître spirituel, de tel ou tel docteur, de tel ou tel saint, mais selon l'Evangile de Jésus, selon les paroles de Jésus, les exemples de Jésus, les conseils de Jésus, les enseignements de Jésus...  "

(Ch. de Foucauld, Méditation n° 478 sur les saint Evangiles, in L'imitation du Bien-Aimé, nouvelle cité, p. 204)

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