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Bienvenue dans ce lieu virtuel qui porte le nom de l'ermitage de Charles de Foucauld à Tamarasset !

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24 novembre 2011 4 24 /11 /novembre /2011 22:12

UN CHEMIN D’ADORATION

Neuvaine de prière avec le Bienheureux  Charles de Foucauld

 

Vendredi 25 novembre - Troisième jour de la Neuvaine : « Je suis le Pain de Vie » (Jean 6, 35)

Lire 1 Corinthiens 11, 23-26

 

Chant d’adoration : comme au premier jour de la neuvaine.

 

Avec le Bienheureux Charles de Foucauld, contemplons

Jésus dans le mystère de l’Eucharistie.

Demandons la grâce de la fidélité à la messe dominicale.

 

      « Nous demandons pour aujourd’hui, et en même temps pour toute cette vie présente qui ne dure qu’un jour le pain qui est au dessus de toute autre substance, c’est à dire le pain surnaturel, le seul qui nous soit nécessaire, le seul dont nous ayons absolument besoin pour atteindre notre fin : ce seul pain nécessaire, c’est la grâce… toutefois il est un autre pain, également surnaturel, qui sans être absolument indispensable comme la grâce est indispensable pour beaucoup et est le bien des biens ; cet autre pain, dont le seul mot de pain nous donne la pensée, et qui est un bien si doux, un bien suprême, Dieu même, c’est la très saint Eucharistie : en demandant le pain surnaturel qui nous est le plus nécessaire, nous la demandons certainement… Nous demandons donc deux choses en demandant notre pain supersubstantiel : d’abord la grâce, ensuite la sainte Eucharistie… Mais par dessus tout, il faut remarquer qu’en demandant ce double pain de la grâce et de l’Eucharistie, je ne le demande pas pour moi seul, mais pour nous, c’est-à-dire pour tous les hommes… je ne fais aucune demande pour moi seul : tout ce que je demande dans le Pater, je le demande ou pour Dieu ou pour tous les hommes : m’oublier, ne penser qu’à Dieu et au prochain, et à moi seulement en vue de Dieu et dans la même mesure que les autres, comme il convient à celui qui aime Dieu par dessus tout et le prochain comme soi-même, voici ce que Notre-Seigneur me fait pratiquer à chaque demande du Pater… » (L'esprit de Jésus, p. 31-32)

 

      « Ne jamais manquer de recevoir la Sainte communion, sous aucun prétexte, lorsqu’il est matériellement possible de la recevoir y eut-il même à vaincre plus d’une difficulté pour cela. » (La dernière place, p. 85)

 

Prière du Notre Père

Prière personnelle en silence

Prière d’abandon du Père de Foucauld :

Mon Père,

 

Je m’abandonne à Vous,

Faîtes de moi ce qu’il Vous plaira.

Quoi que Vous fassiez de moi,

Je vous remercie

Je suis prêt à tout, j’accepte tout.

Pourvu que Votre Volonté se fasse en moi,

En toutes Vos créatures,

Je ne désire rien d’autre, mon Dieu.

Je remets mon âme entre Vos mains.

Je Vous la donne, mon Dieu,

Avec tout l’amour de mon cœur,

Parce que je Vous aime,

Et que ce m’est un besoin d’amour

De me donner,

De me remettre entre Vos mains,

Sans mesure,

Avec une infinie confiance,

Car Vous êtes mon Père. 

 

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23 novembre 2011 3 23 /11 /novembre /2011 20:08

UN CHEMIN D’ADORATION

Neuvaine de prière avec le Bienheureux  Charles de Foucauld

 

Jeudi 24 novembre - Deuxième jour de la Neuvaine : « Bienheureux les miséricordieux » (Matthieu 5, 7)

Lire Ephésiens 2, 4-10

 

Chant d’adoration : comme au premier jour de la neuvaine

 

Avec le Bienheureux Charles de Foucauld, contemplons

le Cœur du Christ, plein de bonté et de miséricorde.

Demandons la grâce d’un cœur empli de charité envers tous nos frères

 

      « Être miséricordieux, incliner son cœur vers toutes les misères, celles du corps, et plus encore celles de l’âme, car les maladies de l’âme sont infiniment plus graves que tous les maux du corps, menaçant la vie et le bonheur d’un membre du Christ non pour quelques années, mais pour l’éternité… Jésus nous donne son corps entier à aimer ; tous ses membres méritent de notre part un égal amour, comme étant tous siens : les uns sont sains, les autres malades : si tous doivent être aimés également, les membres malades réclament tous nos soins, mille fois plus que les autres : avant de oindre les autres de parfums, soignons ceux qui sont blessés, meurtris, malades, c’est à dire tous ceux qui ont des besoins dans leur corps ou dans leur âme, surtout ces derniers, et surtout, surtout les pécheurs… Nous pouvons faire du bien à tous les hommes sans exception, par nos prières, nos pénitences, notre propre sanctification. » (S.E.E, 37è)

 

      «  Á l’exemple de Notre-Seigneur Jésus, faisons, autant que nous le permettent l’obéissance à Dieu et les moyens qu’il nous donne, du bien aux cœurs et aux corps de tous les hommes, en les consolant et les soulageant : faisons-le, comme lui, par miséricorde ; mais, comme lui, bien plus encore par miséricorde pour les âmes à qui les bienfaits font tant de bien, que pour les cœurs et les corps (bien que nous devions une profonde miséricorde aux cœurs et aux corps des membres de Jésus). » (Voyageur dans la nuit, page 108)

 

Prière du Notre Père

Prière personnelle en silence

Prière d’abandon du Père de Foucauld :

Mon Père,

 

Je m’abandonne à Vous,

Faîtes de moi ce qu’il Vous plaira.

Quoi que Vous fassiez de moi,

Je vous remercie

Je suis prêt à tout, j’accepte tout.

Pourvu que Votre Volonté se fasse en moi,

En toutes Vos créatures,

Je ne désire rien d’autre, mon Dieu.

Je remets mon âme entre Vos mains.

Je Vous la donne, mon Dieu,

Avec tout l’amour de mon cœur,

Parce que je Vous aime,

Et que ce m’est un besoin d’amour

De me donner,

De me remettre entre Vos mains,

Sans mesure,

Avec une infinie confiance,

Car Vous êtes mon Père. 

 

 


Rappel : consulter l'appel lancé par le Postulateur, au 22 mai dans ces pages. Les besoins financiers de la Cause sont encore de 1 000 € pour cette année. Merci de votre don.


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22 novembre 2011 2 22 /11 /novembre /2011 22:59

UN CHEMIN D’ADORATION

Neuvaine de prière avec le Bienheureux  Charles de Foucauld

 

Mercredi 23 novembre - Premier jour de la Neuvaine :

« Le Verbe s’est fait chair, et il a habité parmi nous » (Jean 1, 14)

Lire 1 Jean 1, 1-4 et  Luc 2, 10b-12

 

Chant d’adoration :

Père,

Il n’est pas mot plus beau que celui-là, c’est Dieu lui-même,

Il nous a aimés, Il nous a créés, Il nous a sauvés de nos péchés

Par Jésus son Fils, dans son immense et éternel amour.

Tu nous mets dans la paix, dans la vérité de ton amour.

Jésus a pris chair de notre chair, pur de tout péché

Il a souffert de nos offenses faites au Père,

Il est monté en Croix par charité et nous a donné le Saint-Esprit.

Tu nous mets dans la paix, dans la vérité de ton amour.

Et la Mère de Jésus était là, elle est notre Mère toute sainte, toute bénie,

Marie est toujours là pour faire reculer le mal,

Et par la puissance du Saint-Esprit elle fait toujours triompher le bien.

Tu nous mets dans la paix, dans la vérité de ton amour.

 

Avec le Bienheureux Charles de Foucauld, contemplons

Jésus, le Fils de Dieu, dans le mystère de son Incarnation.

Demandons la grâce de l’humilité.

 

«  L’Incarnation a sa source dans la bonté de Dieu. Mais une chose apparaît tout d’abord, si merveilleuse, si étincelante, si étonnante, qu’elle brille comme un signe éblouissant : c’est l’humilité infinie que contient un tel mystère : Dieu, l’être, l’infini, le parfait, le Créateur tout puissant, immense, souverain maître de tout, se faisant homme, s’unissant à une âme et à un corps humains et paraissant sur la terre comme un homme, et comme le dernier des hommes (…) Il est né, Il a vécu, Il est mort dans les plus profondes abjections et les derniers opprobres, ayant pris une fois pour toutes tellement la dernière place que nul n’a jamais pu être plus bas que lui

« Et s’il a occupé avec tant de constance, tant de soin cette dernière place c’est pour nous instruire, pour nous apprendre que les honneurs et l’estime des hommes ne sont rien, ne valent rien ; qu’il ne faut pas mépriser ceux qui occupent les plus basses des plus basses conditions ; que les plus pauvres, les plus abjects ne doivent pas s’attrister de leur bassesse ; ils sont près de Dieu, près du roi des rois de ce monde ; c’est pour nous apprendre que notre conversation n’étant pas en ce monde, nous ne devons faire aucun cas de la figure de ce monde, mais ne vivre que pour ce royaume des cieux que le Dieu homme voyait dès ici-bas par la vision béatifique et que nous devons considérer sans cesse des yeux de la foi, marchant en ce monde comme si nous n’étions pas de ce monde, sans souci des choses extérieures, ne nous occupant qu’à une chose, à regarder, à aimer notre Père céleste et à faire sa volonté. » (La dernière place, p. 50-52)

 

Prière du Notre Père

Prière personnelle en silence

Prière d’abandon du Père de Foucauld :

 

Mon Père,

 

Je m’abandonne à Vous,

Faîtes de moi ce qu’il Vous plaira.

Quoi que Vous fassiez de moi,

Je vous remercie

Je suis prêt à tout, j’accepte tout.

Pourvu que Votre Volonté se fasse en moi,

En toutes Vos créatures,

Je ne désire rien d’autre, mon Dieu.

Je remets mon âme entre Vos mains.

Je Vous la donne, mon Dieu,

Avec tout l’amour de mon cœur,

Parce que je Vous aime,

Et que ce m’est un besoin d’amour

De me donner,

De me remettre entre Vos mains,

Sans mesure,

Avec une infinie confiance,

Car Vous êtes mon Père. 

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9 octobre 2011 7 09 /10 /octobre /2011 19:55

Un DOCUMENt quasiment inconnu 

 

   " Le personnage du rabbin Mardochée (1826-1886), le guide de Charles de Foucauld au Maroc en 1883-1884, est de retour dans l’actualité avec deux événements de librairie : (...)

 

   " Pour connaître la pensée de Charles de Foucauld sur ses relations, souvent tumultueuses il est vrai, avec son guide, le mieux est de relire ce qu’il en a écrit lui-même. Sa position concernant Mardochée n’est pas dans son grand ouvrage Reconnaissance au Maroc paru en février 1888 qu’il destinait davantage au monde scientifique qu’au grand public et aux amateurs d’anecdotes. Il l’a exposée, sincèrement et précisément, dans un « supplément » manuscrit inséré dans l’exemplaire dédié à son jeune cousin François de Bondy.

   (...)

   " Voici ce texte avec la pensée de Charles de Foucauld sur son guide et le pourquoi de son silence dans Reconnaissance au Maroc :... "

 

   La suite de cet article écrit par Pierre Sourisseau, archiviste de la Postulation de la Cause de Charles de Foucauld, est à lire dans le numéro 184 du Bulletin trimestriel des Amitiés Charles de Foucauld, daté d'octobre 2011.

   Abonnement 30 € par an, à envoyer à : Amitiés Charles de Foucauld, 56 rue du Val d'Or, 91250 SURESNES.

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9 juin 2011 4 09 /06 /juin /2011 23:29

 Anniversaire de l'ordination sacerdotale de Charles de Foucauld

 

 

1 Vue depuis le fond de la chapelle

     L'ordination sacerdotale de Charles de Foucauld eut lieu à Viviers, dans la chapelle du Grand Séminaire (aujourd'hui Maison diocésaine Charles de Foucauld), le 9 juin 1901, solennité, il y a 110 ans précisément, de la Fête-Dieu.

    Monseigneur Montéty, évêque missionnaire, procéda aux cérémonies en présence de Monseigneur Bonnet, évêque de Viviers, trop malade pour officier, et de Dom Martin, Abbé de la Trappe de Notre-Dame des Neiges, où Charles de Foucauld se préparait depuis août 1900 à la réception des ordres sacrés.

     Un jeune religieux de N.-D. des Neiges reçut également le sacerdoce ce jour-là : le Père Augustin Martin, qui sera Abbé de N.-D. des Neiges en 1912.

     La photo de gauche, prise ce 2 juin 2011, montre l'aspect actuel de l'intérieur de cette chapelle. Mgr Bouvier, Postulateur de la Cause de Canonisation de Charles de Foucauld y apparaît en bas à droite.

 

 

3 A. Roustan montre la place où se tenait C de F

    

     Sur la photo de droite, le Père André Roustan, du diocèce de Viviers, qui fut professeur de dogme dans ce Grand Séminaire fermé en 1972, montre de la main droite la place où se tenait Charles de Foucauld lorsqu'il fut appelé par son nom pour s'avancer au choeur recevoir la prêtrise. C'est de là qu'il se leva et répondit, encore presque militairement, dit la chronique du Séminaire : - Adsum, ! me voici.

     Ci-dessous, Mgr Bouvier se tient devant cette fameuse place, d'où l'on découvre les bancs des séminaristes. Il ne manque que les agenouilloirs qui se trouvaient devant le banc de devant. Le Père Roustan comptait 60 confrères séminaristes en 1950 lorsqu'il fit ses études en ce lieu.

  4 Mgr Bouvier dans la chapelle

 

 

 

 

 

 

 

 2 Plaque souvenir de l'ordination de C de F

 

     Sur le mur de droite, au-dessus du banc des séminaristes, une plaque a été apposée depuis la béatification de Charles de Foucauld, pour marquer cette date inoubliable du 9 juin 1901.

 

 

     Placée sous le vocable de Charles de Foucauld, cette Maison diocésaine doit devenir dans un futur proche un lieu de souvenir et de pélerinage foucauldien. C'est le travail du Diocèse, de la Postulation et des Soeurs Disciples de l'Evangile qui ont été installées en octobre 2010 dans l'aile Nord de cette grande Maison pour y gérer en permanence ce projet. LT

 

(photos : © Laurent Touchagues, 2011) 


Rappel : consulter l'appel lancé par le Postulateur, au 22 mai dans ces pages. Les besoins financiers de la Cause sont encore de 4 700 € pour cette année. Merci de votre don.


 

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4 avril 2011 1 04 /04 /avril /2011 14:05

« Ferais-je bien d’aller en France ? » (suite et fin)

 

 

     Le 16 juillet 1910, il avait déjà laissé entendre à sa cousine Marie de Bondy qu’il lui faudrait sans doute revenir en France :

     « Il n'est pas impossible, ma si chère mère, que j'aille vous voir cet hiver; ce n'est pas certain, mais c'est possible (entre nous); je vous dirai que j'ai consulté notre père, lors de mon voyage à Paris [en 1909], au sujet de l'établissement d'association d'âmes pieuses, d'une confrérie à ressorts assez fermes ayant le triple but de la pratique des vertus évangéliques, de la dévotion au T.S. sacrement et de la conversion des infidèles. Notre père m'a dit de consulter mon évêque et de faire ce qu'il me dirait. Mon évêque après examen de la chose m'a dit de faire tout mon possible pour sa réalisation, mais sans changer pour cela ma vie de mission. J'en ai parlé aux Pères Blancs qui m'ont beaucoup encouragé. Mgr Guérin a bien voulu se charger de faire faire à Rome les démarches nécessaires. Il faut que je trouve quelqu'un pour remplacer le cher Père Guérin et faire cette chose sienne. Le trouverai-je chez les PP. Blancs, je ne sais; chacun d'eux a son travail tracé; il n'est pas facile à un missionnaire, même habitant la Maison-Mère près d'Alger, d'entreprendre une œuvre qui peut être aussi astreignante. Chez les Pères Blancs de Maison-Carrée, j'ai de bons amis et j'aurais de bons conseils. C'est là que [je verrai] s'il est nécessaire que j'aille en France pour cette œuvre. Si ce voyage se fait, il sera rapide quoique un peu moins que le dernier. »

 

     Le 16 décembre 1910, il lui confirme sa venue en précisant ses objectifs :

     « Soyez bien assuré que j'irai vous voir cette année ; hier encore j'ai reçu une lettre de mon évêque, Mgr Bonnet, (de Viviers) me conseillant ce voyage. La date seule reste incertaine ; je tâche de concilier différentes choses ; mon désir est d'une part que mon absence ne retarde pas trop l'achèvement des lexique et grammaire touaregs commencés, de l'autre que je vois certaines personnes sur ma route ; je vous arriverai probablement en février, ou en avril, peut-être en mai. De toute façon je passerai quelques jours auprès de vous, ma si chère mère, vous êtes trop ma mère pour que ce ne me soit pas un devoir d'aller vous voir quand c'est possible; c'est l'avis de notre père que j'ai consulté là-dessus; je me défiais de mon jugement, car trop facilement on regarde comme un devoir ce qui est si doux. Je serai probablement obligé de passer un peu plus longtemps en France que la dernière fois ; il serait si désirable que j'ai un compagnon prêtre, que je ferai des tentatives pour en trouver un, c'est l'avis de Mgr Bonnet. »

 

     Á Mgr Livinhac, il redit son désir le 26 janvier 1911 : « Je voudrais pousser jusqu'à Maison-Carrée et aller passer trois semaines en France, tant pour tâcher de trouver, pour le présent ou l'avenir, un prêtre pieux qui me serve de compagnon, que pour intéresser les quelques ecclésiastiques que je connais au projet de confrérie que je vous ai soumis. »

 

     Enfin, ce même 26 janvier 1911, il ajoute au Père Voillard : « Mon très Révérend Père, je viens d'écrire à Monseigneur pour lui demander la permission de venir passer deux ou trois jours à Maison-Carrée vers le 20 février. Je désire aller ensuite passer trois semaines en France, et pour tâcher de trouver un compagnon, un prêtre qui soit appelé de Dieu à partager ma vie, et pour tâcher d'intéresser le très petit nombre de prêtres que je connais au projet de confrérie que vous connaissez.

     J'espère un peu trouver à Maison-Carrée le préfet apostolique du Sahara, puisqu'au mois de décembre il n'était pas encore nommé.

     Je me réjouis beaucoup de vous voir et de vous parler de tout ce Sahara»

 

     « Parler de tout ce Sahara » avec des prêtres, cela ne l’empêchera pas d’en parler aussi avec tous ses parents et amis de France, de les revoir pour manifester à tous sa présence de chaque instant…Un prochain article essaiera de le suivre dans toutes ses démarches.

 

Du Groupe de travail sur la correspondance.

Mise en forme par Pierre Sourisseau

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2 avril 2011 6 02 /04 /avril /2011 17:34

« Ferais-je bien d’aller en France ? » (suite)

 

 

     Au Père Voillard, Père Blanc de Maison-Carrée, à qui il demande souvent conseil et qu’il choisira bientôt comme directeur spirituel après la disparition de l’abbé Huvelin, il explique son désir à la Toussaint 1910 :

     « Plus que jamais, je demande à Jésus un compagnon. À toutes les autres causes s'ajoute que bien des occasions d'entrer en relation avec les indigènes se présentent, sans que je puisse en profiter : à deux on le pourrait. Récemment, on m'a invité à aller dans l'Aïr, où jamais un prêtre n'a été, et où la population est bien plus dense qu'ici. Il eût été très bon d'y aller ; tant que je suis seul ce n'est pas possible ; si le rayon d'action s'étend trop, on ne fait rien nulle part. Ici même, il faudrait pouvoir consacrer aux indigènes plus de temps que ne peut le faire une seule personne. Leur oisiveté a l'avantage de leur faire aimer les longues conversations ; en s'y prêtant dans une certaine mesure, on peut faire pénétrer des vérités, lier amitié, faire du bien et préparer un bien plus grand. Et puis quel bien ce serait de pouvoir posséder la sainte Réserve, et de prier, à deux, devant le saint Sacrement, pour ces peuples. Que la Volonté de Jésus se fasse en cela et en tout ! »

 

     Á l’abbé Laurain, directeur au Séminaire d’Issy-les-Moulineaux, à qui il a parlé en 1909 de son projet d’Association et qui vient de lui écrire, il répond le 27 novembre 1910 :

     « Où en est mon projet ? Mgr Bonnet , mon évêque, m’a engagé à demander au successeur du R.P. Guérin de le présenter au St-Père. Notre nouveau Préfet Apostolique est sans doute nommé, mais je n’en ai pas encore reçu la nouvelle. Lors même qu’il aurait la bonté de faire toutes les démarches nécessaires, une grande difficulté resterait : trouver un homme qui prenne la chose en main, la fasse sienne. Á la distance où je suis il m’est impossible de m’en occuper. Je ne suis pas, d’ailleurs, ce qu’il faut… Non je n’attends pas une occasion qui se présente d’elle-même : Mgr Bonnet, à qui mon Directeur (Mr Huvelin de chère et sainte mémoire) m’a dit de m’en remettre entièrement, m’a dit de faire tout mon possible pour l’établissement de la chose mais sans quitter mon genre de vie actuelle en trouvant un prêtre qui fasse l’œuvre sienne, fasse les démarches et prenne la direction, ou bien en faisant présenter la chose au St Père par le Préfet Apostolique du Sahara, quitte à trouver ensuite des prêtres qui s’en occupent.

     Faire tout mon possible comporte la recherche active, mais pour moi les difficultés sont très grandes ; outre celle de l’éloignement et de la grande distance, je ne connais à peu près pas de prêtre ; mon éducation religieuse s’est faite non au séminaire mais dans un couvent…Si vous connaissez qui consente à prendre la chose en main, parlez-lui en ; je vous envoie ci-joint les statuts projetés ; ce n’est pas une chose à répandre puisque cela n’a point l’approbation du St Père ; mais cela permet d’en parler entre Prêtres…Conseillez-moi, vos conseils seront les bienvenus. »

 

     Á ce même abbé Laurain, il pourra donner cette précision, de Paris le 23 février 1911 : « Le projet que vous savez va être présenté par le successeur du R.P. Guérin aux Congrégations romaines chargées d’examiner ce genre d’œuvre pour obtenir autorisation de mettre à exécution. »

 

     Á Monseigneur Livinhac, Supérieur général des Pères Blancs à Maison-Carrée, il dit le 9 décembre 1910 : « Monseigneur, j'espère que 1911 ne se passera pas sans que j'aille me mettre à vos pieds ; lorsque le Sahara aura reçu son Préfet apostolique, j'irai me présenter à lui et lui demander de me continuer les bontés du Père Guérin ; je pousserai sans doute jusqu'à Maison-Carrée et j'irai probablement passer quelques jours en France pour parler à quelques prêtres de mon besoin d'avoir un compagnon et du grand bien que serait la congrégation dont vous avez eu la bonté de faire imprimer les statuts projetés. »

 

(à suivre)

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26 mars 2011 6 26 /03 /mars /2011 07:49

« Ferais-je bien d’aller en France ? » (suite)

 

     Á l’abbé Caron de Versailles, déjà contacté pour prendre en charge le lancement de la confrérie, il écrit le 16 juillet 1910 :

     « Le bien-aimé Jésus a appelé à lui une des âmes qui me sont les plus chères : le R.P. Guérin, Préfet apostolique du Sahara. Il avait trente-sept ans. Je m’appuyais sur lui sans avoir jamais pensé qu’il pût ne pas me survivre ; le bon Dieu l’a jugé digne de la récompense : c’était une âme très sainte. Il s'était chargé de faire faire à Rome les démarches pour l'autorisation de fonder l'Association des Frères et Sœurs du Sacré-Cœur de Jésus. Je ne sais pas du tout à quel point il a laissé les choses. J'ai écrit pour le savoir, mais tout ce qui se fait par correspondance à la distance où je suis est si lent ! Qui s'occupera désormais de cette œuvre ? Trouverai-je quelqu'un chez les Pères Blancs ? Je n'ose guère l'espérer, car les missionnaires ont leur travail quotidien de défrichage d'âmes, comme les moines de défrichement de terre. Quel grand service vous me rendriez — moi je n'existe pas, — quel service vous rendriez au Bien-Aimé, et combien vous m'aideriez dans ma tâche, si vous trouviez un prêtre, homme de piété et de zèle, disposé à faire cette œuvre sienne et à en prendre l'initiative ! Cherchez, je vous en prie. Moi, il n'est pas de mon devoir de quitter cette pauvre mission où je suis toujours seul, pour cette œuvre, si utile soit-elle ; puis je ne serais pas apte à la mener à bonne fin : ce n'est pas ma vocation. Il faudrait un bon prêtre de France. Tâchez de le trouver. Ce serait une bonne œuvre. Je ne connais personne, ma vie solitaire m'a mis depuis vingt ans en dehors de tout, et je ne sais à qui m'adresser. »

 

     Á Mgr Bonnet que Charles de Foucauld  a vu à Viviers en 1909 et qui l’invite à trouver quelqu’un qui fasse sienne l’idée de la confrérie, pour qu’il puisse, lui, se consacrer totalement à son travail de défrichage, à Tamanrasset, selon sa vocation propre, il répond le 1er août 1910 :

     « Que vous êtes bon de m’indiquer si nettement la voie à suivre auprès du successeur de Monseigneur Guérin pour cette confrérie dont je désire tant l’établissement. J’exécuterai exactement ce que vous avez eu la bonté de m’écrire.  Je m’empresserai de lui écrire dès qu’il sera élu … de plus j’irai me présenter à lui dans le courant de l’hiver.

      « Ferais-je bien, après m’être mis aux pieds de Monseigneur le Préfet apostolique, de pousser jusqu’en France pour tâcher de trouver le compagnon tant désiré, un compagnon qui fût au besoin un successeur, car tant de départs [Dom Martin, R.P. Guérin, Abbé Huvelin] sont un avertissement ? …Ces départs ajoutent au désir de réciter à deux l’office divin, de posséder la Sainte Hostie dans le Tabernacle (seul, je suis autorisé à célébrer la messe mais non à avoir la Ste Réserve), de supplier, à deux, Jésus en ce point perdu de son Royaume où il est ignoré, d’étendre, par l’aide d’un compagnon meilleur que moi, le bien que produisent la charité, l’exemple, la parole, cet autre désir d’avoir un successeur. Ferais-je bien d’aller passer quelques jours en France pour tâcher, avec l’aide de Dieu, de le trouver, sinon de le trouver, du moins d’être l’occasion pour une âme de venir dans un avenir prochain ? »

 

(à suivre)

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25 mars 2011 5 25 /03 /mars /2011 12:14

   Pierre Sourisseau, archiviste de la Cause de Canonisation de Charles de Foucauld, a mis en forme pour les  Amitiés Charles de Foucauld une étude détaillée du voyage de ce dernier en France en 1911, étude due au "Groupe de travail sur la correspondance". Cela commence par une question et se poursuivra par l’exposé du déroulement jour par jour de ce voyage.

    Cette étude est en cours de publication dans les numéros 180 (octobre 2010) à 182 (avril 2011) du Bulletin des Amitiés Charles de Foucauld (1)

 

« Ferais-je bien d’aller en France ? »

 

    Par deux fois, Charles de Foucauld pose cette question à Monseigneur Bonnet en lui écrivant le 1er août 1910. Le même jour il écrit à sa cousine Marie de Bondy : « Je suis à peu près décidé à aller en France cet hiver : une lettre reçue par le courrier d'avant-hier (lettre de Mgr Bonnet de Viviers, mon évêque) me confirme dans cette intention ». Dans cette lettre qu’il vient de recevoir et dans la ou les lettres suivantes, son évêque continuera à l’encourager à faire ce  voyage, à preuve cette nouvelle allusion faite quelques mois plus tard à sa cousine : « J’irai vous voir cette année ; hier encore j’ai reçu une lettre de mon évêque, Mgr Bonnet (de Viviers) me conseillant ce voyage. » (16 décembre 1910)

 

    Mais pourquoi ce projet de revenir en France pour un second séjour après celui de 1909 ?

 

    Le 13 mars 1911, alors qu’il est chez sa sœur en Bourgogne, en lui annonçant son passage à Lyon, il signale à Suzanne Perret « deux motifs » :

    « Ma sœur en Jésus, Demain matin je célébrerai vers 6 h. la Ste Messe à Fourvière ; puis j'irai voir M. l'abbé Crozier ; de là j'irai chez vous, rue Pierre Dupont, pour me recommander à vos prières, vous dire les deux motifs qui m'ont amené en France, et vous demander de prier Jésus pour les infidèles du Sahara et pour l'accomplissement de Sa Volonté dans ce qui concerne l'évangélisation des infidèles et en particulier celle des colonies françaises. Que Son nom soit Sanctifié ! Que Son Règne arrive ! Que Sa Volonté se fasse ! »

 

    Avant de citer quelques extraits de sa correspondance pour découvrir les buts de ce voyage en France, il faut rappeler les deux « départs » qui l’ont touché en 1910 : la mort du R.P. Guérin, son Préfet apostolique le 3 mars (et sa conséquence : l'attente de la nomination d’un nouveau Préfet apostolique), puis la perte douloureuse de l’abbé Huvelin, le 10 juillet. Ces « départs », qui suivent celui de Dom Martin, son ami et père de Notre-Dame des Neiges, l’ont bouleversé dans ses affections et ne sont pas sans répercussions sur sa vie et son action, tant dans ce qu’il nomme « la petite œuvre » ou « l’œuvre » de Tamanrasset et du Sahara dans laquelle il est directement engagé, que dans « l’œuvre » visant la Mission en Algérie et dans les colonies, qui est ce projet de confrérie des Frères et Sœurs du Sacré-Cœur de Jésus à laquelle il pense depuis plusieurs années.

 

(à suivre)

 

(1) Bulletin trimestriel des Amitiés Charles de Foucauld – 56 rue du Val d’Or, 92150 SURESNES – Abonnement annuel : 25 €.

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14 juin 2008 6 14 /06 /juin /2008 19:35
Le Bulletin trimestriel n° 170 des Amitiés Charles de Foucauld est paru.
 
En voici la table des matières :


- Editorial sur le 150ème anniversaire de la naisance de Charles de Foucauld.

- Une lettre du Postulateur, Mgr Maurice Bouvier, appelant à la prière pour obtenir un nouveau miracle par l'intercession de Charles de Foucauld et donnant une synthèse des  dépenses de la Postulation depuis 1992. 

- « 
Charles de Foucauld et les musulmans», suite et fin de la communication faite à Lourdes par Antoine Chatelard, Petit Frère de Jésus, lors de la Rencontre des 25 et 26 mars 2006 des différentes Fraternités de France et intitulée Comment Charles de Foucauld a aimé les musulmans.
 

- Attention à la précision ! - n° 7: « 
La perte de la foi », article de Laurent Touchagues pour rappeler, par les écrits de Charles de Foucauld lui-même, quand et pourquoi ce dernier a perdu la foi durant sa jeunesse.

- Bibliographie : "Petite vie de l'abbé Henri Huvelin", par Charles Chauvin, chez Deslée de Brouwer, 2007 - Compte rendu de lecture de Pierre Sourisseau.
 
 

Pour le recevoir, écrire à Amitiés Charles de Foucauld, 56 rue du Val d'Or, 92150 SURESNES - Abonnement annuel : 30 €. Vente au numéro : 8 €.

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